N.B. Le texte ci-dessous fait partie de la pièce R-15, produite par la Confédération Desjardins, Claude Béland et autres, dans une poursuite pour atteinte à la vie privée (sic), dans le dossier Cour supérieure, district de Montréal, numéro 500-05-041728-989.
Le Regroupement reçoit de plus en plus de documents produits à l'interne du Mouvement Desjardins. Ils sont particulièrement intéressants et révélateurs parce qu'ils proviennent de personnes qui vivent la situation à l'interne et en sont des intervenants de première ligne.
Voici un texte qui date de 1991 et qui a été produit par M. David Rogers, conseiller technique principal à l'époque, à la Direction de l'Ingénierie, Vice-président traitement CCPEDQ, au Complexe Desjardins à Montréal. Ce texte porte le titre: Le déclin de l'empire "Desjardins". Les employés du Mouvement Desjardins vont certainement y trouver matière à réagir et à communiquer avec nous, même si nous apprenons que des directions de caisse incitent leur personnel à surtout ne pas visiter notre visite et à nous contacter. Il est d'une remarquable actualité. Intéressant, n'est-ce pas?
Le texte est reproduit tel quel, avec ses fautes de français et de construction grammaticale.
La fonction occupée par l'auteur de cet écrit est en soi un gage de crédibilité, même si, dans leur obstination, les dirigeants du Mouvement vont maintenant tenter de discréditer une personne qui a eu l'honnêteté de s'exprimer, ce qui n'est pas toléré, semble-t-il, par ces dirigeants arrogants et qui se croient au-dessus des lois.
Introduction
Deux articles signés Lysiane Gagnon et Jean-V. Dufresne sont apparus dans la Presse et le Journal de Montréal respectivement la semaine du 18 mars 1991 et intitulés:
- "Claude Béland héros et martyr"
- "la complainte de Béland"
Ce que ces articles démontrent, c'est un peu le vrai visage Desjardins que les gens au sein de la Confédération du "Mouvement" ressentent mais n'osent en parler ouvertement faute de ne pas tout comprendre ou faute de perdre leurs emplois.
Quand j'ai commencé à écrire cet ouvrage sur le "Mouvement Desjardins", je l'ai intitulé:
"Le Mouvement Desjardins vers l'an 2000" (le nouvel ordre Canada-Québec)
Au fil de mes recherches et de ma synthèse je me rends compte que les faiblesses du "Mouvement Desjardins" que je voulais mettre en évidence, suivi des recommandations au "Mouvement" sur "comment" se positionner pour l'an 2000 et le nouvel ordre Québec-Canada, étaient plus profondes et plus vastes que je n'aurais jamais imaginé.
En effet au "Mouvement Desjardins", on est loin du principe de son fondateur Alphonse Desjardins qui se vantait d'être un homme au service des autres. Desjardins est devenu un milieu où les dirigeants du "Mouvement" et certains cadres supérieurs de la Confédération et les fédérations sont devenus les hommes au service d'eux-mêmes.
Prenons le principe sur lequel le "Mouvement Desjardins" est bâti, qui est l'image projetée de Desjardins à travers maints ouvrages.
Les dirigeants laissent croire aux membres que la démocratie est le moteur du "Mouvement" par une voix, un vote. Selon le Petit Robert, "la démocratie est une doctrine politique d'après laquelle la souveraineté doit appartenir à l'ensemble des citoyens (membres)".
D'ailleurs la publicité nous dit que le "Mouvement Desjardins" nous appartient.
Or, ce qui est pratiqué à l'intérieur de la Confédération est une oligarchie. Selon le Petit Robert, "c'est un régime politique dans lequel la souveraineté (du Mouvement) appartient à un petit groupe de personnes, à une classe restreinte et privilégiée".
C'est ça "l'incroyable force de Desjardins" qui appartient aux Québécois et Québécoises.
En somme, ça aboutit à une question par consensus qui est une forme d'autocratiie qui, selon le Petit Robert, est "une forme de gouvernement où le souverain (le président du "Mouvement" et ses collaborateurs) exerce une autorité sans limite".
C'est justement ce que Madame Gagnon a décrié dans son article à propos de la prise de position de M. Béland face à cette obsession du consensus que je cite "il n'y a rien de plus étouffant que les sociétés de consensus, parce que l'opposition et la dissidence sont muselées, ou tacitement exclues par la pression du groupe. De fait, seules les sociétés totalitaires, ou alors les petites communautés homogènes et primitives, sont des sociétés de consensus".
Nos grandes sociétés privées comme BELL, ALCAN, Domtar, la Banque Royale etc. sont autocratiques (et même je dirais jusqu'un certain point plus démocratique que certaines coopératives) mais ne sont pas dirigées par consensus ce qui les rendent plus efficaces et efficientes.
Proudhon disait "le despotisme par des assemblées est cent fois pire que l'autocratie d'un seul". Ça pourrait être l'exemple des assemblées syndicales ou les forts l'emportent sur les plus faibles.
Egalement, M. Dufresne dans son article disait et je cite "M. Béland a déclaré hier que son expérience au sein de la commission parlementaire constitutionnelle lui avait fait prendre conscience "que la théorie démocratique pouvait être facilement déjouée, et le jeu de la balance démocratiquement aisément faussé, par la force du capital et par le poids de la menace et de la peur".
Au sein des caisses c'est chose courante que la Confédération se lie avec une ou des fédérations pour contrôler les autres. Pourtant, c'est chose moins courante que cette même collusion ("consensus") sert à manipuler et à contrôler le conseil d'administration qui est composé des repsonsables élus par les caisses et leurs "membres".
M. Béland sait de quoi il parle quand il dit que la balance démocratique est faussée. Le capital dont il parle est le capital de la FMO, la menace est le consensus, et la peur est d'être exclu de cette grande famille Desjardins.
Ce n'est pas la démocratie. C'est la gestion par la puissance du capital, le consensus et l'exclusion.
C'est ça le "Mouvement Desjardins" d'aujourd'hui.
Pour faciliter cette gestion, les dirigeants salariés (les technocrates) du Mouvement ont recours aux artifices suivants:
- la collusion
- la conspiration de la Confédération et certaines fédérations pour manipuler les responsables élus du "Mouvement",
- le "partenariat" avec certains fournisseurs techniques (sans scrupule) pour manipuler, par les techniques du "lobbying", les responsables élus du "Mouvement".
- la prise de décision par consensus, la voix démocratique du "Mouvement",
- la technologie - les oeuvres sur Desjardins, les médias, la manipulation des données financières et l'informatique,
Depuis, plusieurs mois, nous voyons M. Béland se présenter à la télévision, commentant la Commission Bélanger-Campeau. D'ailleurs, il était tellement visible au détriment des co-présidents qu'on pourrait appeler la Commission, la Commission BELAND-Campeau.
La question a été posée, est-ce que M. Béland se dirige vers la scène politique provinciale?
A mon avis, NON.
Il y a au moins trois raisons pourquoi M. Béland est sorti de l'ombre du "Mouvement Desjardins" pour se faire de la politique avec un grand "P".
1. D'abord à cause de sa dette envers le gouvernement de Robert Bourassa.
M. Béland est redevable à ce gouvernement de lui avoir donné une nouvelle loi des caisses qui répondait à presque toutes les aspirations de M. Béland ce que les autres institutions à charte fédérale ne pouvaient pas obtenir surtout pour le décloisonnement.
Ensuite, quand la loi a été voté M. Béland a "récompensé" le ministre du gouvernement qui a été responsable de la préparation de la nouvelle loi au sein du cabinet Bourassa, M. Pierre Fortier.
Curieuse coïncidence, ce dernier s'est vu attribuer le beau poste de Premier vice-président de la société financière qui s'occupera du décloisonnement des services financiers au Mouvement (c'est-à-dire, le "supermarché financier" Desjardins en l'an 2000).
Voilà un bel exemple de ce que Desjardins appelle "PARTENARIAT": la complicité entre un "gouvernement" et une organisation comme le "Mouvement Desjardins".
Cependant, je crois que M. Robert Bourassa faisait ce geste pour les québécois et non pas pour Desjardins. Il a été trahi par après, par le départ irresponsable de son ministre Fortier.
Celui-ci est un bon exemple à savoir comment le "Mouvement Desjardins attire les hommes au service d'eux-mêmes.
2. Ensuite, avec la baisse de la démographie des québécois et le vieillissement de la population, le "Mouvement" est voué au déclin de son marché "captif". Pour garder son marché, le "Mouvement" joue sur la corde sensible des québécois, le "nationalisme". En somme, le geste de M. Béland est un geste de "marketing".
Mais ce n'est pas tout. Dans un Québec souverain le "Mouvement" va être le vrai gagnant à cause de sa forte complicité avec les "gouvernements" en place qui considèrent Desjardins comme le porte-parole des 4 000 000 de québécois des classes laborieuses.
Egalement, Desjardins pourrait s'ouvrir vers le marché national et international. Il pourrait devenir le négociateur de fonds sur la scène internationale pour les grandes entreprises au Québec.
Aujourd'hui, Desjardins doit se contenter de prêts aus PMI et PME québécoises. Il n'arrive pas à percer la carapace des grosses compagnies comme ALCAN par exemple, qui font affaires avec les grandes banques à charte canadiennes.
On est bien loin de ce qu'Alphonse Desjardins voulait un "Mouvement" au service des hommes. C'est maintenant une autre société "Desjardins", avec les épargnes du peuple au service de l'élite québécoise.
D'ailleurs, Ronald Rudin dans son analyse historique des Caisses Desjardins de 1900 à 1945, "IN WHOSE INTEREST" a bien cerné le problème.
2. Mais la raison fondamentale pour laquelle M. Béland se promène sous les projecteurs publiques, à mon avis, est de vouloir camoufler une situation budgétaire précaire de la Confédération et de préparer son réengagement à la fin de l'année prochaine (1992) comme président et chef de direction du "Mouvement Desjardins".
Durant le règne de M. Béland à la présidence du "Mouvement" il a accompli deux faits majeurs pour le "Mouvement":
- la modernisation du système informatique des caisses (SIC).
Sur le deuxième point, il est moins certain qu'il ait réussi:
Les investissements des 6 dernières années sont inadéquats, en terme d'évolution, malgré l'acquisition de certains atouts techniques importants. Tout ce que ces investissements peuvent lui apporter, c'est de maintenir son chiffre d'affaires actuels et rien de plus.
Mais le rendement des caisses va en diminuant. Le taux de chômage est élevé au Québec et la consommation est à son plus bas niveau.
Pour éviter de payer la TPS de plus en plus de québécois font leurs emplettes aux États-Unis.
Cet état de fait, ferait en sorte que le prix des articles et les services québécois vont baisser pour rester concurrentiels avec ceux des États-Unis et du Mexique. Le résultat serait que le pouvoir d'achat des québécois va baisser parce que les salaires payés risquent d'être gelés ou diminués.
L'épargne et les taux des prêts des caisses Desjardins sont touchés directement par cette conjoncture.
Conclusion, il deviendrait de plus en plus difficile pour les caisses et surtout les petites caisses de rester rentables.
Déjà les caisses paient trop cher pour les services informatiques qu'elles reçoivent de la Confédération.
A titre d'exemple le coût de l'informatique est environ 110 000$ par caisse. Quand une fédération hors du Québec s'est jointe au "Mouvement" son budget pour l'informatique était environ 15 000$ par caisse. Elle jouit déjà des services informatiques semblables en dehors du "Mouvement Desjardins". Cependant ce qu'elle voulait de plus était d'avoir accès aux guichets automatiques des autres institutions financières canadiennes par le truchement d'INTERAC.
Les coûts pour modifier un système informatique ou développer un nouveau système informatique au "Mouvement Desjardins sont plusieurs fois ce que ça coûte sur le marché aujourd'hui.
Ces coûts exhorbitants pour l'informatique sont dûs à trois facteurs importants au sein du Mouvement:
- le partenariat avec quelques fournisseurs privilégiés,
- les méga-projets informatiques.
En théorie, le Mouvement Desjardins est administré et dirigé par deux groupes tout à fait distincts: d'une part, les responsables (conseil d'administration - le pouvoir suprême du "Mouvement") choisis par le sociétariat (les membres par le truchement de leurs caisses) et d'autre part les cadres de direction (conseil de direction) et les autres profesionnels nommés au titre du personnel par le conseil d'administration.
La situation idéale, c'est celle dans laquelle le conseil d'administration ne se mêle pas de gérer l'entreprise et le conseil de direction de dicter la politique générale, bien qu'elle ait, bien entendu, la responsabilité de conseiller le conseil d'administration.
Dans la réalité du Mouvement Desjardins, c'est le président "de l'exploitation" du conseil de direction (les technocrates) M. Béland, un salarié, qui est le porte parole officiel du "Mouvement Desjardins" et non pas le président du conseil d'administration qui représente les caisses (et indirectement les membres).
Si on situe M. Béland dans l'organigramme du "Mouvement" par rapport à la Banque Nationale du Canada et le gouvernement provincial du Québec on comprendra mieux pourquoi il y a tant de conflit d'intérêt au "Mouvement":
Desjardins BNC Gouv.prov.
1. président du Conseil d'administration ? M. Bélanger M. Bourassa
2. conseil d'administration élus des membres élus des actionnaires élus du peuple
3. président de direction M. Béland M. A. Bérard chef des sous-ministres
4. conseil direction premiers v.p. premiers
v.p. sous-ministres
Le vrai porte-parole au "Mouvement" devrait être le président du conseil d'administration parce qu'il représente les responsables élus du "Mouvement".
Sauf c'est M. Béland qui passe pour le représentant légitime des membres du "Mouvement Desjardins".
Cet état de fait confond les caisses et leurs membres. Les membres et leurs caisses qui élisent leurs représentants au conseil d'administration sont alors plus vulnérables à être manipulés indirectement par la "désinformation" en provenance de M. Béland, et directement par les administrateurs "bénévoles" des caisses, qui eux-mêmes sont mal informés.
Et pourtant chez Desjardins on dit "une voix, un vote". Mais ce n'est pas un vote "libre". C'est un vote arraché "à coup de désinformation".
M. Béland oeuvre comme M. A.Bérard à la BNC ou comme le "chef des sous ministres au sein de l'administration Bourassa, c'est-à-dire comme un chef d'entreprise, pas comme un chef démocratiquement élu comme dans le cas de M. Bourassa.
Et pourtant, maintes fois M. Béland nous dit que la vraie distinction entre "ses caisses" et l'industrie privée, c'est la démocratie.
En ayant M. Béland comme porte-parole du "Mouvement", c'est comme si M. Bourassa oeuvrait en arrière-plan et son "chef" de sous ministres prenait les décisions pour le gouvernement.
Donc, toute orientation technique proposée pra les technocrates du "Mouvement" aussi valable soit-elle, est alors contrôlée, filtrée avant d'être présentée au conseil d'administration.
Puisque c'est par consensus que les décisions sont prises, c'est presque dire que ce dernier ne fait rien d'autre que d'apposer sa signature.
Le jeu est "pipé" d'avance.
C'est ainsi que la structure d'autorité souveraine (le conseil d'administration) qui est pourtant l'organe vital de la démocratie au sein du "Mouvement Desjardins" est manipulé et joue le rôle de "pantin" de la démocratie.
Donc le "Mouvement" est géré par des techniques autocratiques indirectes où l'informatique centralisée au sein de la Confédération entre-autres sert principalement à garder les caisses en otage et à les manipuler.
Le peu de décentralisation de l'informatique vers les caisses ne sert qu'écran de fumée pour calmer leurs exigences tout en les gardant asservies.
Cependant, les coûts de cette centralisation de l'informatique à outrance sont très prohibitifs et ce sera la goutte qui fera déborder le vase; ces coûts empêchent les caisses de prendre le vrai virage technologique, qui leur permettrait d'être plus productives et plus concurrentielles.
Egalement, ce manque de la démocratie au niveau supérieur déteint sur les cadres de la Confédération (qui ne sont qu'un reflet de leur direction). Pour les professionnels (qui sont la base solide de la Confédération) leur efficience est terriblement affectée (c'est-à-dire, ils ne font pas toujours le bon travail. Ils font bien leur travail). Souvent le travail est repris de maintes façons pour donner raison au conseil de direction face au conseil d'administration).
La Confédération devient alors l'incubateur des "tisserands du pouvoir" pour nos jeunes québécois et québécoises qui veulent grimper dans l'échelle hiérarchique du Mouvement. D'autres resteront en bas de l'échelle, dégoûtés par ce qu'ils voient en-haut. Et d'autres quitteront carrément l'entreprise pour s'épanouir librement ailleurs selon leurs principes de "liberté".
Pour camoufler cet état de fait, on lance les campagnes de fumée ou l'image représente la vérité superficielle du "Mouvement":
- l'arrimage des ressources,
- la nouvelle philosophie de gestion (voir en annexe)
On se réorganise presque chaque deux ans à grands frais. Et la réaction des gens:
C'est au sommet de la hiérarchie que l'inefficience origine à cause de la mesquinerie qui y règne.
LE PARTENARIAT AVEC QUELQUES FOURNISSEURS PRIVILÉGIÉS
Au lieu d'ouvrir la porte et de prendre avantage des nouvelles technologies et d'autres fournisseurs comme il est pratiqué dans les entreprises privées, publiques et gouvernementales, la Confédération ne privilégie qu'un fournisseur principal pour ses besoins informatiques.
Ce fournisseur informatique a la même vue informatique (une informatique centralisée) que les dirigeants du "Mouvement Desjardins" et ceci est le liant de la gestion autocratique qui y est pratiquée. Egalement, la direction, de collusion explicite ou implicite avec son fournisseur "désigné", mine la confiance des membres du conseil d'administration à coups de "lobbying" à tous les niveaux du "Mouvement" par ce fournisseur (sans scrupule).
Et pourquoi? Parce que des dizaines voire des centaines de millions de dollars de chiffres d'affaires sont en jeu.
Un autre fournisseur, ne faisant pas partie de ce partenariat privilégié, a tenté, de dénoncer cet état de fait auprès du conseil d'administration d'une des défuntes corporations privées (la CDTI) du "Mouvement". Il s'est fait exclure et finalement éliminé du "Mouvement" Desjardins,
Et pourtant ces caisses ne sont que les représentants de leurs membres qui sont les vrais propriétaires du "Mouvement Desjardins".
Et pour l'informatique locale aux caisses, elle ne répond plus aux besoins de ces dernières. La solution offerte par le fournisseur "unique" est bien trop chère pour la majorité des caisses qui composent le "Mouvement Desjardins".
Certaines caisses, plus avant-gardistes, tentent par leurs propres moyens de se libérer de cette "fraude" informatique pratiquée par la Confédération. Cependant, elles sont considérées comme les moutons noirs de la famille Desjardins (des éléments indésirables).
LES MÉGA-PROJETS INFORMATIQUES
Depuis le début des années 1980, le "Mouvement Desjardins" s'est lancé sur la modernisation de ses systèmes informatiques. Après quelques tentatives infructueuses, il a appliqué le principe du partenariat pour le développement de ceux-ci avec comme résultat:
- son système informatique développé et livré ne répondait plus aux besoins des caisses après à peine un an de son développement. Aujourd'hui, il nécessite encore plusieurs années de développement pour le rendre "adaptable" à la décennie des années 1990.
Pour les caisses ça fait plus de 6 ans que ça dure à travers les développements de SIC-PLUS ensuite SIC90. Et encore elles ont payé très cher et n'ont reçu que très peu par rapport à ce qu'elles avaient demandé,
un SIC moderne sur lequel elles pourraient offrir de nouveaux produits et services rapidement selon les besoins de leurs membres.
A cause de ces méga-projets informatiques, les caisses paieront encore plus cher leur informatique à l'avenir et sont vouées à devenir non-concurrentielles face aux institutions financières privées et à la mondialisation des marchés.
Les caisses deviennent de plus en plus dépendantes de la Confédération et du "Mouvement Desjardins" pour leur survie comme on le constate avec le gouvernement fédéral canadien vis-à-vis des provinces et des municipalités.
Ca va à l'encontre de ce que le grand agronome René Dumont disait à propos des nations en voie de développement,
"On ne rend pas un service à ces nations en leur donnant à manger. On leur rend un service en leur apprenant à faire de l'agriculture."
L'injustice que le Québec subi du gouvernement fédéral, la Confédération et le "Mouvement Desjardins" la font subir à leurs caisses et fédérations.
Le "Mouvement Desjardins", par la bouche de M. Béland, dénonce une injustice pour faire subir le même sort à ses membres et leurs caisses.
QUELLE SERA-T-ELLE DEMAIN DANS UN QUÉBEC SOUVERAIN?
Note: Une partie de la conclusion a été enlevée n'ayant rien à voir avec ce qui précède mais avec le débat constitutionnel en cours à l'époque. Ce texte était adressé au Directeur général de la Caisse Populaire Laurier à Sainte-Foy. Voici la fin du document:
....Je vous communique cette analyse M. Goulet en toute confiance.
Je ne veux pas vous choquer et ce n'est pas dans mon intention de détruire les caisses populaires.
Cependant, ce que je veux communiquer dans cette partie de mon livre, c'est le fait que les Caisses Populaires ont perdu le contrôle de leur "Mouvement" et nous les professionnels du "Mouvement" sommes les instruments de cette mainmise sur les caisses.
L'informatique du Mouvement n'est plus au service des Caisses Populaires, c'est plutôt les Caisses Populaires qui sont aux services du "Mouvement".
J'apprécierais beaucoup recevoir vos commentaires sur ce texte.
Deux ouvrages m'ont beaucoup servi dans ma recherche sur le "Mouvement Desjardins". Ce sont:
Les caisses populaires de 1900 à 1945 - in Whose Interest? de Ronald Rudin, Édition McGill-Queen's Press, 1989.
David Rogers, ing.
Conseiller principal,
Confédération des caisses populaires
Desjardins
BIBLIOGRAPHIE
Afin de préparer ce qui précède, l'auteur a dû avoir recours à plusieurs sources d'informations.
La saga des caisses populaires de Jacques Lamarche, éditeur - Les éditions la Presse, 1985
Emile Girardin Éminent éducateur Clairvoyant coopérateur de Jacques Lamarche, édition - La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec, 1983
Desjardins - Réflexions d'Alphonse Desjardins du "Mouvement Desjardins", édition - La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec, 1986
Les coopératives en l'an 2000 de A.F. Laidlaw, document présenté au congrès de l'Alliance coopérative internationale à Moscou, 1980
Les caisses populaires de 1900 à 1945 - In Whose Interest? de Ronald Rudin, édition - McGill-Queen's Press, 1989
Rapport du président - Rapport annuel 1990 du "Mouvement Desjardins"
Egalement, son expérience quotidienne à la Confédération des caisses populaires Desjardins a été source principale de son information pour son analyse.
Le quatrième ouvrage est une projection de ce qu'on pourrait souhaiter voir pour le "Mouvement Desjardins" en l'an 2000 quand il pourrait être au service du peuple Québécois.
Le cinquième ouvrage démontre, peut-être, le mieux la vraie image du "Mouvement Desjardins" d'aujourd'hui même s'il ne couvre que l'histoire des années 1900 à 1945 du "Mouvement Desjardins"
ANNEXE
Assumer un leadership dans le devenir du Mouvement Desjardins en proposant une vision dynamique et assurer la synergie des composantes du réseau.
LA PHILOSOPHIE DE GESTION
La Confédération adhère à un mode de gestion participatif où chaque personne se sent concernée par la mobilisation des talents et des énergies autour du projet Confédération.
la recherche constante de la qualité du service à nos clientèles, au meilleur coût.
Un milieu de travail propice au développement de la personne basé sur la confiance, l'écoute, l'information et la reconnaissance et tenant compte des responsabilités parentales des individus.
Un climat favorisant l'expression de la créativité,
de l'innovation et de l'ouverture au changement.
La concertation par le travail d'équipe dans un esprit d'entreprise.