LA FÉDÉRATION DES CAISSES DE MONTRÉAL ET DE L'OUEST DU QUÉBEC TENTE DE CAMOUFLER UNE AUTRE AFFAIRE D'IRRÉGULARITÉS DANS L'UNE DE SES CAISSES: LA CAISSE POPULAIRE DE MANIWAKI

4 juin 1997

Le Regroupement est informé régulièrement, depuis sa création en mars 1996, que plusieurs directeurs généraux de caisses et/ou leurs adjoints ont été congédiés ou déplacés au cours des derniers mois, sans que les sociétaires ne soient avisés des motifs derrière ces décisions. Par ses sources, le Regroupement découvre que de telles décisions reposent soit sur la découverte d'irrégularités graves commises par ces gens ou encore de situations où on fait de ces dirigeants les boucs-émissaires pour des erreurs commises par l'ensemble des dirigeants d'une caisse donnée. Ce n'est là qu'une partie d'un portrait plus que noir que tente à tout prix de masquer la direction du Mouvement Desjardins. Il faut écouter les victimes de Desjardins pour comprendre véritablement ce qui arrive de jour en jour à des Québécois et Québécoises qui ont eu le malheur de croire à la publicité de cette organisation. Les situations sont diversifiées. Les médias ont commencé à faire état de diverses situations d'irrégularités dans nombre de Caisses de la Fédération citée en titre. Le Président de cette même Fédération est lui-même compromis jusqu'au cou dans une opération peu reluisante dont il aura beaucoup de difficulté à se sortir. L'exemple vient donc de haut chez Desjardins!

Le Regroupement vient d'apprendre que la Caisse Populaire de Maniwaki est sur la sellette et que son Directeur général ferait l'objet d'une enquête où on allègue des irrégularités graves, justifiant même son congédiement. Le Regroupement n'est pas surpris du tout car il dispose déjà d'un dossier d'une victime de cette Caisse qui est toujours d'actualité car il illustre les comportements des dirigeants de cette Caisse à l'encontre d'une de ses sociétaires à l'époque, Mme Paulette Giroux-Mercier. Il n'y a tout simplement aucune moralité dans le milieu de Desjardins et on se foute des sociétaires.

Cette Dame a appris, bien malgré elle, ce qu'il en coûtait d'avoir fait un prêt hypothécaire dans une caisse populaire en pensant avoir souscrit une vraie police d'assurance-invalidité. Le jour où, en raison de problèmes de santé graves, elle recourut aux dispositions de sa police, elle constata rapidement la mauvaise foi de la Caisse de Maniwaki et de l'Assurance-Vie Desjardins. Ce jour-là, elle se rendit compte, comme des milliers d'autres Québécois, qu'elle n'était tout simplement pas assurée et que le Mouvement Desjardins fait payer des primes pour une assurance sans contrat et où la décision de reconnaître l'éligibilité de quelqu'un à l'assurance ne se fait qu'à la suite d'une réclamation, ce qui est contraire aux pratiques reconnues dans l'industrie de l'assurance. Quelques mois après avoir reçu de premières compensations, Mme Giroux-Mercier apprit qu'on ne reconnaissait pas son invalidité. Elle dût, à partir de ce moment, se défendre, ce qui en fit la première femme à aller toute seule jusqu'en Cour Suprême. Pour empêcher qu'elle ne gagne, les avocats de Desjardins sont allés jusqu'aux mensonges, preuves à l'appui, pour empêcher les Juges de la Cour Suprême d'avoir un portrait exact et complet de la situation. La Cour Suprême ne répondit pas à la question posée par l'un de ses neuf Juges et rejeta l'appel de cette Dame alors même que ces juges n'avaient pas en main les rapports médicaux de ses nombreux experts, ceux-ci ayant été évacués d'une façon injustifiée par suite des manoeuvres peu élégantes des avocats de l'Assurance-Vie Desjardins. Il fallait gagner à tout prix contre Mme Giroux-Mercier; la fin justifiait tous les moyens, même s'ils étaient malhonnêtes.

En conflit d'intérêt, la Caisse Populaire de Maniwaki, au lieu de défendre sa sociétaire, a décidé de se ranger du côté de l'Assurance-Vie Desjardins. Curieux tout de même! Ce qui intéressait la Caisse, c'était de reprendre toutes les propriétés de Mme Giroux-Mercier, sans que le Mouvement Desjardins n'ait à payer l'hypothèque à la place de cette Dame. De nombreux cas sont connus au Québec présentement.

Aussitôt qu'elle a été déboutée en Cour Suprême, la Caisse de Maniwaki s'est immédiatement mise au travail pour la déposséder de ses biens. Celle-ci peut démontrer, documents à l'appui, qu'il y a eu plusieurs gestes illégaux qui ont été commis en infraction aux lois les plus fondamentales, sans compter le fait que l'avocat de la Caisse s'est mis en situation de conflit d'intérêt et que le Directeur de la Caisse s'est prêté à un exercice de fabrication d'un faux affidavit pour arriver à ses fins.

L'affaire n'est pas terminée présentement, Mme Giroux-Mercier ne pouvant se défendre compte tenu de sa santé chancelante et de ses pauvres moyens financiers. Elle s'est faite voler ainsi que son mari, la Caisse s'appropriant même une propriété de ce dernier, entièrement payée et qui avait été financée par une autre institution financière. La Caisse de Maniwaki est allée encore plus loin pour être certaine de détruire cette Dame, en lui chargeant des frais d'intérêt faramineux. L'encan qui a suivi s'est aussi déroulé avec plein d'irrégularités.

Le Regroupement dispose d'une analyse fouillée de ce cas et Mme Giroux-Mercier est pleinement disposée à exposer dans les moindres détails les dessous de cette affaire. Elle dispose de preuves irréfutables et d'une expertise unique ayant suivi un cours de droit pratique comme personne ne l'a fait jusqu'ici, démontrant ses capacités et sa détermination en se rendant jusqu'à la Cour Suprême. Mme Giroux-Mercier a mesuré jusqu'ici tout ce que signifiait les mots injustice, abus de pouvoir, malversation, fraude. Un beau cas d'exploitation éhontée par Desjardins!

La Caisse de Maniwaki, l'Assurance-Vie Desjardins et le Mouvement Desjardins ont tout fait jusqu'ici pour discréditer et détruire cette Dame et sa famille. Mme Giroux-Mercier a de graves problèmes de santé. En plus, elle a tout perdu dans cette malheureuse aventure à cause des actes malhonnêtes posés à son encontre. Elle survit de peine et de misère, comptant uniquement sur une faible rente de retraite de son mari, alors qu'elle a une famille à charge.

Le fait que le Directeur de la Caisse de Maniwaki soit mis sous enquête et vraisemblablement congédié ne surprend aucunement. Mais c'est de nouveau un exemple de fuite chez Desjardins où on fait disparaître les coupables d'actes illégaux ou inqualifiables contre les sociétaires, sans dédommager les victimes et aussi en tentant de cacher la vérité à la population. Le mensonge est érigé en système chez Desjardins. Les apparences, c'est tout ce qui compte, peu importe si cela bafoue les principes d'entraide et de coopération qui sont censés être le fondement du Mouvement Desjardins et des caisses populaires. Le Regroupement note de jour en jour l'étendue des infractions commises à la Loi sur les Caisses d'épargne et de crédit.

Il est plus que temps d'agir. La Caisse Populaire de Maniwaki doit porter toute la responsabilité pour les irrégularités commises à l'encontre de Mme Giroux-Mercier. La Fédération des caisses de Montréal et de l'Ouest du Québec se révèle être en situation problématique car des dizaines de cas entrent au Regroupement. Il se fera un plaisir de fournir son analyse du cas de cette Dame aux médias qui en feront la demande. Une mine de renseignements sur lesquels Mme Giroux-Mercier peut apporter des preuves documentées et une connaissance remarquable du droit. Est-ce qu'on va finalement reconnaître les injustices créées par des dirigeants du Mouvement Desjardins?