OPÉRATION DE DÉSINFORMATION À AMQUI
Le 17 décembre 1997
Le journaliste Gilles Gagné, dans l'édition Bas St-Laurent-Gaspésie du Soleil du 16 décembre 1997, lance une offensive qui sent à plein nez la désinformation. Un préfet qui pourrait bien être en sérieux conflit d'intérêt et n'avoir pas vérifié l'authenticité de certains documents dont il s'est servi pour appuyer Guy Rousseau ou encore tente-t-il de sauver sa propre crédibilité et son emploi en véhiculant un article qui entretient la confusion en mettant pêle-mêle des éléments disparates sans présenter le fond exact de l'affaire. Qui veut-il protéger?
Un aspect en particulier de son article mérite des commentaires. Gagné se complait à rapporter que Gilbert Demeule et Réjean Aucoin auraient proféré des menaces de mort à l'égard de Guy Rousseau. Nous sommes allés aux sources pour comprendre ce qui s'est passé. Nous avons en main l'enquête préliminaire concernant les supposées menaces qu'aurait proféré M. Demeule (100-01-00608-956). Il apparaît clairement que le journaliste Gagné n'a pas pris le temps de s'assurer de la véracité de ses sources. Dans le cas de M. Aucoin, il appert que celui-ci n'a pas rencontré Rousseau depuis quelques années. Curieusement, il aurait fait des menaces de mort à Rousseau. Lors des audiences à la Cour cet automne, Rousseau ne s'est même pas présenté pour défendre sa thèse, obligeant le juge à reporter l'audition au début du printemps 1998!
Dans le cas de M. Demeule, l'enquête menée par l'agent Guy Roy de la Sûreté du Québec a permis de retracer les relevés de la compagnie de téléphone et d'obtenir les relevés de comptes de la Caisse d'Amqui. Cette dernière refusait de fournir à M. Demeule l'état de ses emprunts, ce qui est plutôt aberrant.
Comme on l'a déjà souligné dans des communiqués antérieurs, Guy Rousseau et vraisemblablement au moins une autre personne ont mis en place un scénario pour s'approprier une carrière de grande valeur, propriété de M. Demeule. Rousseau avait transporté à la Caisse d'Amqui une créance qu'il avait avec Demeule. Dans la suite des événements, cette Caisse a refusé de prêter à M. Demeule toutes les sommes nécessaires pour démarrer Carrières sur Roc et lui faciliter le paiement de toutes ses dettes. Ayant trouvé du financement par d'autres voies, ce dernier tenta d'obtenir de cette Caisse l'état des soldes des dettes qu'il avait à cette Caisse. On lui refusa cette information; il se retourna vers Rousseau pour le convaincre de lui transmettre ces renseignements. Rousseau l'envoya promener. C'est dans le cadre d'une conversation téléphonique, donc entre deux personnes sans témoins participant directement à l'échange, que les propos reprochés prirent place. L'accusation reposait sur une glace bien mince en fait.
Au cours de cette conversation, le ton aurait monté, Rousseau se refusant à collaborer pour aider M. Demeule. Ce dernier aurait dit, d'après Rousseau toujours: "Q. Quel type de menace il vous a fait? R. En fait, qu'il me règlerait mon compte, qu'il allait m'éliminer puis... Ca a commencé par qu'il allait me serrer les couilles; après ça, qu'il allait venir puis qu'il allait m'éliminer, là..." Dans ce même interrogatoire, Rousseau fait des aveux intéressants qui montrent qu'il était bien au courant des créances qu'auraient ou n'auraient pas M. Demeule à la Caisse d'Amqui; étonnant tout de même qu'un sociétaire soit si au courant d'informations supposées confidentielles au sujet d'un autre sociétaire. Qui l'avait renseigné?
Derrière les accusations de Rousseau, il faut rappeler certains faits cruciaux: lorsque la Caisse a refusé les relevés de comptes à M. Demeule et que ce dernier a communiqué avec Rousseau, il lui a fait savoir qu'il avait trouvé du financement. Hors, Rousseau travaillait pour s'approprier la carrière de Demeule et donc il ne fallait absolument pas qu'il mette la main sur le financement nécessaire à ses activités. Ce même Rousseau appela la notaire de M. Demeule pour obtenir des renseignements sur ses projets. Quelques minutes après cet appel chez la notaire, Rousseau communiqua par téléphone avec la Sûreté du Québec pour déposer son accusation de menace de mort. Drôle de coïncidence! En levant cette accusation et en faisant connaître dans la région de Amqui notamment, le dépôt de cette accusation, il nuisait à M. Demeule et arrivait rapidement à ses fins, soit faire perdre à M. Demeule sa source de financement le laissant à la merci de son créancier principal, soit la Caisse d'Amqui. M. Demeule ne savait pas encore à ce moment-là que Rousseau s'était frauduleusement servi du nom de ses compagnies (Surexplo, Carrières sur Roc) pour d'autres fins, en particulier obtenir près de 200 000$ en prêts de la Caisse de Rimouski. C'est lors de l'enquête de la Sûreté du Québec que le pot aux roses commença à apparaître.
Le journaliste Gilles Gagné n'a pas pris le temps de vérifier la véracité de ses sources de renseignements. Il est maintenant pris à son propre piège dans l'affaire Rousseau, Cimbec Inc. et les magouilles reliées à Carrières sur Roc. Il s'est "peinturé" dans un coin en prenant position, ce qui est tout de même loin du code d'éthique des journalistes.
Le Regroupement apprend par ailleurs que le responsable du dossier à la Sûreté du Québec à Rimouski n'a toujours pas mis en marche la demande de réouverture de l'enquête. Qui veut-il protéger? Lui-même ou des relations de son temps de séjour dans la Baie des Chaleurs? Le préfet de la MRC de Pabok est coïncé par l'affaire Cimbec. Il est en voie de perdre la face et tente de sauver les meubles. L'article du Soleil semble servir à protéger son image avant tout.
Que le Soleil n'ait toujours pas sorti le dossier à partir des nombreux documents de fond qu'il a reçus met en évidence que des personnages influents ont beaucoup à perdre si la vérité sort! Et elle va sortir d'une façon ou de l'autre.
Le Regroupement suit l'affaire de près et en fera connaître tous les dessous. Les sociétaires des caisses d'Amqui et de Rimouski doivent s'inquiéter sérieusement des agissements de leurs administrateurs et dirigeants. Ils ont contribué jusqu'ici à nuire à un citoyen de leur région qui souhaite contribuer au développement économique en toute bonne foi et créer des emplois. M. Demeule a prouvé son courage devant les épreuves et, malgré tout, il a commencé à opérer son entreprise cet automne. Les citoyens de Amqui doivent l'appuyer par tous les moyens car il va créer des emplois.