|
À LA COMMISSION BASTARACHE ------------------------------ NON-ASSISTANCE À UNE PERSONNE EN DANGER ----------------------------------------------- |
Ajout le 5 octobre 2010:
Par les documents au dossier, autant le juge Jacques Dufresne, j.c.s., que les Requérants Confédération Desjardins, Claude Béland et autres et leurs procureurs Raynold Langlois, Chantal Chatelain, etc. (Langlois Gaudreau, à l'époque) étaient informés du fait que, suite à une hernie discale en 1981, j'avais depuis des problèmes de santé: sténose à L4-L5 qui comprime de façon significative la racine L5 gauche, ce qui fait que ma jambe manque occasionnellement, lordose, scoliose à convexité gauche, entorse lombaire récidivante, arthrose multi-étagée, fibromyalgie.
Le 31 janvier 2000, j'étais souffrante, épuisée par ces procédures qui n'en finissaient plus, par ces longs déplacements pour me rendre au Palais de Justice (sic) de Montréal (à 250 km de chez-moi), par ces longues heures assise devant mon ordinateur à rédiger des procédures ou, assise à la Cour durant de trop longues périodes, alors que je ne pouvais pas rester dans la même position plus qu'une vingtaine de minutes sans éprouver de la douleur. En me penchant pour prendre un document dans une boîte, j'ai été victime d'une entorse lombaire. Chez-moi j'avais, au fil des ans, adopté une discipline de vie qui faisait en sorte que je réussissais à éviter l'entorse lombaire ou à y remédier rapidement.
Ce jour-là il aurait fallu que je m'allonge, que je me repose quelques jours et tout se serait replacé. Mais non: j'ai dit au juge Dufresne que je ne pourrais pas continuer, il m'a répondu que j'étais capable... Claude Béland (il était alors président du Mouvement Desjardins) était en contre-interrogatoire.
Je suis restée deux jours à Montréal, avec cette entorse lombaire. Dès que je me mettais debout ma colonne refusait de supporter le poids de mon corps. Je marchais pliée en deux, je devais avoir l'air d'une équerre. Même si avec les années j'avais appris à contrôler la douleur, là je n'y arrivais pas, c'était l'horreur.
Les avocats Raynold Langlois et Chantal Chatelain, l'avocate Linda Poulin, directrice des services juridiques à la Confédération Desjardins m'ont vue marcher ainsi, aucun n'a eu ne serait-ce qu'un minimum d'humanité pour m'informer qu'il y avait une infirmerie dans ce Palais de Justice (sic) où j'aurais pu obtenir de l'aide. J'ai appris ce fait deux ans après la fin du procès.
Dû au fait que je n'ai pas obtenu de soins adéquats sur le champ, que je me suis vue dans l'obligation de marcher durant deux jours courbée comme une équerre, le résultat, confirmé par tomodensitométrie, fut que ce qui n'était au début qu'une entorse lombaire s'était transformé en «volumineuse hernie discale à L5-S1». Les rapports du spécialiste et de la radiologiste ont été produits au dossier, par requête, alors il est curieux que le juge Jacques Dufresne n'en ait pas tenu compte dans son jugement... évidemment il est préférable pour certains de passer ces faits sous silence...
(N.B. Comme Jacques Dufresne, j.c.s., passe sous silence dans son jugement, politique, du 19 novembre 2001, entre autres, le fait que la preuve était faite dès les interrogatoires (copie produite au dossier) hors Cour à l'été 1998 que je n'avais rien à faire dans ce litige; le fait qu'il a accepté que les Requérants réamendent leur requête alors que notre preuve en défense était commencée; le fait que nous n'avons pas pu mettre en preuve, pour démontrer la mauvaise foi, que la Confédération Desjardins avait acheté le silence et les excuses (sic) publiques de Jean-Yves Desrosiers et Robert Proteau, pour 500 000$ chacun, selon l'avocat Guy Massicotte; le fait que le site internet qui nous était reproché, dont provenait la majorité des écrits mis en preuve par les requérants, appartenait à une nommée Pierrette Rioux qui n'était pas intimée; le fait qu'il a refusé de respecter l'ordonnance médicale me mettant au repos total pour quelques jours; etc., etc.. - Jacques Dufresne a été nommé à la Cour d'appel en mai 2005)
C'est alors que j'étais dans l'état, décrit plus haut, que les avocates
Linda Poulin (directrice des services juridiques à la Confédération Desjardins) et
Chantal Chatelain (de Langlois Gaudreau, maintenant Langlois Kronström Desjardins) m'ont offert un dédommagement de 10 000$ pour les 13 requérants, après presque 2 années de poursuite abusive, atteinte à mon intégrité physique, etc., Elles m'ont fait la même offre quelques jours plus tard au cours d'une conversation téléphonique, dont j'ai l'enregistrement, en me disant qu'ils avaient calculé que c'est ce que ça aurait coûté aux «employés de la Confédération» pour leurs frais... Une offre monétaire, c'est aussi symbolique, ça reflète l'évaluation que des tiers font de votre personne. Évidemment j'ai refusé cette offre, je la considérais comme une insulte. Je crois que ces avocates savaient fort bien que je refuserais. Il y a donc eu encore 44 jours de procès qui ont certainement été très lucratifs pour les procureurs de Desjardins. J'ai donc dû continuer mes voyages à Montréal jusqu'au 22 mai 2001. Dès que je reprenais un peu de mieux je devais repartir pour Montréal. Parfois je réussissais à marcher uniquement en m'appuyant sur une canne. Souvent, quand la douleur redevenait trop forte j'étais obligée de me déplacer en fauteuil roulant. Les crises inflammatoires, qu'avec les années j'avais également appris à contrôler, ont recommencé à se succéder.
Mon mari me reconduisait à Drummondville où je prenais place dans l'auto de M. Claude Stébenne, de Rock Forest, que je ne connaissais pas avant cette poursuite par la Confédération Desjardins. Otage lui aussi dans ce procès maudit, il me prenait à bord avec mon fauteuil roulant et mes dix boîtes de documents: en fait, il prenait la responsabilité de veiller sur moi. Je me suis souvent demandé comment cet homme, àgé lui aussi dans la soixantaine, ayant également des problèmes de santé importants, a pu passer à travers tout ça.
Depuis, je suis handicapée le double de ce que je l'étais avant cette poursuite-bâillon. Je marche, 5 parfois 10 minutes. Je fais mon épicerie en me tenant au panier en guise de marchette, pour un magasinage un peu plus long je dois le faire en fauteuil roulant, je déteste ça; alors de plus en plus je fais faire les emplettes par l'un des miens. Je suis pratiquement confinée à la maison, la moindre petite activité est source de douleur, fini le plaisir des courtes marches en forêt, mon jardin fleuri est devenu brousailles: il me reste uniquement les promenades dans les rues avoisinantes, en quadriporteur.