LES MEMBRES DU CLUB PRIVÉ QUI DIRIGE LE MOUVEMENT DESJARDINS S'AUTOVÉRIFIENT ENTRE EUX!
10 avril 1997
Les Québécois ont réalisé, non sans surprise en janvier 1997, à quel point le Mouvement Desjardins leur avait échappé et qu'une poignée d'individus faisait la loi et s'arrogeait tous les droits avec l'argent des autres, en plus de décider eux-mêmes de ceux et celles qui avaient le droit d'accéder au conclave fermé des 31 élus au sommet de la pyramide ainsi que de la rémunération à se verser entre eux. Il faut rappeler que l'ensemble des revenus perçus par les dirigeants au sommet n'a pas encore été dévoilé, seul étant connu jusqu'ici la rémunération de base, sans l'ensemble des avantages et privilèges de fonction. Ce qui a été révélé jusqu'ici a d'ailleurs réveillé bien des Québécois qui se sont aperçus qu'ils se faisaient berner par Béland et cie.
Le Devoir de ce 10 avril 1997 fait grand état que le numéro 2 de Desjardins, soit M. Jocelyn Proteau, aurait été blanchi après "vérification". Mais quelle surprise de constater que l'exercice est tronqué puisque les dirigeants de Desjardins ont demandé à l'un des leurs de faire l'examen du cas Proteau!
Voilà la preuve irréfutable que le Mouvement Desjardins n'a aucune transparence et qu'il ne tient surtout pas à ce que la lumière se fasse sur toutes ses opérations au sommet, en prenant tous les moyens pour éviter une vérification indépendante qui ne peut certainement pas venir du gouvernement par son Inspecteur général lui-même limité, fait-il savoir, par le mandat qui lui est donné dans la Loi sur les caisses d'épargne et de crédit. Pourquoi les parlementaires ont-ils évité de donner à l'Inspecteur de vrais pouvoirs d'intervention? Ont-ils cédé aux pressions des lobbyistes de Desjardins?
Fallait-il s'attendre à autre chose qu'à un rapport concluant à la non-culpabilité du personnage en cause? Le Mouvement Desjardins n'admet jamais quelque erreur. Pouvait-il faire autrement dans les circonstances, considérant que l'un de ses principaux dirigeants était visé et que d'autres d'entre eux ont des choses à cacher et que chacun a intérêt à s'échanger des petits services au cas où les circonstances feraient que la vérité apparaisse sur la place publique? Compte tenu de tout ce qui se révèle depuis des mois sur les dirigeants de Desjardins, il est de plus en plus difficile de prendre au sérieux des dirigeants d'une organisation supposément fondée sur des principes et des valeurs solides, dirigeants qui pratiquent une déformation outrancière de la vérité, sans que cela ne soit attaqué par les instances inférieures du Mouvement. Pourquoi? On assiste donc aujourd'hui à une "superbe" opération de maquillage et de désinformation. Faut-il s'en surprendre puisque les Caisses Populaires sont sujettes aussi à l'autovérification ainsi que nombre d'autres composantes de Desjardins!
Personne ne sait exactement ce qui se passe, et surtout pas les sociétaires. Une preuve supplémentaire de tout cela: le Regroupement a appris que les Fédérations évitaient le plus possible que l'ensemble des sociétaires des Caisses soit informé de la tenue des assemblées de leur établissement, même si cela était en infraction aux principes à la base du Mouvement mais aussi de la Loi sur les Caisses d'épargne et de crédit. Comte tenu des informations privilégiées qu'il reçoit de jour en jour, le Regroupement se demande si on n'est pas en voie de transférer le contrôle des actifs du Mouvement sous une autre instance, de la même façon que cela s'est fait, à l'encontre de la majorité des mutualistes, dans la vente du Groupe la Laurentienne au Mouvement Desjardins, sans compter l'erreur d'au moins 200 millions de $ de ce dernier, qui a payé plus que la valeur réelle, fait confirmé par des experts en finance. Dans un tel contexte, peut-on prendre au sérieux les dirigeants du club sélect de Desjardins qui ont leurs hommes de main toujours prêts à venir les protéger en cas de pépin? On dit que le ridicule ne tue pas, mais il appauvrit les Québécois, cela on est porté à l'oublier pendant que certains s'enrichissent grâce à la passivité d'une population encore endormie par la religion Desjardins.
L'affaire Proteau n'est certainement pas terminée car il faudra bien un jour que la vérité sorte par des sources de vérification indépendante de Desjardins. Il ne faudrait pas trop sousestimer le Regroupement qui aura de multiples révélations dérangeantes au cours des semaines et des mois à venir. Il faudra sans doute à Proteau, Béland et autres membres du club privé beaucoup d'imagination pour expliquer les prêts que se font les dirigeants de Caisses à eux-mêmes ou à leurs relations. Il faudra plus qu'un désinformateur professionnel comme André Chapleau pour empêcher la vérité d'apparaître. Plus il essaiera de discréditer le Regroupement, ce qu'il fait depuis plusieurs mois, plus il va se couler lui-même. Il aura des surprises désagréables dans les mois à venir!
La présente opération de camouflage n'est pas surprenante puisque tout récemment, le Président du Mouvement Desjardins lui-même, devant le fait que son grand ami, André Roy, Président de la Fédération des Caisses de l'Estrie, s'était fait prendre à mentir autour d'une affaire immobilière plus que douteuse dans lequel il est impliqué, a demandé à ce dernier de le protéger en se faisant couvrir par un rapport du Service d'inspection de la Confédération. Ce dernier a bien entendu blanchi le Président Roy, d'après une lettre à notre disposition de Roy à Béland. Nul doute qu'on aura l'occasion d'en révéler davantage dans les semaines à venir en espérant que les médias ne se laisseront pas intimider par des manoeuvres douteuses comme celle réalisée par Alban D'Amour pour sauver l'image des dirigeants du Mouvement Desjardins.
Depuis quand doit-on croire des individus qui font des salaires faramineux et qui s'arrogent tous les droits sur le dos des Québécois et qui se servent de leur propre système pour justifier leurs actes? Curieux tout de même!