LE MOUVEMENT DESJARDINS A TENTÉ DE TROMPER LES PARLEMENTAIRES
19 novembre 1996
À l'occasion de la présentation de son mémoire à la Commission du Budget et de l'Adminis-tration, le 24 septembre dernier, le Regroupement a fourni aux membres de cette Commission quelques documents et cas pour illustrer sommairement la nature des problèmes sur lesquels celui-ci travaille. C'était un échantillon tout au plus.
Le 16 octobre 1996, Yves Morency, Secrétaire aux relations gouvernementales pour le Mouvement Desjardins a transmis à la Commission une série de fiches sur les documents soumis par le Regroupement. On a fini par recevoir celles-ci pour découvrir rapidement qu'elles étaient une fabrication malhabile dont le but évident est de détourner l'attention des parlementaires de la vérité. Le Regroupement a donc entrepris de démontrer fiche par fiche en quoi le Mouvement Desjardins a de nouveau trompé la population. C'était fort malhabile de leur part.
Le premier cas examiné concerne le notaire Carol Brunet et la Caisse Populaire St-Jérôme. La fiche de Desjardins laisse croire que la Caisse n'est en rien perdante dans la faillite de ce notaire. Or le dernier rapport du Syndic (dont le Regroupement a copie) montre bien que la Caisse a une créance non garantie de près de 1.2 millions de $. Pourquoi le Mouvement Desjardins tente-t-elle de nier ce fait en alléguant des choses qui n'ont rien à voir avec le problème en cause?
Les sociétaires de cette Caisse ne sont visiblement pas au courant qu'avec leur argent, les administrateurs ont fait un important prêt sans garantie. Comment se fait-il que les Caisses exigent des garanties sur des prêts de 5 000$ quotidiennement alors que des individus, amis particuliers des dirigeants de Caisse, se font servir des privilèges? Est-ce que les médias n'ont pas la responsabilité d'informer le public afin de provoquer des changements en profondeur dans l'intérêt public?
Le Regroupement se pose de sérieuses questions sur la moralité dans Desjardins à l'heure où l'on annonce des fusions dans des Caisses où, curieusement, d'autres affaires louches se sont passées et notamment, d'autres prêts non garantis et des situations de fraude. La Caisse de Ste-Anne des Plaines a annoncé des pertes de plus de 3.0 millions de $. L'article du journal local parle de pertes reliées à des créances non garanties et à d'autres irrégularités. Doit-on laisser les Québécois se faire appauvrir par une institution qui n'est plus à leurs services mais à celui de ses dirigeants et de leurs amis?