POUR CACHER DES IRRÉGULARITÉS, ON S'ATTAQUE AUX SOCIÉTAIRES
VICTIMES D'INCOMPÉTENCE DE LA PART DE CADRES ET/OU D'EMPLOYÉS
LE CAS DE LA CAISSE ST-ETIENNE DE LAUZON

 Le 6 décembre 1997

Le comportement illustré ci-après n'est pas une nouveauté en soi-même pour le Regroupement qui a d'autres dossiers assez similaires en main. Les Québécois ne se doutent pas, la plupart du temps, de la façon dont s'y prennent les caisses populaires pour s'approprier les biens de quelqu'un qui a eu le malheur de les prendre en défaut. La Caisse St-Etienne de Lauzon a eu l'occasion, au cours des derniers jours, de réparer le préjudice causé à la compagnie Servo-Gain (1975) et à M. André Poirier, son président. Après avoir signifié par lettre au Regroupement que ces derniers seraient contactés, voilà qu'on constate que la Caisse n'a donné aucune suite et n'a pas contacté cette compagnie par le biais de M. Poirier. Toujours la même arrogance à la mode Desjardins! Pour obtenir justice, il faudra maintenant que le dossier prenne le chemin de la place publique et de la Cour.

Voici une histoire révélatrice qui a fait perdre argent, santé, énergie et temps à des gens dont la seule erreur a été finalement de faire confiance à une caisse populaire et à ses administrateurs et cadres dirigeants.

Cette compagnie a procédé à l'achat d'une maison à Ste-Foy en décembre 1987. Le financement hypothécaire s'est fait à la Caisse St-Etienne de Lauzon, étant sociétaire de cette Caisse. Jusqu'à 1995, les paiements hypothécaires se firent normalement mais la Caisse avait comme habitude de ne pas toujours envoyer dans les délais normaux la formule de renouvellement de l'hypothèque. En 1994, survint un problème étranger à la maison de Ste-Foy qui amena Servo-Gain et M. Poirier à subir des pertes importantes. Dans cette affaire, ces derniers eurent gain de cause en Cour mais durent tout de même assumer ces pertes, ce qui eut comme conséquence de resserrer la situation financière de Servo-Gain. D'autres événements sont venus compliquer les choses au cours de cette période sans que cela ne fasse perdre quelqu'argent à la Caisse de St-Etienne. Les détails de toute cette affaire seront rendus publics dans les meilleurs délais.

Puis, au cours de l'hiver 1995, Servo-Gain et M. Poirier encoururent quelques problèmes financiers à court terme ce qui eut pour effet de provoquer des retards dans le paiement de l'hypothèque sur la maison. Ces retards ne durèrent pas très longtemps et l'analyse de tous les documents et des transactions financières montre bien que les paiements furent faits et que les sommes encore dûes étaient somme toute minimes. En plus, les relevés montrent clairement que ces intervenants étaient de bons clients qui respectaient leurs engagements.

Le renouvellement d'hypothèque sur cette propriété venait à échéance à la fin de l'année 1994. Servo-Gain et M. Poirier n'ont jamais reçu l'avis de renouvellement. Ce n'est qu'en juillet 1995 que la Caisse fit signer le document de renouvellement, tout en ayant révisé avant même la signature, le montant des paiements mensuels. L'examen des relevés de la Caisse et des dépôts montre bien que Servo-Gain et M. Poirier ont déposé les sommes nécessaires au paiement de l'hypothèque ainsi qu'une somme dans un compte en fidéicommis chez un avocat. Les dépôts se continuèrent même en 1996. Hors, la Caisse n'a pas pris ces sommes pour se payer les montants de l'hypothèque créant par le fait même une situation de retards artificiels et en se prenant des montants d'intérêt injustifiés. On voulait la peau de Servo-Gain et de M. Poirier.

Servo-Gain et M. Poirier ont alors demandé sans succès des explications à la Caisse. A la fin de 1995, la Caisse leur envoya un préavis d'exercice, voulant ainsi s'approprier la maison de Ste-Foy. A l'examen détaillé de tout ce qui s'est passé dans ce dossier, il n'y avait aucun motif sérieux pour poser un tel geste.

Il appert que la direction de la Caisse a voulu cacher des erreurs commises dans ce dossier par des employés et cadres de celle-ci. Comment se fait-il que les victimes dans ce cas-ci n'aient pas reçu l'avis de renouvellement de l'hypothèque et qu'on n'a fait signer les documents qu'en juillet 1995, soit 6 mois après la révision des taux et des mensualités?

La Caisse Populaire n'a toujours pas donné signe de vie dans ce dossier, même si la direction s'est engagée à prendre contact avec Servo-Gain et M. Poirier. Il y a eu de toute évidence abus de confiance et de pouvoir dans ce dossier. Les préjudices causés ont porté atteinte à la santé et à l'intégrité de M. Poirier ainsi qu'à son épouse. Ils leur ont fait perdre des sommes importantes que la Caisse devra maintenant compenser.

Le choix de la Caisse est maintenant évident: elle préfère dépenser des sommes importantes en frais d'avocats, amis de la Caisse, et faire l'objet de procédures judiciaires contre elle pour ainsi retarder les choses plutôt que de réparer les dommages causés et redorer sa réputation, pensant sans doute avoir gain de cause, à l'usure, par abandon des procédures par les victimes. De nouveau, un mélange d'arrogance et d'incompétence! Une autre affaire à suivre...