DES CITOYENS DE ST-HYACINTHE PAIENT CHER D'AVOIR FAIT CONFIANCE AUX CAISSES POPULAIRES
15 janvier 1997
Les frères André, Jacques et Jean-Louis Lafond, de St-Hyacinthe, sont en voie de se faire détruire par les avocats de la Caisse St-Laurent à Montréal, Caisse qui essaie présentement par tous les moyens, même malhonnêtes, de camoufler les irrégularités fort graves commises à leur encontre. La Caisse St-Laurent est en voie de dépenser des dizaines de milliers en avocats pour être certaine de mettre dans le chemin les frères Lafond. Ces trois personnes ont dépensé une fortune en avocats pour contrer les actions de cette Caisse et ont dû eux-mêmes déposer des actions à la Cour pour tenter de sauver leurs biens par suite d'une manoeuvre frauduleuse, une arnaque impliquant un membre de la Commission de crédit de cette Caisse qui s'avérait en relation d'affaires avec eux, fait qu'ils ignoraient au moment de l'arnaque. Cet individu est Jean Crevier, des Pétroles Crevier de Ville St-Laurent. Les frères Lafond ont découvert en cours de route qu'ils avaient été l'objet d'une fabrication de faux, fait qu'ils sont en mesure de démontrer avec les documents à l'appui.
Plus curieux encore, la Caisse Morin de St-Hyacinthe, Caisse qui a des liens légaux sur les immeubles en cause dans leur affaire, a décidé de ne pas se défendre et de ne pas prendre un avocat. Ce faisant, elle assume une perte qu'elle va faire supporter par qui, soit par les sociétaires, soit par les payeurs de taxes parce qu'un prêt fédéral aux petites entreprises est en cause. La Caisse Morin se lave les mains des problèmes vécus par les frères Lafond et se met en situation de collusion apparente avec la Caisse St-Laurent. Pourquoi? Parfait exemple de que Desjardins appelle la coopération et l'entraide!
Le Regroupement sait très bien, de nombreux dossiers venant appuyer cela, qu'une Caisse qui se fait prendre en situation de fraude, d'abus de pouvoir, de conflits d'intérêts, etc... se met tout de suite à transformer les victimes de ces gestes en criminel pour éviter ainsi d'avoir à répondre de ses actes. Les cas documentés à ce jour sont éloquents et ils sont fort graves. Les Fédérations ferment les yeux là-dessus et encore davantage le Commissaire aux plaintes de Desjardins, Rock St-Jacques, qui sert d'éteignoir pour toute personne qui ose s'en prendre à Desjardins et qui pense pouvoir lui faire confiance. Qu'attendent les médias pour livrer les faits qui leur sont soumis? Sont-ils prisonniers de Desjardins d'une façon ou de l'autre ou ont-ils peur d'aller jusqu'au bout de leur responsabilité professionnelle d'informer le public sur toute question d'intérêt public? Le nouveau code d'éthique des journalistes montre explicitement les devoirs de ces derniers. Le Mouvement Desjardins fait l'objet de révélations de plus en plus inquiétantes sur ce qui se passe en son sein. L'heure de vérité approche!