LE MOUVEMENT DESJARDINS EST INQUIET DE VOIR LA VÉRITÉ PRENDRE PLACE AU QUÉBEC À SON SUJET

26 juin 1997

Le Regroupement a tenu une conférence de presse à Berthierville, le 18 juin dernier. Organisée au dernier moment, quelques citoyens de l'Ile St-Ignace s'y sont présentés pour faire part de leurs doléances au sujet du Directeur de la Caisse Populaire de St-Ignace de Loyola. Des journalistes de la région de Lanaudière ont couvert cette conférence. Depuis le 19 juin, les réactions n'ont pas manqué de se faire entendre concernant les faits révélés à cette occasion. Beaucoup d'appels de victimes de caisses populaires de cette région sont déjà entrés, y compris de la Caisse précitée. Curieusement, même si le cas au centre de la présente démarche a donné lieu depuis plusieurs mois à des démarches écrites ou autrement pour le régler, démarches qui ont concerné la Caisse Populaire et la Fédération des Caisses de Lanaudière, ces derniers n'ont commencé à se manifester véritablement que depuis la tenue de la conférence de presse.

Curieux tout de même qu'un représentant de la Fédération, M. Granger, déclare à la radio qu'il y a enquête sur la Caisse en question, mais que cela n'est annoncé que le 19 juin alors que le dossier est en marche depuis 9 mois, sans que la victime en cause n'ait obtenu jusqu'alors quelque considération de la part de ces gens. On veut, de toute évidence, camoufler les comportements douteux, sinon irréguliers, d'un Directeur général de caisse et la passivité de la Fédération devant des faits connus depuis un certain temps déjà.

Le Regroupement n'est pas impressionné par les manoeuvres d'intimidation et les déclarations qui n'ont pour but que de désinformer et de tromper les sociétaires. Nous travaillons sur la base de dossiers bien étoffés. Que ce M. Granger, de la Fédération, fasse croire qu'il a essuyé un refus de notre part de lui parler est étrange car quelqu'un de notre organisation lui a parlé en lui signifiant que nous avions en main un dossier de victimes de la Caisse St-Ignace. Nous représentons les victimes et ne sommes pas là pour protéger l'image du Mouvement Desjardins. Fait intéressant, les autres personnes qui se manifestent dans ce dossier depuis quelques jours traduisent toutes qu'il existe un malaise qu'il sera difficile de cacher.

Nous sommes convaincus que le Mouvement Desjardins tentera, encore une fois, de s'en prendre à ceux et celles qui ont décidé d'aider les Québécois et Québécoises à se sortir des traquenards et des cauchemars créés par des dirigeants, employés et/ou bénévoles, du Mouvement Desjardins. Bien des informations vont parvenir sur la place publique au cours des prochains mois et cela n'est pas sans inquiéter ces dirigeants qui avaient pu jusqu'ici imposer leur loi sans que les sociétaires ne réagissent à leurs gestes abusifs. En prenant connaissance de leurs droits, ceux-ci vont inévitablement faire sentir leur présence.