UNE CAISSE DANS LE TROUBLE: TROIS DOSSIERS DE VICTIMES D'ACTES COMMIS PAR SES DIRIGEANTS TOUJOURS NON RÉSOLUS -- LE CAS DE LA CAISSE POPULAIRE STE-JEANNE D'ARC À MONTRÉAL

12 juin 1997

L'émission la Facture à la Société Radio Canada, en mai dernier, a fait état des pratiques plus que douteuses de cette Caisse à l'encontre de ses sociétaires. Trois personnes ont jusqu'ici indiqué le cauchemar qu'elles vivaient, occasionné par les agissements du Directeur général de cette Caisse et son personnel. Le cas de Mme Proulx à la Facture, celui de M. Armand Cyr et de Mme Huguette Gagnon, voisine immédiate de la Caisse, sont toujours actifs, la Caisse se refusant obstinément à compenser ces personnes pour les graves préjudices qui leur ont été causés. Plus même, les dirigeants de la Caisse se sont permis, lors de l'assemblée générale, de désinformer leurs sociétaires présents sur la nature réelle des problèmes présents dans la Caisse.

La Caisse Ste-Jeanne d'Arc a tenu son assemblée générale le 10 juin. Il appert que chacun des sociétaires-membres de cette Caisse n'a pas été convoqué personnellement à la maison, en conformité avec l'article 104 de la Loi sur les Caisses d'épargne et de crédit. La raison est bien simple: on ne veut surtout pas que les sociétaires soient bien informées et posent des questions encombrantes. On ne veut bien sûr pas que des cas comme les précédents soient débattus devant les membres de peur, sans doute, que d'autres affaires curieuses n'apparaissent ou encore que ces personnes ne quittent la Caisse.

Dans le cas de Mme Proulx, en plus des pratiques malveillantes utilisées pour la déposséder de sa propriété, le Directeur général de la Caisse, M. Serge Chénier, a poussé la malhonnêteté jusqu'à ne pas aviser Hydro-Québec que la Caisse était devenue propriétaire de deux immeubles de cette Dame alors que cette Compagnie a continué à facturer Mme Proulx pour les frais d'électricité, et cela depuis plus de deux ans maintenant! Quel bel exemple d'abus contre une personne sans défense et cela continue puisque la Caisse refuse de rembourser la Dame pour ces frais qu'elle n'avait pas de raison de continuer à payer.

Le Regroupement vient de mettre en demeure cet individu d'aviser Hydro-Québec de la situation pour que cette dernière puisse rembourser cette Dame qui en a grand besoin. Les dirigeants de Desjardins considèrent ces pratiques comme normales à l'encontre d'honnêtes gens. Est-ce qu'on en est rendu au Québec à justifier l'exploitation des gens pour le simple plaisir de protéger certains individus en situation d'influence? C'est inacceptable.

Il est temps que les médias disent la vérité aux Québécois et aux Québécoises, sinon un bon matin ils vont se faire accuser de complicité avec les dirigeants du Mouvement Desjardins. bien des questions sont soulevées vis-à-vis des silences de journalistes et de médias qui reçoivent régulièrement de l'information sur ce qui se passe de peu honorable dans le Mouvement Desjardins, y compris de graves affaires de fraude.

EN DATE DU 28 JUILLET 1997, LE DIRECTEUR GÉNÉRAL SERGE CHÉNIER N'A TOUJOURS PAS CORRIGÉ LA SITUATION VÉCUE PAR MME PROULX ET IL S'OBSTINE À NE PAS COMPRENDRE LES PRÉJUDICES QU'IL LUI A CAUSÉS ET À LA DÉDOMMAGER POUR LES DOMMAGES QU'ELLE A ENCOURUS.