UNE CAISSE POPULAIRE QUI AIME BIEN S'APPROPRIER VITE LE BIEN DES AUTRES: LA CAISSE POPULAIRE STE-JEANNE D'ARC
8 mai 1997
Le Regroupement a reçu trois cas de victimes de cette Caisse. L'un passera à l'émission la Facture du mardi 13 mai 1997. Il concerne Mme Marion Proulx. Une bien curieuse façon de mettre les gens dans le chemin. L'autre concerne une voisine de la Caisse qui a eu la malchance de se faire endommager son immeuble, lors des travaux sur le stationnement de la Caisse alors que cette dernière et la Dame ont le même propriétaire des compagnies d'assurance, soit le Mouvement Desjardins. Ni l'une ni l'autre ne veulent payer la facture avec le résultat que la Caisse prend tous les moyens pour s'approprier l'immeuble de la Dame! La Dame a pris évidemment des retards dans ses paiements hypothécaires, ayant perdu plusieurs de ses locataires en cours de route à cause de bris dans leur appartement découlant des travaux extérieurs, limitée qu'elle est dans ses revenus.
Le cas de M. Armand Cyr concerne aussi le domaine de l'immobilier. Ce Monsieur faisait affaires depuis plusieurs années avec cette Caisse sans aucun problème. À preuve, la Caisse lui a prêté pour acheter deux immeubles à logements. Tout allait normalement jusqu'à ce que débutent des problèmes avec quelques-uns des locataires qui ne payaient pas avec toute la séquence des difficultés financières et autres que cela a créé à M. Cyr, en plus des dommages qu'ils ont fait dans leurs logements.
Au lieu d'aider M. Cyr à passer à travers cette période, ce qui est arrivé finalement avec de bons locataires, mais trop tard puisque la Caisse avait déjà engagé toutes les procédures pour reprendre possession des deux immeubles, la Caisse l'a coulé rapidement. Elle a même refusé de prendre un acheteur qu'avait trouvé M. Cyr. Finalement, peu avant Noël 1991, cette Caisse a mis dehors M. Cyr de ses immeubles. Il habitait l'une de ses unités de logement. Il en est résulté de graves problèmes de santé (crise cardiaque) et des problèmes financiers qui ont conduit à sa faillite.
Même s'il n'était plus lié légalement à ses deux immeubles, la Caisse Ste-Jeanne d'Arc s'est tout de même acharnée sur M. Cyr en lui imposant une créance tout à fait illégitime de 56 000$ dans la déclaration de faillite, en plus de lui faire perdre un camion presqu'entièrement payé. Cela a eu comme conséquence de l'obliger à racheter la valeur sur son assurance-vie sans pouvoir se réassurer à nouveau, en plus d'avoir le malheur d'être déshérité par son frère alors qu'il était le seul héritier, perdant ainsi des sommes importantes. Celui-ci est décédé peu de temps après. Bref, une séquence de malheurs causée par une Caisse Populaire qui n'a aucune idée de ce que signifient les mots entraide et coopération. Quand la malchance s'acharne sur quelqu'un... et qu'elle vient d'une Caisse Populaire!
Ayant tout perdu, M. Cyr a pu se retrouver du travail tant bien que mal dans le domaine de la rénovation sans jamais renoncer à obtenir justice un jour. Après les incidents de 1991 et 1992, il a poursuivi ses recherches pour découvrir, au cours des derniers mois, les dessous de ce qui s'était passé. Celui qui avait racheté de la Caisse, un certain Rainville, avait été financé par celle-ci et avait obtenu un renouvellement de son hypothèque pour un montant accru. Mais, en 1994, celui-ci remit les deux immeubles à la Caisse, qui les vendit par la suite, actes notariés à l'appui à moins de la moitié de la valeur des propriétés. La Caisse avait perdu des sommes importantes, de l'argent des sociétaires, en plus d'avoir détruit un sociétaire et sa famille. Est-ce possible en 1997? Oui, chez Desjardins comme l'illustrent plusieurs dossiers du Regroupement, parmi ceux entrés jusqu'ici.