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COMMISSION BASTARACHEL'AFFAIRE BELLEMARE---------------------------------------------------- |
Quand M. André Krysiewski s'est adressé à la Commission Bastarache, le 14 juin dernier, je me demandais ce qu'il faisait là, jusqu'à ce qu'il dise, je cite :
«Oui, mais il a été nommé juge, cet homme-là. On ne peut pas nommer un criminel juge, voyons! Comment un avocat qui fait toutes ces démarches, des fausses déclarations, il ne peut pas être nommé juge, cet homme-là, c'est pas possible! Comment fait-on pour nommer un criminel, qui est à la tête, l'organisateur du crime organisé» (transcription du 14 juin 2010, p. 88 ligne 22 à la p. 89 ligne 4)
Alors là j'ai compris que Monsieur Krysiewski était là où il se devait d'être et j'ai éprouvé du respect pour cet homme qui avait le courage de dénoncer ce fait publiquement, ce qui risquait de mettre sa sécurité en danger : malheureusement il mettait également la sécurité des siens en danger, les lâches s'en prennent souvent à ceux qu'une personne aime.
J'ai compris que M. André Krysiewski connaissait le cœur du problème et qu'il serait un intervenant très important à la Commission d'enquête sur le processus de nomination des juges.
Mais, une fois de plus, on l'a bâillonné, sa demande de statut d'intervenant a été refusée, on ne l'a même pas assigné comme témoin.
INQUIÉTANT!
Le 29 septembre dernier, au cours du contre-interrogatoire de M. Yvon Marcoux, ancien Ministre de la Justice, Me Rénald Beaudry, représentant de Me Marc Bellemare, demande, je cite :
«Alors, maître Bellemare est venu dire que sur le nom qui lui avait été mentionné par monsieur Fournier, il ne passait pas l'enquête de sécurité, le candidat en question.
La question que je veux vous poser, comment se fait-il que trois (3) ans plus tard, vous ayez nommé cette personne-là juge?» (transcription p. 281, ligne 11 à 18) (caractères gras ajoutés par moi)
«Trois (3) ans plus tard», nous sommes donc rendus en 2006.
Voilà que l'avocate Suzanne Côté, qui représente le Gouvernement, rapide à intervenir qui, ça ne laisse aucun doute, sait de quel juge il s'agit, livre au public l'information que Me Beaudry ne donnait pas.
Je cite un extrait de l'objection du Gouvernement, par l'avocate Suzanne Côté:
«Je ne comprends qui a pu faire cette vérification, Monsieur le commissaire, parce qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui savent qui était ce candidat à Longueuil, auquel maître Bellemare a référé comme étant une suggestion de monsieur Fournier.» (transcription p. 282 ligne 24 à la p. 283 ligne 3) (caractères gras et soulignement ajoutés par moi)
Plus loin l'avocate Suzanne Côté mentionne, je cite :
«Je ne crois pas que le juge X -- et ce n'est pas pour manquer de respect au juge, mais pour ne pas le nommer -- serait très heureux de savoir que les dossiers relatifs à ces enquêtes de sécurité sont devenus publics, s'il y a quoi que ce soit dans ces enquêtes de sécurité-là.» (transcription p. 284 ligne 23 à la page 284 ligne 4) (caractères gras ajoutés par moi)
Est-ce que le juge Y, lui, sera «très heureux» qu'on puisse penser qu'il est peut-être celui qui ne «passait pas l'enquête de sécurité»?
En 2006, à «Longueuil», il y a eu deux (2) nominations à la Cour du Québec, une au mois de mai et l'autre en juin. Tout comme moi, par le web, n'importe qui peut savoir qui sont ces juges.
LA VÉRITÉ
Ça aura coûté 6 millions aux Québécois pour faire le procès de l'ancien Ministre de la Justice, Marc Bellemare, en espérant le discréditer. Le jury, le Peuple, a rendu son verdict : Me Marc Bellemare est crédible!
En espérant discréditer Me Bellamare on a dirigé les projecteurs sur la magistrature, ce faisant, en masquant la vérité pour protéger quelques éléments corrompus, c'est sur la totalité de la magistrature du Québec, à tous les niveaux, que la Commission a jeté le discrédit.
Ce n'est pas en décidant de clore les interrogatoires, comme si le feu était pris aux poudres, qu'on redonnera à la magistrature ses lettres de noblesse.
Ce n'est pas en cachant la vérité qu'on rehaussera la confiance du public en notre système de justice.
Ce sont maintenant les citoyens et les citoyennes du Québec, M. André Krysiewski en premier, qui doivent être invité(e)s à témoigner devant la Commission d'enquête sur le processus de nomination des juges.