LA CAISSE DE LA TUQUE SUR LA SELLETTE

28 mai 1997

La Ville de La Tuque accueille aujourd'hui, le 28 mai 1997, le Président du Mouvement Desjardins, M. Claude Béland. Depuis sa nomination et les révélations récentes sur les Présidents de la Fédération des Caisses de Montréal et de la Fédération des Caisses de l'Estrie, celui-ci a été particulièrement silencieux. Il est aussi tenu au courant de centaines de dossiers de victimes du système Desjardins à travers la Province, situation qu'il tente toujours d'ignorer en discréditant les victimes et les messagers. Les problèmes du Mouvement Desjardins se multiplient et prennent toutes sortes de formes, alors qu'on constate que celui-ci tente encore de faire croire aux Québécois et Québécoises qu'il est une institution coopérative, alors que la plus grande partie de ses opérations échappent complètement au contrôle des sociétaires.

Il est difficile d'expliquer les comportements de la Caisse de La Tuque qui a décidé d'engager elle-même une pétition de faillite contre l'un de ses sociétaires, M. Pierre St-Louis, qui a osé questionner les gestes posés par cette Caisse à son encontre, gestes qui l'ont conduit dans de graves difficultés financières et autres. L'acharnement de la Caisse est fort étrange et tient pour beaucoup de la vengeance et de l'incompétence. L'analyse menée jusqu'ici par le Regroupement soulève des doutes sérieux sur la capacité de cette Caisse de traiter normalement ses sociétaires, dans le respect des principes d'entraide et de coopération. On profite visiblement que les sociétaires ne savent pas très bien ce qui se passe dans les opérations de la Caisse pour se permettre des actions irréfléchies.

Plus curieux même, c'est cette même Caisse qui a décidé d'expulser comme sociétaire la fille de 12 ans de ce même M. St-Louis parce qu'elle aurait eu un découvert de 0.13$.

Il y a des questions à poser à Claude Béland à la lumière de ce qui précède et des textes qui accompagnent le présent communiqué. Une affaire à suivre!

Le Regroupement va rendre publique son analyse de l'ensemble du dossier de M. St-Louis dans les meilleurs délais. Par expérience avec d'autres cas dans la Province, on peut en déduire que d'autres personnes sont susceptibles d'être victimes de situations semblables dans la même Caisse mais n'osent pas parler.