DEUX CAISSES POPULAIRES DANS UN BEAU TROUBLE !

 Le 5 janvier 1998

Le regroupement porte une attention particulière aux caisses populaires Morin de St-Hyacinthe et St-Laurent à Montréal. La seconde est impliquée directement dans une arnaque dont le journal le Juste Milieu va commencer à révéler certains détails dans son édition du 8 janvier. La première est en cause dans le dossier des frères Lafond. Depuis plusieurs mois déjà, la Caisse Morin s'est engagée dans une opération de démolition contre ces derniers et un neveu. Elle vient d'ailleurs d'amener ce dernier à la faillite. Elle s'y est pris par des moyens peu reluisants et abusifs, voulant ainsi se venger des frères Lafond.

Lors de l'assemblée des créanciers du neveu qui a eu lieu le 29 décembre dernier, aucun créancier ne s'est présenté et pas davantage la Caisse Morin qui était un créancier majeur. Celle-ci va encourir des pertes fort substantielles sur le dos de ses sociétaires. En touchant le neveu, la Caisse voulait accélérer la mise en faillite des frères Lafond, ce contre quoi ils se battent depuis des mois. Dans cette opération, les caisses Morin et St-Laurent semblent de concert, des deux ayant beaucoup à perdre si la vérité apparaît, les frères Lafond étant les seuls qui ne sont pas encore allés à la faillite dans l'arnaque mettant en cause Pétroles Crevier et la Caisse populaire St-Laurent.

Une belle surprise attendait le Syndic dans cette affaire alors qu'il a découvert que la Caisse Morin et la Caisse St-Laurent avaient fait deux hypothèques de premier rang sur le même immeuble, une lave-auto. L'une de ces hypothèques est bien réelle et l'autre s'avère un faux, préparé à l'insu des frères Lafond. Le chat sort du sac maintenant, mettant dans l'embarras le Mouvement Desjardins une nouvelle fois. L'affaire est extrêmement grave car elle camoufle des agissements frauduleux que le Regroupement va se faire un plaisir de révéler.

 Les frères Lafond ont, sans succès, depuis un certain temps déjà, tenté de convaincre la Sûreté du Québec et la Gendarmerie Royale du Canada d'enquêter dans leur dossier. À chaque occasion, les agents concernés ont fermé le dossier refusant d'aller plus avant, sans même prendre le temps de rencontre les Lafond et de fouiller l'abondante documentation à leur disposition. Les Fédérations des caisses populaires Desjardins de Richelieu-Yamaska et de Montréal et de l'Ouest du Québec ont été complices après le fait de ces agissements des deux caisses en opérant une manoeuvre de camouflage. Le tout est en voie de leur exploser en pleine figure ainsi que sur le bureau d'avocats Bousquet & Bousquet qui a les dossiers de la Caisse Morin et l'avocate Marie Cartier qui défend la Caisse St-Laurent.

 Un bien beau spectacle en vue ! La Confédération des caisses Desjardins panique. Le Commissaire aux plaintes, M. Rock St-Jacques, avait tenté de protéger Desjardins dans ce dossier en se refusant à régler le fond de l'affaire. Voilà qu'il est pris au piège !