UNE MANOEUVRE PEU HABILE DE LA CAISSE ST-CHARLES SUR LE RICHE- LIEU POUR EMPÊCHER SES SOCIÉTAIRES DE CONNAÎTRE LA VÉRITÉ 

5 avril 1997

Le Regroupement en apprend toujours plus sur les dessous peu démocratiques du fonctionnement d'un très grand nombre de Caisses Populaires à travers toute la Province. Dans le cas de la Caisse St-Charles sur le Richelieu, le Regroupement a déjà mis en évidence les comportements du Président de cette Caisse, le notaire Pierre Parker, à l'encontre de l'ancien Directeur général de la Caisse, M. Serge Dion, et les poursuites que ce dernier a dû entamer pour obtenir le droit à la justice la plus élémentaire. Le Regroupement a aussi appris que la Directrice générale retenue par le notaire précédent, Mme Desmarais, se trouvait en congé de maladie et qu'elle aussi avait eu maille à partir avec ledit notaire.

Le Regroupement a aussi appris que ladite Caisse avait fait l'objet d'une enquête au cours des dernières semaines. Or, 3 des 5 membres du Conseil d'administration, dont le notaire Parker, ne seront plus à leur poste lors d'une assemblée extraordinaire qui sera tenue le 8 avril 1997. Leur sortie en douce cache bien autre chose et curieusement, il s'avère que des membres de la Commission de crédit jusque-là se retrouveront sur le Conseil d'administration.

Les dirigeants de la Caisse St-Charles et de la Fédération Richelieu-Yamaska se servent du prétexte des changements apportés par la révision de la Loi sur les Caisses d'épargne et de crédit (Loi 69), Loi qui abolit notamment les commissions de crédit, pour passer en douce un changement de dirigeants de la Caisse sans même expliquer aux sociétaires ce qui s'est passé et sans même dire nommément dans l'avis de convocation que le but de l'assemblée extraordinaire est de destituer des dirigeants pour les remplacer par d'autres, sans même leur dire que l'intention est d'y placer des membres de l'ancienne Commission de crédit. Bien curieuse démocratie dans Desjardins! De plus, il semble que chacun des sociétaires n'a pas été avisé personnellement, tel que le prévoit pourtant la Loi sur les Caisses d'épargne et de crédit, de la convocation par écrit à une telle assemblée et aucun document ne leur a été fourni expliquant les faits ayant conduit au départ de trois dirigeants. En plus, contrairement à la pratique courante, c'est le Président du conseil de surveillance et non le Secrétaire de la Caisse qui fait la convocation. On cache de toute évidence des faits graves aux sociétaires.

Le Regroupement a appris par ailleurs que la Caisse Populaire Morin de St-Hyacinthe était aussi sous enquête et que des pertes importantes auraient été enregistrées par cette Caisse, en plus du harcèlement pratiqué actuellement sur quelques sociétaires de St-Hyacinthe. Le Regroupement n'en est aucunement surpris, ces comportements étant observés un peu partout dans la Province. C'est ce que Claude Béland, le Président du Mouvement Desjardins, appelle la famille Desjardins de l'entraide et de la coopération! Qui va arrêter ces abus.