![]() Capitalisme sauvage |
UN QUÉBEC SOUVERAIN?... POUR QUI? est un personnage très influent du Parti Québécois et que très près de monsieur Bouchard et Landry, en particulier, et de Parizeau, notamment, et Michaud.» (C.S. 500-05-041728-989 Transcription 23/11/00) --------------------- |
Source : LBR.ca – Opinion du lecteur
Et si on parlait de la
dette du Québec souverain !
Un commentaire de Marc Pettersen, géographe et spécialiste en développement
régional
2006-11-23 15:55 -
Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Marc Pettersen, Géographe, Chicoutimi
Ratio dette-PIB
Actuellement le ratio dette-PIB du Québec se situe
autour de 42 %. C'est de loin la pire performance des provinces canadiennes et
même de tous les États américains sans exception. En effet, l'économie du
Québec pèse près de 275 MM$ pour une dette qui est actuellement à 117 MM$. À ce
sujet, le savant critique péquiste en matière de finance se garde bien de dire
aux citoyens du Québec que son parti est historiquement le principal responsable
de la situation puisque de 1976 à 1985 lors du premier mandat péquiste, la
dette publique a fait un bond de 40 MM$. Rappelons à cet égard que Robert
Bourassa avait laissé une dette de moins de 5 MM$ au duo de René Lévesque et Pierre-Marc Johnson... Pendant l'ère Parizeau-Bouchard-Landry
le service de la dette n'a cessé d'augmenter avec un autre 40 MM$ qui s'est
accumulé au passif des citoyens Très belle performance du modèle québécois qui
est tant vanté par les ténors péquistes et par ‹‹l’industrie sociale›› du
Québec…
La souveraineté sauvera le Québec...
L'argumentation péquiste et de son nouveau chef André Boisclair
est à l'effet qu'un Québec souverain verrait son économie progresser de façon
fulgurante. Permettez-moi d'en douter. En effet, les prédictions de François Legault le gourou des finances péquiste qui a laissé en
2003 un déficit de 4 milliards de dollars aux libéraux de Jean Charest, véhicule le discours propulsant le Québec devenu
souverain au ‹‹summun›› des nations
. Mais ce passage obligé d'une province à une nation annonce des
lendemains extrêmement douloureux. Voyons pourquoi ?
Après le référendum de 1995, deux quotidiens nationaux rendaient public à la
suite d'une intervention en Chambre du chef de l'opposition Daniel Johnson, le
plan secret du Premier ministre Parizeau pour atténuer les effets négatifs de
la victoire d'un oui sur les marchés financiers internationaux. Cette stratégie
s'inspirait directement des conclusions du rapport Le Hire
qui est toujours caché dans les caves de l’Assemblée nationale et qui est
interdit de publication par le PQ. En effet, ‹‹le
plan O›› prévoyait une ponction de 19 MM $ de dollars à la Caisse de dépôt et à
Hydro Québec pour soutenir le dollar canadien et ainsi empêcher une crise
majeure dans les finances publiques québécoises. Si André Boisclair
reprend le pouvoir et remet dans l'actualité l'hypothèque référendaire est-ce
que la ponction sera de 19, 25 ou 30 MM $ et est-ce que les épargnants de la
Caisse de dépôt (c’est-à-dire nous les citoyens) seront mis au courant de la
situation ? Or, poser la question s'est y répondre!
Notre dette est en majorité extérieure.
Les stratèges péquistes utilisant le language des
sirènes sur le fond de l’émotivité de l’accession au rang de pays, oublient de
nous dire que la dette est essentiellement contractée sur les marchés
extérieurs des obligations. C'est-à-dire que nos emprunts passés se sont fait
en majorité au Japon en Europe et aux Etats-Unis. Qu'adviendra-il alors si au
lendemain d'un oui le dollar canadien accusait une chute brutale de 10 ou 20 %
par rapport à ces devises ? Notre dette fera à coup sûr un bond vertigineux
équivalent et François Legault ne pourra rien y faire
et devra se soumettre au ‹‹diktat›› des marchés internationaux...
La dette d'un Québec devenu pays
Il ne faut pas oublier au surplus que le Québec souverain que nous propose
André Boisclair devra composer avec l'ajout à son
passif de sa part de la dette fédérale. Actuellement la part du Québec se situe
à plus ou moins 140 MM $. Au lendemain d'un oui il faudra donc s'attendre à
voir notre ratio dette-PIB exploser à plus de 90 %. (ne sont pas compté ici la dette d’Hydro Québec, des hôpitaux
et des commissions scolaires) Je rappelle que l'économie du Québec pèse près de
275 MM $. Au lendemain d'un oui, nous devrons donc faire face à la mauvaise
humeur des firmes de cotations comme Standard & Poor's et les organisations
internationales tels que le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale
( contrôlé par les Etats-Unis) qui reverront à coup sûr et à la hausse, la côte
de crédit du nouveau pays du Québec avec à la clé des mesures très douloureuses
de remboursement de la dette extérieure qui affecteront nos programmes sociaux
exactement comme cela s’est passé en Turquie et en Argentine notamment. Quelle
belle entrée dans le concert des Nations ! Pourtant, malgré ces perspectives
bien réelles, les purs et durs de l’indépendance gardent fermement le
gouvernail du bateau nommé Québec en direction de l’iceberg de la souveraineté
Conséquences prévisibles
L’augmentation fulgurante de la dette publique aura pour effet de créer un
gigantesque raz-de-marée de coupures dans nos services publics. En effet, pour
rencontrer ses obligations financières, le Québec devra faire exactement comme
certains pays sous-développés de ce monde pris à la gorge par leurs dettes
extérieures et qui sont obligés de couper dans les programmes sociaux pour
rembourser leurs dettes. Cela ne vous rappelle pas les MISES EN GARDES de Mme
Pauline Marois qui disait lors de la course à la
chefferie du PQ que le Québec se verrait plongé dans une période de turbulence
au lendemain d'un référendum; propos qui ont vite été mis sous le tapis par le
nouveau chef du Parti Québécois . À la lumière des
informations que je dévoile aujourd'hui ces turbulences se transformeront en
véritable ouragan de force 5 et le Québec sera plongé en plein dans l’œil du
cyclone !
Or ici au Québec, la santé et l'éducation sont des programmes sociaux forts
importants et des acquis intouchables pour les citoyens. Je vous laisse deviner
quelles seront les conséquences... Or donc, à la prochaine élection provinciale
nous aurons un choix important à faire. Remettre au pouvoir les ‹‹rassurologues›› péquistes qui ont
comme seul objectif de séparer le Québec du Canada et de toute évidence, faire
un pas de trop vers le suicide économique et social de la société québécoise.
Ou bien continuer à évoluer au sein d’un grand pays fort de plus ses 33
millions d’individus et ou notre niveau de vie et nos
programmes sociaux ne sont pas menacés par les firmes de quotations
extérieures. La balle est dans notre camp, à nous de faire des choix éclairés à
la prochaine élection tout en évitant le piège de la potion magique péquiste.
Je rappelle que cette potion ne fonctionne que dans les bandes dessinées. Dans
la vraie vie, les François Legault et André Boisclair ne sont pas en mesure de faire la différence
entre le comte de fée et la réalité.
Marc Pettersen,
géographe et spécialiste en développement régional
Actualiteregionale@videotron.ca
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