LE PROCÈS DU MOUVEMENT DESJARDINS EST BEL ET BIEN ENGAGÉ LA PLUS GRAVE FRAUDE CONNUE À CE JOUR IMPLIQUANT DES DIRIGEANTS DE DESJARDINS

8 mai 1997

Depuis plus d'un an maintenant, les dirigeants du Mouvement Desjardins tentent obstinément de nier l'existence de victimes d'actes posés par des dirigeants de l'une ou l'autre instance du Mouvement et d'octroyer les compensations financières et autres normales aux personnes ainsi lésées. Malgré toutes les tentatives répétées de sauver l'image de Desjardins, les médias rapportent de semaine en semaine de nouvelles affaires impliquant des gens de cette organisation. Le Regroupement envoie régulièrement de l'information aux médias dans le but précisément de faire en sorte que les Québécois et Québécoises commencent à connaître la vérité sur ce qui se passe réellement.

La réalité et la vérité rejoignent Claude Béland et ses acolytes bien malgré eux alors que le 7 mai, les journaux de Québec confirment qu'un groupe d'individus dont le Directeur adjoint de la Caisse St-Pascal de Maizerets sont accusés d'une fraude de l'ordre de 25 millions de $ et que de 300 à 500 personnes, selon les groupes mis en cause, y ont perdu leur chemise, étant un exemple concret de ces victimes du système Desjardins. Aujourd'hui, le Directeur adjoint de la Caisse est directement en cause et, d'après nos sources, le Directeur général aussi.

Depuis le début des révélations en 1993, la Fédération de Québec des Caisses Desjardins n'a jamais cessé de prendre des mesures dilatoires, par le biais d'avocats (Flynn, Rivard à Québec), à très grands frais, pour empêcher la Fédération et la Caisse d'être mises en cause dans cette affaire grave, alors même que les réunions et les prêts étaient octroyés dans les locaux de la Caisse. En plus, étant donné que les transactions représentaient des millions de $, il était tout à fait impossible que le Directeur général de la Caisse et la Fédération, y compris sa Direction du crédit, n'aient pas été informés à tout le moins et aient même autorisé la Caisse à engager des sommes aussi considérables. Au cours des derniers mois, la Fédération de Québec a essayé de faire porter le blâme uniquement sur le Directeur adjoint alors que le Regroupement sait que les dessous de l'affaire sont beaucoup plus compromettants pour le Mouvement Desjardins que les quelques faits connus à ce jour. D'autres révélations encombrantes vont suivre, cela est certain.

Les victimes de St-Pascal attendaient avec intérêt le dénouement au criminel, tout comme le Regroupement. Compte tenu de tout ce qui entre au Regroupement et de ce qui se prépare, il est de plus en plus certain que Béland et cie ne pourront éviter un questionnement public sévère. L'ère de la désinformation achève. Le Président du Mouvement Desjardins s'entête à refuser de résoudre les problèmes causés à des dizaines de milliers de victimes par son organisation. Qu'attend-il? Que tout lui explose en pleine figure!