LE MOUVEMENT DESJARDINS SE REFUSE À RECONNAÎTRE SES RESPONSABILITÉS POUR LES GESTES POSÉS PAR SES DIRIGEANTS ET/OU SES EMPLOYÉS À TOUS LES NIVEAUX DE SA HIÉRARCHIE

Le 17 janvier 1998

Dans les organisations sérieuses et responsables, on s'assure que les clients ne seront pas lésés, sinon abusés, par les employés ou dirigeants, qu'ils soient rémunérés ou non. Elles prennent par exemple des polices d'assurance-responsabilité ou encore prévoient des mécanismes de règlement ou de compensation pour faire en sorte que les cas litigieux, les abus ou les irrégularités soient réglés à la satisfaction de toutes les parties. Le service aux clientèles y est une priorité et même une obsession.

Les banques, qui font affaires avec plusieurs millions de clients et font des centaines de millions de transactions chaque année, ont mis en place des mesures très précises pour apporter réponse rapidement et efficacement à toute plainte qui surgit. On parle même de mécanismes de médiation indépendants. On paie rapidement pour les dommages causés s'assurant que l'affaire se résorbe vite et n'ait pas de suite sur la place publique. La résultante est éclairante puisqu'il est rare que des cas-problèmes venant de personnes ou d'organisations victimes d'actes préjudiciables se retrouvent dans les médias même si ces derniers surveillent constamment les banques mais non pas les composantes du Mouvement Desjardins. On veut garder ses clients et on prend tous les moyens nécessaires pour fonctionner rigoureusement et éviter les comportements anormaux, malhonnêtes ou abusifs contre les clients. On pourrait ainsi citer une longue liste d'entreprises qui se caractérisent par le respect de leurs clientèles. C'est devenu une composante fondamentale d'évaluation des organisations qui sont performantes et responsables.

Au Québec, le Mouvement Desjardins pratique exactement le contraire des banques et autres organi-sations et se caractérisent, partout dans la Province, par l'énorme quantité de plaintes graves touchant toutes les dimensions de cette organisation (caisses populaires, assurances, etc...), allant des transactions les plus simples au comptoir jusqu'à de fort graves magouilles impliquant de hauts dirigeants du Mouvement. La seconde caractéristique, c'est que cette organisation fait tout pour ne pas régler et ne pas payer la facture pour les préjudices causés à des dizaines de milliers de Québécois.

Le Regroupement reçoit de jour en jour de nouvelles informations sur ce qui se passe à l'interne et sur des plaintes soumises par les sociétaires et qui ne trouvent pas de solutions à l'interne du Mouvement, qui conduisent les victimes à des situations de pauvreté, de faillite, de stress, de maladies graves, etc..., même au suicide. Il faut que les dirigeants soient bien inquiets pour que des personnes dans certaines fédérations et caisses populaires usent de représailles contre des sociétaires qui ont osé s'adresser au Regroupement pour obtenir de l'aide. La Caisse Populaire de Rawdon est l'un des exemples présentement.

Dans tous les dossiers sans exception recueillis jusqu'ici, le Regroupement a pu constater que les dirigeants du Mouvement Desjardins, du haut en bas de la hiérarchie, ont érigé la fuite en système de défense. C'est toujours la faute de quelqu'un d'autre, mais les gens de Desjardins ne sont surtout responsables d'aucun des gestes qu'on peut leur reprocher, même si les preuves sont accablantes. L'arrogance, le non respect des personnes et l'incompétence y sont omniprésentes. Cela est encore plus grave maintenant que, malgré les apparences qu'on essaie toujours de sauver, le Mouvement Desjardins n'a plus rien de coopératif, sinon une loi dont on se sert pour détourner l'institution à d'autres fins que celles prévues par le Fondateur, M. Alphonse Desjardins.

Ce phénomène de fuite de ses responsabilités est extrêmement répandu chez Desjardins. Les sociétaires sont absents pour une part, étant tenus à l'écart de ce qui se passe réellement dans leurs établissements, les administrateurs supposément élus démocratiquement ne se pensent pas imbus de pouvoirs réels leur permettant d'intervenir ou cela ne les intéresse pas vraiment, ce qui fait que les cadres rémunérés, notamment le directeur général, deviennent fort souvent tout puissants et agissent à leur discrétion.

 

On a vu des cas dans lesquels le directeur général et le président du conseil d'administration font la loi, sans que les autres administrateurs ne soient tenus au courant de ce qui se passe ou des décisions prises. Ne voulant pas prendre leurs responsabilités dans la Caisse, ces gens refoulent bien des affaires vers les Fédérations alors que là aussi, on ne tient pas à porter le poids de décisions prises dans les caisses. Il arrive dans de tels cas qu'on fasse porter le blâme sur les dirigeants de la Caisse en cause, s'évitant ainsi d'avoir à assumer le poids de décisions ou encore les fédérations vont refiler vers la Confédération les patates chaudes. Mais, finalement, comme personne ne veut vraiment se compromettre face aux plaintes et aux révélations qui sont faites, tout ce beau monde se renvoie la balle de l'un à l'autre et laisse par le fait même les problèmes pourrir. C'est ce qui se passe depuis des années chez Desjardins et qui atteint maitenant des problèmes endémiques.

Le Regroupement est devenu un véhicule pour nombre de personnes et d'organisations victimes de cette situation de fuite organisée. Les problèmes s'accumulent, des gens sont victimes de fraudes, d'abus, d'incompétence, d'erreurs, de complots, etc... mais on ne veut surtout pas payer la facture chez Desjardins. On préfère traîner les choses, prendre des mesures dilatoires contre les victimes, les intimider, les amener dans la misère, les discréditer le plus possible, dépenser des millions de $ des sociétaires pour enrichir des avocats, etc... Il existe présentement plusieurs dizaines de milliers de victimes du système Desjardins sans compter tous ceux et celles qui sont bernés par des pratiques fallacieuses, par exemple, toutes ces assurances vendues par le Mouvement Desjardins qui n'en sont pas de vraies et pour lesquelles les gens paient des primes inutilement mais ne réalisent avoir été bernés que lorsqu'ils doivent faire une réclamation.

Les dommages causés à des victimes du système par des cadres, des dirigeants bénévoles ou payés ou des employés représentent certainement plusieurs dizaines de millions de $. On retrouve un peu partout dans la province des sociétaires qui ont été victimes de pratiques frauduleuses, abusives ou malhonnêtes et qui ont perdu des sommes d'argent importantes, sans compter les dommages à la personne. Le nombre d'entreprises mises dans le trouble ou tout simplement en faillite par suite de manoeuvres douteuses ou abusives ne se compte plus, etc... On découvre que c'est la façon normale de "faire des affaires" chez Desjardins! L'incompétence n'est pas étrangère aux problèmes vécus par bien des Québécois qui se rendent compte trop tard de leur erreur d'avoir transigé avec Desjardins.

Le phénomène de fuite prend une autre dimension: souvent, on fait disparaître les cadres ou employés pris en faute par suite des révélations de ces victimes. On les envoie dans d'autres caisses ou dans d'autres composantes de Desjardins ou encore, on les paie généreusement pour ne plus se montrer le nez dans leur établissement ou dans leur Fédération. Quelquefois, on les congédie tout simplement. Mais il y a une particularité à cela: c'est qu'on s'en sert pour faire croire aux sociétaires qu'on a réglé les problèmes, ce qui est faux puisque les victimes de ces gens ne sont pas dédommagés ni même rencontrés pour établir avec elles un cadre de règlement acceptable. On fuit devant les victimes, étant convaincues que celles-ci sont incapables de se défendre. Pour qu'on pratique des représailles contre des sociétaires qui s'adressent au Regroupement, c'est que la panique est prise dans la place et que la vérité commence à déranger. Les Québécois apprennent la vérité et commencent à réagir en ne faisant plus affaires avec Desjardins. Qui ne connaît pas d'ailleurs de personnes qui a eu des problèmes avec Desjardins? Le quotidien est rempli de ces découvertes. Pourquoi?

Prenons quelques exemples seulement pour illustrer cet entêtement maladif des dirigeants de Desjardins pour ne pas payer pour les gestes posés par des personnes qui font partie de l'organisation. Tous les cas déjà entrés sur le site Internet du Regroupement sont un témoignage de ce comportement. D'autres vont s'ajouter de semaine en semaine.

En matière d'assurance-invalidité, on peut maintenant documenter amplement le fait que les personnes qui ont la malchance de tomber malades, les conduisant à une situation d'invalidité permanente ou de plus courte durée, vivent un énorme cauchemar en faisant affaires avec l'Assurance-Vie Desjardins Laurentienne. Le Regroupement accumule des cas nouveaux constamment de personnes qui découvrent lors d'une réclamation que l'AVD ne veut surtout pas payer, les primes payées n'étant pas versées pour une véritable assurance, avec contrat garanti. Il n'y a pas de tel contrat chez l'AVD alors qu'on y prétend que c'est une assurance collective. Le Regroupement a déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises pour en montrer les failles et on va continuer...

A la Caisse Sherbrooke-Est, plusieurs des dirigeants ont été jugés responsables d'avoir fabriqué un faux contre l'homme d'affaires Robert Proteau. La Caisse a fait perdre sans motif à ce dernier ses entreprises à Sherbrooke. Certains des dirigeants sont toujours à la tête de cette Caisse. Aucune compensation n'a été versée pour réparer les préjudices causés. Malgré un jugement de Cour, cet établissement continue d'induire en erreur la population de Sherbrooke en faisant croire qu'elle a gagné contre Proteau alors que les documents prouvent noir sur blanc tout le contraire.

En Gaspésie, la Fédération des Caisses populaires de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine est embourbée dans divers cas de pratiques magouilleuses contre des sociétaires. Elle cherche par tous les moyens à ne pas payer la facture. Après avoir congédié la directrice de la Caisse de Mont Louis et l'avoir dédommagé pour partir, la Fédération refuse toujours de régler le cas de 2 personnes au moins gravement touchées par les agissements douteux de la Directrice. Les sociétaires s'interrogent davantage puisque c'est cette Caisse qui a perdu beaucoup d'argent dans une affaire impliquant un membre de la famille du Président de la Fédération des Caisses de Montréal, Lorenzo Proteau.

En Gaspésie, on a la Caisse populaire de Gaspé qui est mise en cause dans au moins deux affaires fort sérieuses dont ont été victimes deux citoyens de la place. Le Président de cette Caisse et de sa Fédération, le notaire Raymond Gagné, fait du patinage de fantaisie présentement pour ne pas avoir à rendre compte à ses sociétaires des actes commis à l'encontre de ces gens. Plus encore, ce même Président de fédération va devoir expliquer l'arnaque dont a été victime un homme d'affaires de Chandler dans le dossier Place-du-Havre, dossier dans lequel le président actuel et le directeur général de la Caisse de l'endroit ont été et sont toujours impliqués jusqu'au cou. Le Regroupement va révéler tous les détails de cette histoire dans les semaines à venir. Un autre beau cas dans lequel un sociétaire s'est fait déposséder sans que le Mouvement Desjardins, bien au courant de tous les dessous du dossier, ne compense la personne victime de cette invraisemblable magouille.

On pourrait aussi parler des Caisses St-Sacrement, St-Dominique, St-Pascal, St-Yves, Laurier, St-Etienne, Ste-Catherine de-la-Jacques-Cartier, Lambton, St-Louis de France, etc... dans la région de Québec, de caisses de la région de Montréal (Maison de Radio Canada, St-Laurent, Ste-Jeanne d'Arc, Sacré-Coeur de Valleyfield, Cavalier Lasalle, St-Jean Matha, St-Antoine Abbé, St-Charles-de-Montréal, St-Jérôme, Ste-Marguerite du Lac Masson, etc..., dans la région de Lanaudière (St-Ignace de Loyola, Joliette, Rawdon, etc...).

Dans tous les cas, le Mouvement Desjardins ne paie pas et traîne malicieusement les choses. La spécialité demeure d'obliger les gens à aller devant les Cours de justice, ce qui signifie coûts énormes, délais et mesures dilatoires faciles pour les avocats de Desjardins, tout en sachant très bien que la majorité des victimes du système vont abandonner en cours de route, sans compter celles qui le font avant de s'y lancer faute d'argent et de moyens pour se défendre. On pourrait parler longuement des comportements particuliers de bien des avocats qui sont au service du Mouvement. Dans les jugements de cour qui lui sont défavorables, il refuse d'admettre ses torts et envoie les dossiers en appel, simplement dans le but de faire encourir des frais additionnels aux victimes, étant certain d'avoir les gens à l'usure dans de telles circonstances. La mauvaise foi fait partie de ce quotidien.

Ce coup a été fait aux ex-agents du Permanent à Québec. L'affaire n'est pas très reluisante pour Desjardins. Nous avons en main le règlement hors cour qui est une belle illustration des pratiques destructrices utilisées contre des personnes qui étaient employées à commission par une entité qui était la propriété de Desjardins. Un ex-agent fait du piquetage devant une Caisse de Beauport depuis plus de 4 ans et demi. Cette dernière a perdu jusqu'ici énormément de sociétaires. Même si le règlement hors cours prévoit des montants pour cette personne, la Fédération de Québec essaie de le casser à tout prix, pour faire un exemple sans doute, comme preuve de sa toute puissance. Le Monsieur ne lâchera pas, nous le savons très bien...!

En plus de ne pas payer les dommages, on peut aussi réaliser que, dans les rares cas qui sont réglés, les victimes sont les grandes perdantes. Après qu'elles se soient faites arnaquées, fraudées, abusées, on leur propose habituellement des montants tout à fait ridicules, ne représentant qu'une infime proportion des pertes encourues. Les deux victimes de la Caisse Mont Louis le vivent présentement. Les gens de Desjardins se foutent du monde et les traitent avec une incroyable arrogance. Les Fédérations semblent d'ailleurs avoir chacune leurs "fiers-à-bras" attitrés.

Tout ce qui s'accumule sur le Mouvement Desjardins constitue autant de raisons de vider ses comptes encore actifs qui s'y trouvent, de réaliser ses placements dans des institutions sécuritaires et responsables. On ne laisse que ses parts sociales chez Desjardins pour donner l'occasion au Président du Mouvement, M. Claude Béland, de gonfler les faits réels en se pétant les bretelles avec son nombre supposé de membres!