UN BEL EXEMPLE DE DÉSINFORMATION PAR ANDRÉ CHAPLEAU

19 août 1997

Dans son édition du 11 août 1997, le journal le Soleil faisait état des poursuites de 2.1 millions intentées par un homme d'affaires de Amqui, M. Gilbert Demeule, contre la Caisse Populaire de Amqui, la Caisse Populaire de Rimouski et l'homme d'affaires, Guy Rousseau. Ce dossier fait beaucoup jaser, compte tenu du fait que le Mouvement Desjardins ne tenait pas du tout à voir apparaître un tel cas sur la place publique. Le Regroupement a pu prendre connaissance de plusieurs pièces du dossier. Depuis cet article, un autre journaliste du Soleil, le 12 août 1997, a fait état qu'aucune poursuite au criminel ne serait intentée contre M. Rousseau par la Section du crime économique de la Sûreté du Québec. Les éléments de preuve seront donc déposés au moment de l'audition des poursuites au civil.

De toute évidence, cette affaire dérange suprêmement les dirigeants du Mouvement Desjardins. À preuve, André Chapleau lui-même, le faiseur d'images du Mouvement, est intervenu par le biais de cet autre journaliste du Soleil pour démolir le dossier en question. L'objectif est simple: embrouiller les pistes, désinformer le plus possible pour minimiser les dommages, ce qu'on appelle le "damage control". Cet exercice s'est manifesté dans le Soleil du 14 août alors que le même journaliste en a remis sur le dos de M. Demeule, à partir de pièces fournies par les intervenants de Desjardins. Le communicateur de Desjardins ne s'est même pas donné la peine de référer à l'avocate de M. Demeule, donnant au journaliste le nom d'une autre personne tout à fait inconnue. L'article du 14 août soulève bien des questions, au vu des documents disponibles. M. Demeule se réserve le temps nécessaire pour rétablir les faits.

Le Regroupement a appris que MM. Rousseau et Lefrançois n'ont jamais été actionnaires dans Carrières sur Roc Inc. Ils avaient un projet d'association avec M. Demeule dans cette entreprise, projet qui n'a jamais abouti. Puisque M. Rousseau n'était pas actionnaire de Carrières sur Roc Inc., il n'avait aucune résolution de la corporation le mandatant pour emprunter à la Caisse Populaire de Rimouski, en plus à l'insu de M. Demeule. Deux chèques identifiés à cette dernière Caisse, au montant de 130 000$, ont été tirés sur le compte 66341, signés par M. Rousseau pour Carrières sur Roc Inc. Ces deux chèques ont été déposés dans un compte pour 175078 Canada Inc., compagnie de M. Rousseau. La Caisse populaire de Rimouski a fait de M. Rousseau le représentant de Carrières sur Roc Inc. pour un emprunt alors que cet individu n'était même pas mandaté par la compagnie pour ce faire. Les éléments de preuve qui seront déposés à la Cour établiront les faits avec tous les documents à l'appui. M. Demeule n'a jamais autorisé qui que ce soit pour signer à sa place.

De plus, cela sera démontré à la Cour, Sablinex et Carrières sur Roc Inc. sont des concurrents. La Fédération des Caisses du Bas St-Laurent est bel et bien actionnaire de Sablinex comme le montre l'index des entreprises et non pas seulement un prêteur-investisseur. Cela dépasse le seul suivi d'un placement d'argent. M. Demeule réagira certainement, compte tenu que, malgré toutes les difficultés qu'on lui a faites pour mettre à terre son entreprise, il peut enfin mettre en activité son site, ayant des contrats à rencontrer immédiatement. M. Demeule est une personnalité bien connue dans sa région. D'autres documents entre les mains du Regroupement montrent qu'il est en mesure de mener à bien ses entreprises, en autant qu'on ne l'empêche pas d'opérer et de créer des emplois pour sa communauté.

Le Mouvement Desjardins a tout intérêt à discréditer M. Demeule présentement. La Fédération et les Caisses en cause ont gros à perdre. Le scénario était prévisible: il fallait prendre des éléments disparates et plus ou moins exacts pour les mettre ensemble et leur donner un semblant de vérité. C'est une technique connue. Une affaire à suivre...

Le Soleil du 19 août sort une nouvelle affaire à la Caisse de l'Isle-Verte. La façade du Mouvement Desjardins se fissure de semaine en semaine. Les victimes du système Desjardins se réveillent un peu partout dans la Province. Béland et cie pourront-ils longtemps encore nier leur existence, ne pas répondre à leur correspondance et refuser de compenser pour les préjudices subis?