LE PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION DES CAISSES DE MONTRÉAL ET DE L'OUEST DU QUÉBEC DANS LE PÉTRIN!
23 mai 1997
Au cours des dernières semaines, le journaliste Michel Morin de la Société Radio Canada a révélé au grand public le cas de la résidence de Jocelyn Proteau, Président de cette Fédération, et des avantages dont il s'est prévalu, en infraction aux règles normales en matière de transactions immobilières, en particulier par rapport aux règles normalement invoquées par les caisses populaires. Suite à ces révélations fortement documentées, Jocelyn Proteau a intenté une poursuite contre Radio Canada et le journaliste Michel Morin. Depuis, Alban D'Amour, Vérificateur interne de la Confédération des Caisses Desjardins, a publié un rapport qui blanchissait Jocelyn Proteau, sans fournir de détails sur les recherches menées. Depuis, le journaliste a pu montrer que plusieurs évaluations différentes étaient disponibles, évaluations qui semblent avoir été ignorées par le Vérificateur.
Le Regroupement a appris que les faits révélés par Michel Morin sont incontournables, à tel point que Jocelyn Proteau, par le biais de son avocat, fait des démarches insistantes pour retirer son action contre les intervenants précités, preuve supplémentaire que les faits mis en évidence ne pourront que conduire ce personnage à un échec devant la Cour. Quelle crédibilité peut-on accorder au document de M. D'Amour dans les circonstances? Il est tout de même étonnant que Jocelyn Proteau n'ait pas encore démissionné de la Présidence de la Fédération et que personne ne lui ait montré la porte de l'intérieur. Cela peut sans doute se comprendre par les découvertes du Regroupement alors qu'il appert que d'autres dirigeants, tant au niveau de caisses populaires elles-mêmes qu'à d'autres niveaux de la hiérarchie, s'octroient des privilèges difficilement explicables, que ce soit dans le financement hypothécaire à 100% et plus de propriétés ou encore par d'autres transactions réalisées sous leur propre nom ou encore par personnes interposées (exemple: le recours à des personnes de la famille ou des amis; dans les actes notariés, le nom avec la mention "...et al" est souvent plus que révélateur). Un autre dirigeant de cette Fédération, Alain Contant, aussi membre du conclave des 31 dirigeants de Desjardins jusqu'à l'hiver 1997, est impliqué dans une grave affaire rendue publique par la Presse, concernant la Caisse Pontmain.
Les faits qu'a commencé à révéler le Regroupement sur des caisses de la région de Montréal ont déjà soulevé inquiétude et même panique chez des dirigeants de ces établissements. C'est bon signe car, conformément au nouveau Code civil, il faudra rappeler à ces dirigeants qu'ils seront tenus personnellement et conjointement responsables pour tout geste illégal commis dans le cadre de leurs fonctions dans ces établissements. Des langues vont peut-être commencer à se délier!
L'émission la Facture a révélé, ces jours derniers, le cas de Mme Marion Proulx et son aventure invraisemblable avec la Caisse Ste-Jeanne D'Arc. Le Regroupement a trois cas-problèmes impliquant cette même Caisse. Aux dernières nouvelles, elle fait preuve d'arrogance et de non respect des personnes en cause en refusant de compenser celles-ci pour les préjudices graves qui leur ont été causés. Où s'en vont donc les dirigeants du Mouvement Desjardins qui laissent pourrir de telles situations un peu partout dans la Province? Ont-ils perdu le contrôle? Pourquoi refusent-ils de répondre et de réparer les dommages causés? La situation va s'aggraver avec toutes les révélations en voie de planification et qui vont toucher plusieurs régions du Québec.