LE PRÉSIDENT DE LA CAISSE POPULAIRE DE GASPÉ IGNORE LES VICTIMES DE SA CAISSE ET NE RÉPOND PAS...
1er août 1997
Les 5 et 18 juillet dernier, le Président de la Caisse Populaire de Gaspé, le notaire Raymond Gagné, s'est vu adresser deux lettres concernant des cas-problèmes fort graves concernant deux sociétaires de sa Caisse qui ont été victimes d'abus préjudiciables. Les lettres faisaient état d'un certain nombre de faits démontrant la nature des gestes posés par la Caisse et ses dirigeants.
À la date du présent communiqué, ce Président de Caisse n'a aucunement accusé réception ou donné suite à cette correspondance tant auprès des victimes elles-mêmes que du Regroupement. C'est une pratique largement répandue chez Desjardins que d'ignorer la correspondance en provenance de ses sociétaires. Les exemples s'accumulent au Regroupement. M. Gagné n'a d'ailleurs jamais répondu à M. Kaczynski, l'une des victimes en cause, lorsque celui-ci lui a écrit en tant que Président de la Fédération. C'est là une manifestation de mépris et d'arrogance!
Les deux victimes qu'aide la Regroupement sont M. Pierre Lamy et M. Charles Kaczynski. Le premier avait le bar l'Aventurier à Gaspé et le second avait acheté une maison sur le Boulevard Grande Grève à Cap-aux-Os. M. Lamy a été victime d'un détournement de fonds par un teneur de livre, accusé au criminel d'ailleurs, où la Caisse a ignoré le fait que M. Lamy n'avait pas autorisé cet individu à faire faire des chèques ou à prendre possession des chèques à la Caisse. Des documents de première importance vont servir à démontrer en quoi la Caisse a négligé ses devoirs dans cette affaire. M. Kaczynski a été soumis dans son cas à une série de procédures abusives qui lui ont coûté jusqu'ici plus de 25 000$ sur un prêt hypothécaire initial de 7 500$. Le dossier va être révélé dans tous ses détails lors de la conférence de presse que tiendra le Regroupement en Gaspésie d'ici la fin du mois d'août prochain.
Le Regroupement continue l'examen d'actes notariés concernant des dirigeants de cette Caisse. On a découvert un fait curieux: Mme Jeannette Lemoignan, Directrice des services aux membres, tante de M. Lamy et concernée dans les deux cas précédents, est intervenue directement dans une transaction impliquant l'un des fils, donc cousin de Pierre Lamy. Les actes notariés en cause mettent en évidence un prêt qui s'éloigne des normes habituelles, en plus du fait que ce prêt, sur un commerce concurrent et faisant face à celui de Pierre Lamy, a eu pour effet de mettre à terre l'entreprise de ce dernier, les faits étant aggravés par le fait que Pierre Lamy s'est retrouvé avec une perte de revenus de plus de 78 000$ par suite du vol dont il a été victime, sans compter tous les autres frais qu'il a dû assumer pour se débattre dans cette affaire et le discrédit dont il a été l'objet dans la région.
Les révélations à venir vont réserver bien des surprises. Le Regroupement complète ses vérifications et annoncera ses déplacements vers la Gaspésie le plus tôt possible. Pendant ce temps, les deux victimes étudient avec leurs procureurs toutes les mesures à prendre pour obtenir justice et réparations comme il se doit.