LES DIRIGEANTS DE LA CAISSE DE ST-IGNACE MENTENT AUX JOURNALISTES

4 août 1997

Dans son édition du 3 août 1997, l'hebdomadaire régional l'Action publiait un article dans lequel il citait des déclarations de la Caisse Populaire St-Ignace de Loyola. Ces dirigeants sont Madame Claire Desrochers, président du conseil d'administration et Louis-Armand Barthe, président du conseil de surveillance. Les deux dirigeants étaient accompagnés dans leur tournée des journalistes de Rolland Granger, adjoint au Directeur général de la Fédération des caisses de Lanaudière.

Madame Desrochers ainsi que monsieur Barthe ont fait, dans cet article, des déclarations pour le moins surprenantes qui démontrent sans l'ombre d'un doute leur mauvaise foi dans le dossier de la Caisse St-Ignace et qui prouvent que ces derniers, comme tous les autres dirigeants de la Caisse de St-Ignace, sont manipulés par les gens de la Fédération, en plus du Directeur général, Robert Bilodeau. Le Regroupement a étudié attentivement les déclarations des trois personnages et a été étonné de constater le nombre incroyable d'affirmations mensongères qui y sont rapportées.

Madame Desrochers et monsieur Barthe ont, entre autre, déclaré:"Les plaintes portées sur la place publique par le regroupement auraient été étudiées en toute impartialité si elles avaient été acheminées aux membres du conseil de surveillance. Il est dommage que les plaintes n'aient pas été portées au bon endroit. Qu'elles auraient été étudiées en toute impartialité avec l'aide, si cela s'était révélé nécessaire des personnes ressources de la Fédération de Lanaudière."

Le 17 octobre dernier, une lettre était adressée à monsieur Louis-Armand Barthe par courrier recommandé. Cette lettre était accompagnée de deux copies de lettres de plaintes adressées au Directeur général Robert Bilodeau. Sur la réponse de monsieur Barthe datée du 2 octobre, nous pouvons y lire ce qui suit: "Comme vous le savez, me Pierre Boisvert représente la Caisse dans ce dossier. Nous vous prions donc de vous référer à me Pierre Boisvert pour les suites à donner." Le 8 juillet dernier, un document de seize pages, accompagné d'une lettre de trois pages, était remis à monsieur Barthe par courrier spécial. En date du premier août, les membres du conseil de surveillance n'avaient pas encore été saisis du dossier.

D'autres déclarations tout aussi surprenantes étaient faites lors de la rencontre avec les journalistes de la part de madame Claire Desrochers, présidente du conseil d'administration. "La Caisse n'avait absolument rien à se reprocher dans ce dossier. Tout le monde est convaincu d'avoir fait son devoir. La tempête soulevée par ces déclarations n'aurait jamais atteint de telles proportions si les personnes qui se croient lésées avaient eu recours au dialogue. Nous croyons que la meilleure façon de régler...est encore par un dialogue franc et honnête..."

Tous les dirigeants, sans exception, ont été invités personnellement à deux reprises, par courrier, à rencontrer des plaignants et madame Desrochers n'a même pas daigné répondre.

Quant à Rolland Granger, le chef d'orchestre de cette falsification, il était au courant depuis novembre 1996 que des problèmes importants sévissent à la Caisse Populaire de l'Ile St-Ignace et il n'a jamais bougé le petit doigt. Est-ce qu'exposé un problème pendant deux heures à monsieur Granger et une adjointe, face à face, est "le dire à la bonne porte"??

Que monsieur Granger déclare que: "Les dirigeants sont de très bonne foi et que c'était pour cett raison qu'ils refusaient d'en débattre publiquement", est une aberration. Si ces gens avaient été de bonne foi, ils n'auraient pas hésité une seconde à défendre leur point de vue sur la place publique, ne serait-ce que pour justifier leur incompréhensible silence vis-à-vis leurs membres avant le 24 juillet. Pourquoi ne pas avoir fait une conférence de presse plutôt que de rencontrer les journalistes en privé??? Pour la bonne foi, monsieur Granger devra repasser. Nous détenons toutes les preuves objectives pour affirmer que les déclarations faites aux journalistes, la semaine dernière, par les trois représentants de Desjardins sont, à tout le moins, fantaisistes.

Il est finalement fort étonnant que le personnage principal de toute cette histoire, le Directeur général Robert Bilodeau, ait été complètement ignoré lors des rencontres de madame Desrochers et de messieurs Barthe et Granger avec la presse. Tente-t-on de le faire oublier?? Une chose est certaine, la population, elle, ne l'oublie pas...