Le 21 décembre 1997
On se souviendra que le Regroupement a rendu public le dossier de cette fraude majeure qui fait l'objet de poursuites à la Cour supérieure et qui est à l'étape des interrogatoires notamment.
Par le biais du Journal de Montréal, le Mouvement Desjardins a même tenté de discréditer Mme Raymonde Corbo, la victime dans cette affaire, en laissant croire que l'affaire n'était pas fondée et n'avait pas eu de suite à la Cour. Hors, c'est tout le contraire grâce à la détermination de Mme Corbo qui a décidé de ne pas se laisser intimider par les Rock St-Jacques, Lisa Pomerleau, et autres personnages de la Confédération et de la Fédération des Caisses de Montréal et de l'Ouest du Québec. On suit de près ce dossier. De hauts dirigeants ont trempé de près dans cette affaire, hauts dirigeants relevant directement de Jocelyn Proteau, le président de la Fédération précédente et son secrétaire général, M. Jean-Marie Couture.
L'analyse serrée de tous les documents et de la chronologie des événements permette de mesurer la nature de la fraude, la façon de faire par les gens de la Caisse de Radio Canada, la tactique suivie par des avocats et notaire pour réaliser l'opération maquillage et s'approprier la propriété de Mme Corbo, le rôle joué par les gens de la Fédération de Montréal dont Lisa Pomerleau et ses supérieurs, l'intervention de l'avocat personnel de Jocelyn Proteau et avocat de la Fédération de Montréal, Me Daniel Bellemarre, qui a lui-même engagé les procédures pour déposséder Mme Corbo. Plus on avance dans la fouille du dossier, plus la vérité transparaît sur les gestes posés et la gravité des agissements de professionnels. L'implication de la Confédération est tout aussi manifeste puisque le rôle direct de Rock St-Jacques, le commissaire aux plaintes, dans l'opération cover up est documenté, ce qui laisse supposer que des ordres ont dû venir de ses supérieurs. Il n'aurait pu prendre une décision aussi grave de sa propre initiative sans s'assurer que ses patrons étaient protégés. Une bien sale affaire!
Lorsque tous les détails de la magouille seront rendus publics, cela aidera à éclairer d'autres dossiers de fraude sur lesquels travaille le Regroupement, notamment ceux de la Caisse St-Laurent, de la Caisse St-Pierre Claver, de la Caisse St-Jeanne d'Arc, de caisses du coin de Valleyfield et du centre-sud de Montréal dont les Caisses St-Henri et St-Charles, des Caisses St-Jérôme et Ste-Marguerite-du-Lac-Masson (fraude contre des familles coréennes). A cela, on pourra s'intéresser aux dessous de l'affaire de la fraude à la Cage aux Sports à Laval, de l'affaire Alain Contant dont la Presse a dévoilé certains détails déjà, ce même Contant étant mort au cours des derniers mois, etc...
Les hautes instances du Mouvement Desjardins vont avoir bien du boulot au cours des mois à venir pour éviter d'avoir à expliquer leurs actes et surtout ne pas dédommager les victimes de leurs actes complices. Car, dans tout ce qui s'en vient, il faut parler de complicité. Le rôle de l'avocat Daniel Bellemarre va devoir être étudié à fond, étant un personnage central dans les réseaux d'influences tissés autour de plusieurs dirigeants du Mouvement Desjardins.