FÉDÉRATION DES CAISSES RICHELIEU-YAMASKA ET CAISSE
POPULAIRE ST-CHARLES-SUR-LE-RICHELIEU
Le Regroupement réalise, au fur et à mesure de ses enquêtes
sur le Mouvement Desjardins, qu'une partie importante des problèmes
actuels de cette organisation a sa source dans les fédérations
elles-mêmes et dans les jeux de coulisses. C'est là que se
mènent les batailles de pouvoirs et les autres manoeuvres affectant
le quotidien des caisses populaires. Les fédérations s'ingèrent
aussi dans les Caisses pour camoufler au public les affaires irrégulières
qui s'y passent. Elles pratiquent la désinformation sur une base
constante. Le cas de la Caisse de l'Ile St-Ignace et des agissements de
la Fédération des Caisses de Lanaudière en est une
belle illustration. Il y a plus puisqu'on est à même de réaliser
que les fédérations ont un rôle direct et dans la sélection
des cadres et même des dirigeants, dans la réglementation
des caisses et les décisions de prêts, pour n'en nommer que
quelques dimensions. Cette façon d'agir est pour le moins antidémocratique.
Les caisses sont à toutes fins pratiques devenues de simples succursales
des fédérations.
Ces entités sont de plus en plus éloignées des sociétaires et se développent comme des chapelles de pouvoir dont les intérêts sont souvent étrangers aux attentes de la base. L'argent corrompt, comme on entend dire si souvent! Comme le cas de la Caisse St-Henri à Montréal va l'illustrer bientôt, une fédération peut nuire à une caisse en s'attaquant à ses administrateurs pour s'assurer d'en prendre le contrôle, quelle que soit la légalité des moyens choisis.
Le Regroupement étudie présentement les pratiques peu normales et peu transparentes dans quelques fédérations de caisses. Le cas de la Fédération des Caisses de Richelieu-Yamaska est éloquent.
On se souviendra qu'au cours des derniers mois, le Regroupement a révélé des magouilles qui ont pris place à la Caisse Populaire de St-Charles-sur-le-Richelieu autour de son président, le notaire Pierre Parker, magouilles que la Fédération a couvertes tout en participant à la démolition, sans motif, du Directeur général de la Caisse alors en fonction, M. Serge Dion. Ce dossier est une belle illustration en plus d'un conflit d'intérêt. Comme on le montrera ci-après, cette Fédération s'est montrée incompétente, vicieuse et destructrice. À la section COMMUNIQUÉS on peut consulter trois documents pertinents (18 mars 1997; 5 avril 1997; 13 avril 1997) .
De nouveaux développements viennent confirmer l'exactitude de ces écrits. Les comportements des dirigeants de cette Fédération sont peu honorables. Jusqu'ici, ils ont passé plus de temps à nuire à M. Dion, à le discréditer et à l'empêcher d'aider sa communauté plutôt qu'à lui rendre justice. Sauver les apparences à tout prix, voilà leur plus grande obsession!
Serge Dion a été, pendant 25 ans, au service du Mouvement Desjardins, comme administrateur et Directeur général. Il était et est toujours un ardent coopérateur, reconnu pour ses qualités humaines et sa compétence professionnelle. Il était respecté par la population de sa région et était très actif dans le Mouvement Desjardins. Alors qu'il était directeur général de la Caisse St-Charles-sur-le-Richelieu, arriva comme Président, au début des années '90, le notaire Pierre Parker. Dès son arrivée, il signifia à M. Dion que dorénavant les mandats touchant des actes notariés allaient devoir passer, sauf exception, par son propre bureau de notaire. M. Dion lui fit savoir que cela n'était pas conforme à la pratique suivie jusque-là dans sa Caisse. Parker ne voulut rien entendre, ayant visiblement d'autres visées sur la Caisse. Cet incident se trouva à coïncider dans le temps avec la découverte d'une grave maladie chez M. Dion, maladie qui, au départ, était considérée de courte durée, un mois ou deux tout au plus. Les administrateurs de la Caisse nommèrent alors un employé de la Caisse, Alain Leblanc, pour agir à titre de directeur par intérim. Ce que M. Dion ne savait pas alors, c'est que le président Parker et son conseil d'administration avaient pris ce prétexte de sa maladie pour le congédier. C'est en annonçant son retour à la Caisse qu'il fut avisé de ne plus se présenter qu'il était congédié sans aucun motif. M. Dion s'attendait à reprendre son poste sans problème d'autant plus qu'il était reconnu comme un des directeurs les plus performants de sa Fédération. Il était impossible de savoir au départ la durée exacte du congé de maladie de M. Dion qui fut plus long que prévu, ce qui n'était pas un motif sérieux de congédiement. Parker et cie ont été particulièrement vicieux dans toute cette affaire. Sans procéder par concours et avec l'aval de la Fédération, les administrateurs de la Caisse désignèrent Alain Leblanc comme directeur général à titre permanent, contrevenant ainsi aux règles habituelles d'affichage public de postes rendus disponibles. Cet individu ne demeura pas très longtemps en fonction, s'avérant mal préparé pour ce genre de responsabilités. Il dût même quitter la Caisse, des problèmes ayant surgi autour de sa gestion et du fait que le notaire Parker faisait sa loi dans la place et avait pris le contrôle des administrateurs de l'établissement. Pour remplacer Leblanc, la Caisse annonça par concours public le poste. Sans vérifier ses antécédents, on retint les services de Mme Constance Desmarais comme directrice générale. Elle s'avéra par la suite avoir un passé qui ne la prédestinait pas à occuper le poste. Les problèmes se multiplièrent dans la Caisse. Les conflits s'accentuèrent entre elle et Parker. Elle se retrouva finalement en burnout pour ensuite revenir travailler jusqu'à son départ récent. Pour suppléer à son absence, une personne de la Fédération a été désignée pour gérer la Caisse. Tous les événements survenus au cours du règne de Parker étaient connus de la Fédération qui a décidé de fermer les yeux au lieu de régler le problème à sa source. Une fois terminé son congé de maladie et revenu en parfaite santé, M. Dion s'attendait à retourner au travail. C'était normal dans une organisation qui se fait croire fondée sur des valeurs humaines et de droit. Hors, le notaire et les administrateurs de la Caisse l'ont tout simplement congédié sans qu'aucun motif ne soit donné autre que sa maladie. C'était bien mince, n'est-ce pas! Ils ont décidé de leur propre initiative qu'il était fini et qu'il fallait s'en débarrasser à tout prix. Pendant 22 mois, on refusa même de lui fournir une simple lettre de référence. Victime d'une grave injustice et d'actes douteux, M. Dion a intenté une poursuite importante contre la Caisse St-Charles-sur-le-Richelieu et la Fédération des Caisses Richelieu-Yamaska. Le Mouvement Desjardins tente de faire traîner les choses pour éviter d'être confronté avec la vérité et surtout d'avoir à lui rendre justice. Devant l'injustice qu'il subissait, M. Dion a beaucoup souffert des gestes malhonnêtes et vicieux posés notamment par le notaire Parker et les autres administrateurs de la Caisse sans oublier des personnages de la Fédération qui ont circulé, depuis les dernières années, dans la région pour nuire à M. Dion. On est allé jusqu'à faire croire qu'il n'était plus lui-même et avait même besoin de traitements psychiâtriques. C'était une bien vile façon de le démolir. Et pour qui connaît M. Dion, il (elle) réalisera très vite que leurs insinuations étaient de la pure fabulation, M. Dion étant un homme attaché aux valeurs humaines. Pour camoufler une grave bavure, il fallait déplacer l'attention contre la victime. La Caisse tout comme la Fédération avaient intérêt à l'empêcher de poursuivre son combat. Ils ont échoué car M. Dion est un homme très patient et qui est convaincu que tôt ou tard la vérité éclatera. M. Dion, fait reconnu dans sa région et particulièrement à la Présentation, son lieu de résidence, a joué un rôle-clé dans la solution de problèmes de sa communauté, cela par le biais de son rôle de conseiller municipal. Il a contribué directement à ramener la paix au cours des dernières années. Les citoyens ont eu l'occasion de lui témoigner leur reconnaissance. Il a laissé récemment son poste de conseiller et de maire suppléant. Pour un individu que la Caisse St-Charles et la Fédération considéraient comme fini, il démontre une vitalité incroyable et un sens du devoir peu commun. Lors de ses communiqués antérieurs (qu'on peut lire sur son site Internet), le Regroupement a fait état d'importantes irrégularités à la Caisse St-Charles-sur-le-Richelieu et d'une enquête menée par la Fédération. Depuis le début de l'été 1997, le notaire Pierre Parker, président, et Mme Constance Desmarais, directrice générale, ont été sortis de la Caisse. Le premier a même fait faillite le 19 septembre 1997 et a démissionné de la Chambre des notaires. La seconde n'est plus là sans qu'on sache ce qui lui est arrivé et ce que le Mouvement Desjardins lui a réservé comme sort. Un autre personnage impliqué dans le coup contre M. Dion, Jean Paradis, alors conseiller aux relations humaines à la Fédération des Caisses Richelieu-Yamaska, se trouverait maintenant dans la région de Québec, toujours pour Desjardins. C'est cet individu qui a ouvert, sans autorisation, le courrier de M. Dion, même celui qui était confidentiel et person-nel. Il a fait plus encore en conservant intentionnellement dans son bureau le courrier de M. Dion pendant 4 mois. Quant à Alain Leblanc, il a été envoyé ailleurs sans savoir ce qu'il en est advenu. La Fédération des Caisses Richelieu-Yamaska tente depuis de cacher la vérité. Elle savait depuis plus de deux ans que M. Dion avait été congédié sans aucun motif sérieux et que des irrégularités graves se passaient dans la Caisse depuis la prise de contrôle par Parker. Elle n'a absolument rien fait. Ce furent les révélations du Regroupement qui mirent dans l'embarras celle-ci, la forçant à bouger un tout petit peu, sans régler le fond du dossier pour autant. Le conflit d'intérêt était évident. Il est urgent que le rapport d'inspection de la Caisse soit rendu public. Les sociétaires doivent savoir. Des faits documentés et des preuves irréfutables avec témoins, bien difficiles à contredire, permettent de conclure que la Fédération précitée manoeuvre contre M. Dion depuis plus d'un an. Il faut l'empêcher de reprendre sa place. Il est dangereux parce qu'il en sait trop. Cela ne sera pas simple car M. Dion a bien des éléments probants dans son dossier. Tous les moyens sont bons pour la Fédération, même les pratiques vicieuses et destructrices. La Caisse et la Fédération ont fait montre d'incompétence en camouflant les pratiques irrégulières du notaire Parker, connues depuis plus de deux ans. En plus, cela s'est manifesté dans le choix d'un directeur par intérim qui n'avait pas les qualifications et les expertises nécessaires sans compter la sélection de Mme Desmarais qui s'est avérée là aussi une mauvaise décision. Le fait d'avoir provoqué, sans motif valable, un grave manque à gagner pour M. Dion est une autre manifestation de cette incompétence des instances de direction. Le Regroupement sait par ailleurs que M. Dion n'est pré-sentement pas le seul Directeur général à avoir été l'objet de manoeuvres aussi peu responsables. Pour la Fédération, un personnage revient régulièrement dans les constats, M. Claude Marchessault, personnalité bien connue dans la région, directeur aux affaires insti-tutionnelles et corporatives de cette Fédération et Grand Montérégien 1996 : agit-il contre M. Dion sur ordre des administrateurs de la Fédération ou fait-il du zèle en prenant des initiatives visant à sauver les apparences ou pour protéger quelqu'un? M. Marchessault est un personnage très influent. Se sert-il présentement de cette influence contre M. Dion? Il semble bien que oui. En avril 1997, la Caisse de St-Charles et la Fédération ont essayé de passer en douce le départ d'administrateurs de la Caisse, dont Parker, sans avoir à expliquer ce qui se passait. Pendant l'assemblée générale, M. Marchessault et les administrateurs ont tout fait pour cacher les vrais problèmes et faire en sorte que les sociétaires présents ne soulèvent pas trop de questions embarrassantes. Lors de cette assemblée, ce M. Marchessault est même allé jusqu'à interdire la prise de photo dans la salle, en alléguant qu'il appartenait à l'assemblée de décider et que ce n'était pas une pratique normale chez Desjardins. Il a manipulé l'assemblée. Est-ce cela la transparence? Les informations recueillies par le Regroupement démontrent que, pendant le règne du notaire Parker, les pertes sur prêts ont augmenté d'une façon considérable. Les réserves constituées pendant les années antérieures ont été affectées par cette situation. Les sociétaires de la Caisse St-Charles ont été les grands perdants jusqu'ici des manoeuvres menées à l'encontre de M. Dion. Les documents disponibles indiquent bien que la progression de cette Caisse a été notable tout au cours des années qu'il a consacré à la promotion des valeurs coopératives. Depuis, d'autres incidents cocasses sont venus à la connaissance du Regroupement. Un poste de membre au conseil de surveillance et de déontologie de la Caisse de la Présentation s'est ouvert au début de 1997. M. Dion a voulu présenter sa candidature à ce poste comme bénévole. Le candidat sortant décida finalement de se représenter. Hors, il fut découvert que c'est à la demande expresse de la Fédération qu'il revint à son poste. On voulait bloquer l'accès de M. Dion à ce poste. Il y eut des conversations téléphoniques avec un dirigeant de cette Caisse par quelqu'un de la Fédération en janvier 1997. Pourquoi exactement? C'est certainement un geste antidémocratique. Au cours des derniers mois, M. Dion a été sollicité pour se présenter à la mairie de la Présentation. Mis au courant des magouilles qui se jouaient dans son dos par la Fédération, il décida finalement de ne pas se présenter, laissant à son ami, M. Roger, la responsabilité de continuer à diriger la municipalité. Des gens de la Fédération Richelieu-Yamaska, fait documenté, ont fait des démarches, au début d'octobre 1997, auprès de M. Roger notamment pour s'assurer qu'il allait demeurer maire. Le 4 octobre, M. Marchessault a parlé, lors d'une soirée sociale à M. Roger, le maire, pour l'inciter à se représenter. M. Marchessault n'est pourtant pas un résident de la Présentation. Même plus, une compagnie de consultant a téléphoné au maire de la Présentation pour offrir gratuitement ses services pour aider le maire dans sa campagne électorale, com-pagnie qui n'avait d'ailleurs jamais eu de contrats avec la municipalité de la Présen-tation. Qui allait payer? Cette initiative fut rejetée. Suite au désistement de M. Dion, un cadre de la Fédération, toujours M. Marchessault, a même félicité M. Roger pour sa réélection comme maire et manifesté son contentement. Se faisant dire que M. Dion aurait aussi été un bon maire, ce cadre a baissé la tête et virer de bord. Il paraît évident qu'on voulait obstruer le chemin à M. Dion! Homme de paix et conscient de sa contribution à la communauté, M. Dion a décidé qu'il était temps de passer à autre chose, de conserver la paix dans sa municipalité et de consacrer dorénavant ses énergies à provoquer des changements dans le Mouve-ment Desjardins. M. Dion se réserve l'option de faire une nouvelle déclaration ultérieurement sur le sujet de la mairie. Les manoeuvres de la Fédération et de la Caisse St-Charles ont permis au Regroupement des Victimes des Caisses Populaires de faire la connaissance d'un bénévole extraordinaire et d'un vrai coopérateur, qui ne comprend pas pourquoi les valeurs et les principes coopératifs ont foutu le camp dans le ouvement Desjardins et que ses dirigeants ne respectent pas la loi qui a donné nais-sance à ce mouvement coopératif. En nuisant à M. Dion, la Fédération Richelieu-Yamaska a apporté une aide précieuse au Regroupement en lui confiant un bénévole de première qualité. Merci aux dirigeants de cette Fédération. On doit se demander d'ailleurs si tous les dirigeantes et dirigeants de cette dernière ont été bien informés de tous les dessous et faits relativement à ce qui s'est passé à la Caisse St-Charles. Qui est au courant exactement parmi ces gens de ce qui a été fait contre M. Dion? Il semble bien que cette Fédération perd présentement des gens qualifiés. Pourquoi? Sans être étonné de cela, le Regroupement réalise présentement que la Fédération pré-citée exerce une grande influence sur les hebdos régionaux et les autres médias de la région. Cela contribue à bloquer la publication d'articles relativement à la pétition du Regroupement et à ses découvertes sur les victimes du système Desjardins. On a été mis au courant par ailleurs que bien des médias empêchent la publication de révélations troublantes sur le Mouvement Desjardins. Sommes-nous en présence de médias qui dépendent de ce dernier pour leur financement et leur publicité? Ou encore est-ce qu'on est intimidé par des gens de Desjardins et qu'on préfère taire la vérité? Est-ce conforme au code de déontologie des journalistes? Est-ce que les responsables de médias ont un code d'éthique ou si les intérêts particuliers prédominent? Est-ce cela la liberté de presse et la liberté d'expression si on la baillonne? Aux dernières nouvelles, la Caisse St-Charles fait l'objet d'une poursuite par une entreprise de la région pour l'avoir induit en erreur, lui occasionnant ainsi des pertes importantes. La Caisse est tenue responsable pour un geste d'incompétence et de ruse posé par Alain Leblanc alors qu'il était en fonction dans cette Caisse. Le Regroupement suit cette affaire avec intérêt.