![]() «M. Brian Mulroney et M. Bernard Landry, premier ministre, |
BERNARD LANDRY |
Article pris sur IBRP - International Bureau for the Revolutionary Party - 2005/08
Suite
à la démission surprise du chef du Parti Québécois, Bernard Landry, lors du
Congrès de ce parti au début de juin, des effluves d'éloges et d'hommages à son
égard ont émané du corps politique bourgeois. S'il faut croire le panégyrique,
il aurait été un homme de devoir, de culture et de service; de conviction et de
dévouement; un homme dont l'engagement social exprimait tout simplement la
conception qu'il avait de sa personne, celle d'un simple serviteur de la «
société ». Il aurait été un social-démocrate « dans le vrai sens du terme »,
comme s'il s'agissait là d'un compliment… Cependant, lors de sa biographie
diffusée au réseau TVA, au moins un journaliste a légèrement levé le voile doré
qu'on s'apprêtait à déposer tout benoîtement sur sa carrière d'homme public.
En
gros, le reportage en question révélait que « Bernard Landry a fait
beaucoup d'argent à l'époque où il tenait salon au Ritz Carlton, en tant qu'un
des principaux lobbyistes du Parti Conservateur de Bryan Mulroney, lors de la
campagne en faveur de l'adoption de l'Accord de libre-échange nord-américain.
» On a pu alors voir Landry vanter certaines politiques sociales américaines,
dont il disait que le caractère progressiste avait de quoi faire pâmer une
certaine centrale syndicale québécoise… Nous savons très bien pour qui et
pourquoi se pâment les syndicats québécois, mais là n'est pas le propos de ce
billet. Notre propos est de faire le vrai bilan de son œuvre et ainsi évoquer
un autre Bernard Landry, celui qui n'a pas été rappelé par les claqueurs
intéressés que sont ses collègues et ses complices de la classe exploiteuse.
Le
Bernard Landry dont nous nous rappelons est le Bernard Landry qui, à l'époque
où il était le Ministre des Finances en 1996, a piloté l'opération du fameux
Déficit Zéro et son deux milliards de coupures dans les programmes sociaux. C'est
le même social-démocrate qui de 1997 à l'an 2000, présida à une réduction
totale de 20% des budgets de la Santé, de l'Éducation, de l'Aide Sociale et de
l'Environnement. Ce militant « honorable » sera un acteur important, en tant
que ministre influent du Cabinet Lévesque, lors de la campagne politique de
1981 contre « l'égoïsme » des travailleurs et des travailleuses du secteur
public, ce qui aboutira à une coupure de salaire de 20% à leur endroit. Le
Landry que nous connaissons est le nationaliste enragé qui s'attaqua à un
commis d'hôtel, le soir de sa défaite au dernier référendum. Le Landry que nous
n'oublierons jamais est le bourgeois dégueulasse qui a comparé défavorablement
l'intelligence des mères de familles assistées sociales à celles des moineaux
ou des hirondelles, car selon lui, au moins les oiseaux « trouvent le moyen de
nourrir leurs enfants convenablement ». C'est ce même Landry qui tenta de
couper le déjeuner de 10 000 enfants en 1995… Belle logique Bernard! Enfin, et
pour faire suite à tous ces plumitifs acoquinés et serviles qui louèrent son
sens du devoir et du courage, nous rappellerons ce Bernard Landry, qui en 1986,
étant temporairement éloigné des bancs de l'Assemblée nationale par les aléas
de la vie électorale, fut un des seuls professeurs de l'UQAM
à « s'illustrer » sur les lignes de piquetage, lors de la grande grève
étudiante de cet automne-là. En effet, le professeur du Département des
sciences administratives qu'il était alors, se faisait un devoir de
jouer du coude et de tenter de franchir les lignes de piquetage des grévistes
avec sa petite horde de petits coqs réacs et enragés.
Un homme de courage et de devoir disaient-ils…Un social-démocrate « dans le vrai sens du terme »? Certainement! Dans la tradition traîtresse et sanguinaire des Noske, Ebert et Scheidemann, ces réformistes pourris qui ont ordonné l'assassinat de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht; ces vendus qui se sont portés au secours du capital alors menacé. Landry a certes été un homme engagé, un homme de culture et de service. En effet, tout au long de sa vie, il fut engagé à s'enrichir, il cultiva les divisions nationales et il fut au service entier et intéressé d'un système exploiteur et perfide.
Horresco
referens…»
Paul Chaput, j.c.s. juge coordonnateur qui a confié le dossier à son confrère Dufresne, était associé chez Ogilvy Renault.
Avant sa nomination à la magistrature, le 23 juin 1998, Jacques Dufresne était associé chez Ogilvy Renault.
Jacques Dufresne est le juge du procès maudit "Desjardins", qui a duré 74 jours. Ce juge, qui tout au long du procès a été d'une partialité criante en faveur de la Confédération Desjardins et de ses complices (Claude Béland et autres), qui a permis à Desjardins et à ses complices de réamender leur requête même si la preuve en défense était commencée depuis une trentaine de jours, qui a porté atteinte à mon intégrité physique en refusant de respecter une ordonnance médicale me mettant au repos total, etc. etc., a rendu, le 19 novembre 2001, un jugement politique farci d'erreurs (sic) de faits et de droit: ce jugement est une honte pour la totalité de la magistrature. Mais... il faut croire que ce genre de juge est apprécié dans notre système d'injustice: Jacques Dufresne a été nommé juge de la Cour d'appel du Québec, en mai 2005.
Depuis des années Ogilvy Renault représente la Conférence canadienne des juges.
Alors que Jacques Dufresne était associé au cabinet Ogilvy Renault, dans un même dossier ce cabinet représentait la Conférence canadienne des juges et le cabinet de Langlois Gaudreau (voir: Langlois Kronström Desjardins) représentait la Conférence des juges du Québec.
Langlois Gaudreau, maintenant Langlois Kronström Desjardins, étaient les procureurs de la puissante Confédération Desjardins, de Claude Béland (avocat) et autres, durant le procès maudit "Desjardins" intenté pour imposer le silence sur les nombreux crimes économiques commis par l'une ou l'autre des différentes composantes du Mouvement Desjardins, crimes économiques sur lesquels, Bernard Landry, alors Ministre des Finances, a fermé les yeux.
Pierre A. Michaud est avocat-conseil chez Ogilvy Renault. Il a été juge en chef de la Cour d'appel du Québec du 1er novembre 1994 jusqu'à sa démission le 20 juin 2002. Pierre A. Michaud a un fils, avocat, Jean-François. Je présume que Jean-François Michaud, qui est associé chez Ogilvy Renault, est son fils.
À peine quelques semaines avant de quitter la magistrature et de devenir avocat-conseil chez Ogilvy Renault, Pierre A. Michaud m'a refusé mon DROIT d'en appeler de plein droit du jugement politique de Jacques Dufresne.
Il a été mis en preuve durant l'enquête sur le scandale des commandites, par Jean Chrétien, ancien Premier Ministre du Canada (Libéral), que Sally Gomery, la fille du juge John Howard Gomery, est associée chez Ogilvy Renault.
LES FEMMES NE FONT PAS LE POIDS!
