ANDRÉ CHAPLEAU, PORTE-PAROLE DU MOUVEMENT DESJARDINS, CONTINUE DE FAIRE CIRCULER DES INSINUATIONS INEXACTES
3 décembre 1996
Ce mardi midi, le 3 décembre 1996, André Arthur a consacré une partie importante de son émission provinciale à CKVL à la pauvre performance du Mouvement Desjardins. Hormis André Chapleau, toutes les personnes qui ont été interrogées ont porté un jugement fort sévère sur le Mouvement Desjardins et ses pratiques.
Interrogé dès le départ, Chapleau, relationniste de Desjardins, a constamment tenu à détourner les questions de André Arthur en essayant de faire croire que la situation de son Mouvement était normale et que les faibles rendements du Mouvement Desjardins s'expliquaient par leur prise en charge des intérêts des Québécois un peu partout dans la province, en investissant dans l'immobilier et d'autres projets. D'après lui, le Mouvement n'est pas responsable d'une conjoncture difficile. Chapleau n'a pu expliquer pourquoi les banques étaient affectées par la même conjoncture économique et que, pourtant, elles affichaient une excellente performance.
Mais ce que le Regroupement a remarqué, c'est que Chapleau a induit en erreur les auditeurs de l'émission en laissant croire qu'il y avait discussion avec le Regroupement des Victimes des Caisses Populaires. Le Mouvement avait demandé à nous rencontrer. Le Regroupement a délégué un mandataire qui n'a toujours pas eu quelques nouvelles, alors que trois semaines se sont passées depuis la rencontre. En plus, Béland et cie ne répondent aucunement aux lettres adressées par des victimes ou le Regroupement. Chapleau a tenté de faire croire le contraire aujourd'hui. Prennent-ils les Québécois pour des cons?
Le Regroupement dénonce la désinformation pratiquée par le Mouvement Desjardins. Nous aurons l'occasion d'apporter plusieurs éclairages pour expliquer la pauvre performance de cette organisation lorsqu'on révèlera les dessous des pratiques de cette organisation, qui vont à l'encontre des intérêts des sociétaires, ces derniers ayant perdu totalement le contrôle sur leurs dirigeants. Pourquoi Chapleau tient-il tant à discréditer les découvertes du Regroupement? Nous avons appris que les présidents des Fédérations sont inquiets des travaux de notre organisme. Se pourrait-il que certains d'entre eux aient peur de révélations encombrantes qu'on risque de faire sur leurs activités et sur leurs intérêts particuliers dans les semaines et les mois à venir? Nous aurons effectivement des révélations-choc qui ne seront pas à leur avantage.