PRATIQUES ABUSIVES ET INTIMIDATION PAR LA CAISSE ST-DOMINIQUE À QUÉBEC

14 août 1997

Depuis le début des années '90, les dirigeants actuels de cette Caisse tentent par tous les moyens d'empêcher que la vérité ne sorte sur ce qui s'est passé dans cet établissement. Depuis ce moment, la presque totalité du personnel en place (cadres et employés) et des dirigeants supposément bénévoles ont été congédiés ou forcés d'évacuer la place. Le Regroupement a été mis au courant d'irrégularités importantes qui touchent le secteur immobilier. Il se réserve des révélations au cours des mois à venir. Il a même en main une lettre d'une personne du Conseil d'administration qui admet l'existence de problèmes dans cette Caisse. Des habitants du quartier environnant ne manquent pas une occasion de soulever le voile sur cette Caisse. Intriguant mais inquiétant de voir des individus troublés à l'idée que les sociétaires sachent la vérité et de perdre leurs fonctions avec leurs privilèges! Le président de la Fédération de Québec à cette époque, Yvan Caron, et le président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, ont été mis au courant de certains faits qu'ils se sont empressés d'enterrer, selon leur bonne habitude.

Parmi les éléments du contentieux relatif à cette Caisse, il y a le fait que cette dernière est au centre du dossier du porte-parole du Regroupement et qu'il a eu le malheur de fouiller un peu trop derrière les gestes posés à son encontre à la suite de son arrivée comme sociétaire de cette Caisse, arrivée qui a découlé du fait qu'il a acheté un condo, financé par la Caisse St-Dominique, mais dont les vendeurs étaient le Directeur général de la Caisse St-Sacrement et son associé en affaires. Dès le départ, la Caisse St-Dominique a posé des gestes irréguliers contre ce sociétaire et à son insu, pour ensuite, lorsqu'il a dénoncé ceux-ci, s'attaquer à lui pour s'en débarrasser, se refusant obstinément depuis plusieurs années à répondre à ses lettres et à ses demandes de documents. Elle dût finalement admettre qu'elle ne possédait pas certains documents après avoir fait croire qu'elle les avait, documents qui étaient essentiels pourtant pour s'assurer de la régularité de certaines transactions. Démasquée, la Caisse St-Dominique a préféré s'en prendre au sociétaire en question plutôt que de réparer les préjudices. Pratique étonnamment répandue de leur part à travers la Province!

Devant l'insistance du sociétaire à obtenir réponses et documents, la Caisse trouva un premier prétexte pour lui nuire et l'intimider le jour où il décida d'arrêter ses dépôts directs alors que la Caisse décida d'elle-même d'affecter à sa guise les montants déposés pour payer deux emprunts (hypothècaire et personnel). Il se retrouva avec un supposé retard d'hypothèque. Malgré les demandes d'explication du sociétaire, la Caisse refusa de lui répondre, ce qui l'obligea à arrêter de payer ses prêts par suite de la malhonnêteté et la mauvaise foi manifestées par cette Caisse. Cela alla jusqu'à l'avis de 60 jours et à la reprise de possession du condo, laissée à la Caisse en attendant que le sociétaire engage toute une série de procédures contre toutes les parties impliquées dans la magouille. Il fallut aller jusqu'à la Cour pour débattre du prêt personnel. Le sociétaire perdit sur un détail technique, préférant pour l'instant ne pas aller en appel pour ne pas débourser des sommes importantes, ayant déjà subi des frais considérables par suite de toute l'affaire du condo (immeuble du 16, Ave. Laurier à Québec).

La Caisse St-Dominique alla même plus loin en se lançant dans une attaque d'intimidation en prétendant matière à libelle, sauf que là aussi, on découvrit des documents adressés à d'autres intervenants que cette Caisse qui, chose surprenante, se trouvaient entre les mains de cette Caisse. Coup monté! Hors, dans les mois suivants cette opération, c'est la Caisse qui a demandé de mettre fin à cette procédure s'étant vue débouter d'une bonne partie de ses prétentions par la Cour dès la première audition du dossier, après avoir fait encourir encore une fois des frais au sociétaire, sans avoir donné suite à l'engagement d'obtenir divers documents requis du notaire impliqué dans l'affaire du 16, Ave. Laurier. Comme ailleurs dans la Province, le seul motif derrière ces manoeuvres est de créer du trouble aux victimes, leur faire assumer des frais importants pour les empêcher d'aller jusqu'au bout de la vérité et de la justice. La seule chose qu'obtint la Caisse, ce fut d'empêcher la circulation de certains do-cuments, passés date maintenant et sans importance compte tenu de la suite à venir, sans avoir justifié le fondement de sa démarche, l'unique motif apparent étant d'empêcher le public d'en savoir plus sur cette Caisse et de l'obliger à rendre publiques toutes sortes d'informations encombrantes. La Caisse n'a toujours pas respecté son engagement de requérir du notaire au centre de toute l'affaire certains do-cuments fondamentaux, après avoir avoué ne pas les avoir malgré la lettre de l'une de ses cadres.

Cette mesure d'intimidation n'avait comme seul but que de nuire au sociétaire pour l'empêcher d'aller au fond des choses, la Caisse ayant en plus admis ne pas avoir certains documents qu'elle devait absolument avoir pour avoir prétendu par écrit, par l'une de ses cadres, les avoir eu en main à un moment de décision de la Caisse. Cette cadre a été congédiée comme d'autres depuis.

À l'automne 1996, la Caisse St-Dominique reprit possession du condo. Elle se lança ensuite à la poursuite du sociétaire pour le prêt personnel et sa marge de crédit, ce qui conduisit à une démarche pour rembourser cette Caisse. Les discussions à cet effet prirent place au cours du mai 1997 et aboutirent à un prêt de la Caisse d'économie des Travailleurs de la CSN. La Caisse St-Dominique fut payée, relevé à l'appui, le 21 mai 1997. Hors, même si les deux Caisses se parlaient depuis un bon bout de temps et que St-Dominique savait que l'autre avait accordé un prêt à ce sociétaire, la direction de la Caisse St-Dominique entama une procédure de saisie-salaire sans en aviser le sociétaire et son avocat mais seulement le bureau du personnel de l'employeur du sociétaire. Ce n'est que par accident, deux mois après , qu'il s'aperçut du geste posé.

Plus même, la Caisse a fourni une adresse erronée du sociétaire à la Cour empêchant ce dernier de récupérer les sommes soutirées illégalement de sa paie. Deux chèques appartenant au sociétaire seraient en circulation mais sont introuvables, ne s'étant jamais rendus jusqu'à son destinataire. Le document de la Caisse montre une fausse adresse alors que celle-ci savait très bien comment le retracer par son avocat notamment. Geste d'intimidation, de malveillance et de vengeance! L'affaire est loin d'être terminée. Les dessous de la Caisse St-Dominique vont être fouillés malgré toutes les tentatives d'intimidation pratiquées au cours des années récentes, qui se poursuivent encore de toute évidence.

Le fait que le sociétaire en cause soit le porte-parole du Regroupement est certainement au centre de la manoeuvre rapportée auparavant, d'autant plus que le Mouvement Desjardins a engagé d'autres actions contre lui pour l'empêcher de faire avancer la cause de toutes les victimes de cette organisation au Québec. La fin justifie les moyens, pour les dirigeants de Desjardins! Il faut éviter que le scandale n'éclate à tout prix! Il est sans doute trop tard pour ces individus..