UN EXEMPLE DE PRATIQUE DOUTEUSE À L'ÉGARD DES CONSOMMATEURS DE SERVICES FINANCIERS
14 JUIN 1997
Lors de sa présentation devant la Commission parlementaire sur la révision de la Loi sur la distribution des produits financiers (projet de loi 134), en septembre 1996, le Regroupement a mis en évidence une longue liste de privilèges concédés au Mouvement Desjardins par les parlementaires au cours des trente dernières années, privilèges abusifs à bien des égards pour les consommateurs mais aussi qui ont placé cette organisation dans une situation de monopole dans les faits, monopole tout puissant qui se croit au-dessus de toutes les lois. Il le manifeste de plus en plus en réagissant intempestivement contre toute personne qui ose dénoncer des pratiques inacceptables constatées dans des caisses ou d'autres instances de Desjardins. En cours de route, le Regroupement a été à même de constater que les lois de protection du consommateur, adoptées par le Québec, ne s'appliquaient pas dans le cas de Desjardins ou encore il bénéficiait d'exemptions particulières, leur évitant ainsi de se soumettre aux dispositions prévues pour assurer le meilleur intérêt des consommateurs. Le Regroupement reviendra sur ce constat majeur au cours des prochains mois.
Un exemple de contrôle exercé par le Mouvement Desjardins nous est fourni par le fait que les bénéficiaires de prestation d'invalidité de la SSQ Vie, donc beaucoup d'employés des secteurs public et parapublic, se font dire qu'ils vont recevoir leurs chèques avant les autres s'ils font affaires avec une caisse populaire et quelques jours plus tard si c'est dans les autres institutions financières. Comment peut-on expliquer une telle attitude? Pourquoi toutes les institutions financières ne seraient-elles pas traitées sur le même pied pour transiger avec les prestataires? Pouquoi les prestataires ne sont-ils pas traités également? Pourquoi laisse-t-on un tel privilège à Desjardins? Serait-il que la pauvreté de ses services à la clientèle ferait en sorte que les Québécois et les Québécoises ne feraient pas affaires avec Desjardins s'ils étaient considérés comme des êtres libres et normaux? Il faut les prendre quelque part pour des cons quand le gouvernement laisse passer de telles pratiques à moins qu'il ne soit complice de cette prise de contrôle de Desjardins sur les décisions financières des personnes. N'est-ce pas ce type de comportement qu'on retrouve dans les sociétés à tendance totalitaire ou communisante? Il faut se poser la question.
Le Regroupement a obtenu copie du dépliant qui contient la preuve de ce qu'on vient d'avancer auparavant. On va aussi s'intéresser beaucoup aux frais de service abusifs, notamment à ces frais sur les chèques sans fonds suffisants pouvant aller jusqu'à 45$ dans certaines caisses.