Le 21 décembre 1997
Maintenant que les gens de la Mauricie commencent à se manifester auprès du Regroupement et à transmettre leurs cas, on est en mesure de constater que cette région n'échappe pas aux constats faits dans les autres régions de la Province: les fédérations sont des nids de pouvoirs et pratiquent le cover up pour empêcher les affaires magouilleuses de se rendre sur la place publique. Sauf qu'avec l'arrivée du Regroupement, les gens réalisent qu'ils ont un outil de solidarité et un moyen pour s'exprimer. Et voilà que les dossiers de la Mauricie se multiplient et sont en voie d'analyse. On a déjà rendu public le cas de la famille St-Louis de La Tuque qui est victime d'un harcèlement peu ordinaire de la part de la Caisse de cet endroit et qu'on tente par tous les moyens de mettre en faillite, seul moyen, pense-t-on, pour les empêcher de déterrer ce qui motive cet acharnement destructeur. On va y revenir bientôt.
Au cours des prochaines semaines, le Regroupement va s'intéresser à la Caisse Notre-Dame de Trois-Rivières et à quelques autres caisses des environs qui semblent bien avoir oublié ce pourquoi elles ont été créées. Des administrateurs et dirigeants semblent avoir des intérêts qui sont difficilement conciliables avec la raison d'être des caisses populaires, tout au moins tel que leur fondateur les a conçues et valorisées. Encore dans ce cas-ci, les fouilles dans les actes notariés finissent toujours par trahir certaines personnes. Grâce à nos bénévoles à qui on enseigne comment travailler dans les bureaux d'enregistrement, il est possible de déterrer nombre de transactions des administrateurs et dirigeants de caisses populaires et de personnes qui leur sont liées à un titre ou l'autre.
Comment peut-on expliquer que la Caisse Notre-Dame, documents à l'appui, a pu prêter sur 5 immeubles de Trois-Rivières dont l'évaluation municipale au 1 août 1997 est au total de 437 000$ des prêts hypothécaires dont la valeur totale se situe à près de 1 150 000$, soit plus de 2.5 fois la valeur totale de ces immeubles? La norme de financement habituelle se situe à 75%, ce qui suppose donc une mise de fonds par les emprunteurs. Et, en plus, ils sont vieux, l'un n'ayant même plus de valeur au rôle, seul le terrain ayant encore une valeur.
Le détail des transactions sur ces immeubles est introduit sur le site Internet du Regroupement à la section LES ACTES NOTARIÉS PARLENT... On y trouvera d'ailleurs d'autres exemples de ces pratiques à travers la Province, pratiques qui vont notamment à l'encontre de la Loi sur les caisses d'épargne et de crédit (article 250) alors qu'il est prévu que tout sociétaire et dirigeant de caisse doivent être traités sur le même pied et ne pas faire l'objet de traitements particuliers. Comment les administrateurs et dirigeants de cette Caisse pourront-ils expliquer ces transactions et les sommes avancées? Cela sera encore plus difficile au fur et à mesure que d'autres faits vont être révélés au grand public.