LA FÉDÉRATION DES CAISSES DE MONTRÉAL ET DE L’OUEST DU QUÉBEC -

UN BEL EXEMPLE DE LA DÉRIVE DANS LE MOUVEMENT DESJARDINS

 

Le 31 décembre 1997

 

Au cours des derniers mois, le Regroupement a commencé, bien modestement, à mettre en évidence des cas graves dans des caisses de cette Fédération. La multiplication des dossiers qui lui parviennent de semaine en semaine et la documentation probante qui les accompagne permettent de mesurer la gravité de la situation dans celle-ci et l’étendue des préjudices et des pertes causées à des milliers de Québécois par des administrateurs et dirigeants de composantes du Mouvement Desjardins (caisses populaires, assurances, etc...) Pour sauver l’image, Béland, Proteau et cie en sont venus à détruire la vie de ces gens, simplement pour ne pas avoir à admettre devant tous le Québécois l’existence d’actes graves, même criminels, commis par certains de leurs administrateurs, dirigeants et employés. Pour éviter que la vérité ne se sache, ces administrateurs, jusqu’au plus haut sommet de la hiérarchie, deviennent complices après le fait de ces actes en couvrant les responsables de ces agissements. Il est trop tard car le Regroupement se charge de faire cette publicité.

 

Cela a commencé, il y a quelques années déjà. Le cancer s’étend d’année en année ayant toujours plus de conséquences négatives pour bien des Québécois qui se sont fait super par Desjardins et ses faiseurs d’images, comme André Chapleau. Plusieurs personnages et intervenants se font complices de ce système profondément corrompu. Quelques médias seulement osent présentement informer véritablement le public de la situation pour des motifs peu transparents ou intéressés.

 

Les Québécois ont subi un véritable lavage de cerveaux depuis quelques décennies en se faisant endormir par la religion Desjardins. C’est trop tard qu’ils réalisent ce qui s’est passé et ce qui leur arrive. Ces gens de Desjardins n’ont présentement qu’un intérêt: prendre tous les moyens pour détourner l’attention des sociétaires en rendant les victimes de leur système inoffensives. Pour cela, il faut les ruiner et ainsi elles ne pourront plus se défendre. Cela va plus loin car le Regroupement découvre que la pauvreté, les pertes d’emplois, les pertes de revenus pour les gouvernements par suite de faillites ou de prêts garantis par les gouvernements, etc... ont pour source importante le mouvement Desjardins lui-même alors même qu’on essaie de contrôler les pourboires et autres sources de fuite ? Jamais, on ne se penche sur cette pratique des faillites provoquées par les gens de Desjardins. Pourquoi ? On ne peut compter sur les autorité gouvernementales pour publier de telles données, étant trop compromises elles-mêmes dans la protection de l’image du Mouvement Desjardins.

 

Le cas de la Caisse St-Laurent à Montréal et un magnifique exemple de cette débandade présente un peu partout dans la Province dans le système Desjardins. Le Journal le Juste Milieu, dans son édition mensuelle du début de 1998 (8 janvier) commencera à décrire les techniques malhonnêtes utilisées par quelques individus étroitement reliés à cette Caisse pour déposséder quelques dizaines de personnes. Le Regroupement y présentera plusieurs détails sur un premier cas dans une séquence d’affaires de fraudes qui pourraient représenter plusieurs millions de $, et toucher quelques dizaines de propriétaires de stations-service qui se sont faits arnaquer selon un scénario qui apparaît de plus en plus comme très similaire de l’une à l’autre. Tous auraient été amenés à la faillite, sauf un cas, celui révélé dans le Juste Milieu. Quelques victimes de cette mésaventure se sont adressées au Regroupement, qui les aide à monter leurs dossiers avec la collaboration de quelques bénévoles. Les autres victimes se manifesteront sans aucun doute aussi, en prenant connaissance du Juste Milieu.

 

Dans l’état actuel des choses, il apparaît de plus en plus évident que les hauts dirigeants du Mouvement Desjardins, dont ceux de la Fédération des caisses de Montréal et de l’Ouest du Québec, étaient bien au courant du dossier et ont tout simplement posé des gestes de nature à enterrer l’affaire, se rendant par le fait même complices après le fait des actes commis. Dans le cas de la Caisse St-Laurent, en plus d’administrateurs, dirigeants et employés de cette Caisse qui sont mis en cause, on constate que les personnages-clés sont des acteurs, et l’avocate de la Caisse, le président et le secrétaire-général de la Fédération, des employés et cadres relevant directement de ces derniers, le commissaire aux plaintes à la Confédération et ses supérieurs dont il tire ses ordres.

 

L’ampleur des sommes en cause et la gravité des actes posés ne pouvaient échapper à l’attention de ces gens. Pour sauver les apparences, le directeur général mêlé au dossier et la personne qui faisait les prêts ont été limogés mais sans réparer les pertes financières considérable occasionnées aux victimes. L’arnaque qui impliquait directemenmt un membre de la commission de crédit s’est étalée sur plusieurs mois. On va de surprises en surprises dans ce dossier...

 

Le code criminel, à l’article 380(1), définit comme suit la fraude;

"Quiconque, par supercherie, mensonge ou autre moyen dolosif, constituant ou non un faux semblant au sens de la présente loi, frustre le public ou toute personne, déterminée ou non, de quelque bien, service, argent ou valeur."

 

Ce même code définit la complicité après le fait de la façon suivante à l’article 23(1);

"Un complice après le fait d’une infraction est celui qui, sachant qu’une persone a participé à l’infraction, la reçoit, l’aide ou l’assiste en vue de lui permettre de s’échapper."

 

Le site Internet du Regroupement commence à peine à regrouper les informations sur des caisses de cette Fédération. Elles se multiplient de semaine en semaine. Plus on avance, plus on constate que les actes commis à la base, notamment dans les caisses populaires, sont l’objet d’opérations systématiques de camouflage et quedes actes graves et criminels sont ainsi masqués. La technique de base utilisée consiste à démolir les victimes pour les empêcher d’aller de l’avant et surtout d’avoir toute velléité de se défendre. Sauf que... de plus en plus de victimes du système Desjardins se sont mises à résister à cette technique et à parler ! Même des syndics et des avocats, bien informés et non corromplus par ce système, n’en reviennent pas et confirment les découvertes du Regroupement. Un immense scandale dont le Québécois sont les victimes depuis des années.

 

Avec cette résitance nouvelle, des vicimes se mettent à reconstituer les dessous de leurs mésaventures et dévouvrent peu à peu ce qui s’est passé et comment elles se sont faites arnaquer, frauder, abuser, etc... Dans la Fédération des caisses de Montréal et de l’Oouest du Québec, tout comme on va le montrer dans les autres fédérations, les dirigeants ont développé cette obsession pour le camouflage et se retrouvent maintenant des personnages centraux dans la couverture d’actes graves ou carrément criminels, notamment des affaires de fraude. Ils s’accumulent ainsi depuis des années des couches toujours plus épaisses d’affaires magouilleuses non résolues par ceux qui ont pourtant l’autorité nécessaire pour réparer ces gâchis.

 

Dans la région de Montréal, on pourrait ainsi prendre pour exemples des cas de la Caisse de la Maison de Radio-Canada, la Caisse Ste-Jeanne d’Arc, la Caisse St-Charles de Montréal, la Caisse St-Laurent, etc... Il y en a quelques dizaines présentement sur lesquelles le passif s’alourdit constamment et on n’a pas fini d’en recevoir. Le Président de la Fédération des caisses de Montréal et de l’Ouest du Québec, par son silence et son refus de régler les compensations pour les victimes des actes commis dans son organisation, se rend tout simplement complice de ces actes et le bénit. Il faut comprendre qu’avec l’affaire dans laquelle il s’est lui-même compromis avec sa résidence, il est mal placé pour faire la morale à son monde,..., n’est-ce pas ?

Le combat est enggé contre la corruption et la fraude dans Desjardins, actes qui sont préjudiciables à l’ensemble des personnes qui y font affaires. Cela dérange beaucoup de gens très haut placés dans Desjardins, mais aussi dans les milieux politiques et judiciaires. Les sociétaires commencent à comprendre que leur avenir et leur sécurité sont ailleurs que chez Desjardins et doivent retirer leur argent de cette institution. C’est le début de la sagesse collective, le réveil d’un long sommeil !... Le mauvais est en voie de corrompre l’ensemble du Mouvement Desjardins, s’étant infiltré partout et écrasant le bon ! Beaucoup de gens à l’interne de Desjardins ferment présentement les yeux, se faisant par le fait même complices de cette dérive. Qui aura le courage de faire le nettoyage à l’interne? Est-ce trop tard déjà ? Si c’est cela, on peut prédire la déchéance continue de cette organisation et les Québécois ne doivent pas attendre trop longtemps pour s’en retirer comme plusieurs l’ont fait lors de la débâble des caisses d’entraide.

 

Le Regroupement va rendre public l’ensemble du dossier de la fraude contre le propriétaires de ces stations-service mettant en cause la Caisse St-Laurent. Dans tous les dossiers concernant la Fédération précitée, on retrouve toujours certains individus-clé, soit les Jocelyn et Yves Proteau, Jean-François Couture, Léon Renaud, Lise A. Pomerleau etc... Ce sont toujours les mêmes acteurs-clés. Mais, dans ce dossiers, cette pratique du camouflage est exercée encore plus haut, puisqu’on voit apparaître consstamment le nom du commissaire aux plaintes chez Desjardins, Rock St-Jacques, qui prend ses ordres directement du Président du Mouvement et du secrétaire général de la Confédération ainsi que de celui d’André Chapleau, le faiseur d’images, celui-là même qui est allé dire que le directeur général de la Caisse populaire de l’Île St-Ignace était un excellent administrateur et qu’il n’était coupable de rien. La vérité est en voie de lui exploser en pleine figure dans ce cas, comme le Regroupement l’illustrera bientôt.

 

Le Regroupement va rendre publics des dessous surprenants comme ceux dans l’affaire de la Caisse St-Henri, affaire dans laquelle la population va réaliser que Jocelyn et Yves Proteau ont livré une véritable guerre de pouvoirs aux administrateurs de cette Caisse. Une opération de relations publiques pour sauver l’image de ces deux individus avant tout. Le tout va s’accompagner, bien entendu, de révélations sur d’autres cas de caisses de cette Fédération. Et dire que le Président de cette Fédération rêve de devenir le Président du Mouvement Desjardins.

 

Est-il plus important de sauver quelques individus peu honnêtes et l’image des hauts dirigeants plutôt que le Mouvement Desjardins lui-même ? Il faudra bien y répondre en 1998 alors même que le Ministre des Finances du Québec, M. Bernard Landry, ignore toujours l’existence des victimes et des affaires graves qui sont le lot du Mouvement Desjardins depuis quelques années.