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LA BANQUE DU QUÉBEC |
Dossier C.S. - Montréal - no 500-05-041728-989: extrait du témoignage de l'ex-intimé Jean-Yves Desrosiers, le 23 novembre 2000 (56ième jour du procès).
N.B. Jean-Yves Desrosiers était (il est décédé) économiste. Selon son C.V. produit sous la cote I-13, de janvier 1975 à janvier 1979, il travaillait au Conseil du trésor. En 2000, il était «adjoint au directeur - direction du financement et de l'équipement - enseignement supérieur - Ministère de l'Éducation».
Question par Paulette Giroux :
«Comment pouvez-vous affirmer que les intérêts personnels de Claude Béland passent avant? »
Réponse de Jean-Yves Desrosiers :
«C'est que, là je vais être obligé de parler de politique comme réponse. C'est qu'il est fait connu que monsieur Béland est un personnage très influent du Parti Québécois et que très près de monsieur Bouchard et Landry, en particulier, et de Parizeau, notamment, et Michaud. Ils sont tous ensemble, c'est des grands amis de longue date. C'est un fait connu, c'est public. Ces gens-là, bon, c'est sûr que, si on se souvient de la commission parlementaire sur la souveraineté qu'il y a eu quelques années, c'est monsieur Parizeau lui-même qui a sorti tout le projet de banque du Québec et de se servir et, par après, il y a eu certaines révélations, dans cette idée-là d'indépendance, il fallait qu'il y ait une prise de contrôle des capitaux de la Caisse de Dépôt de Desjardins, pour éviter, parce que le jour, si c'était arrivé, qu'il y aurait eu un vote de séparation, c'est que les marchés financiers venaient vider, c'est du domaine technique monétaire, mais il y avait une dévaluation de nos avoirs rapidement. Ce qui fait qu'il y avait, ces gens-là, bon, rêvaient, ça fait partie du projet indépendantiste, de créer la banque du Québec, et Desjardins est sous le contrôle du gouvernement, ce qui fait que la loi vient du gouvernement et tout. C'est dans ce contexte-là, je ne veux pas élaborer davantage parce qu'il va sans doute s'écrire un jour des livres là-dessus, mais c'est, ça fait partie du débat public au Québec, toute cette question-là.» (caractères gras ajoutés par moi) (transcription par M. André Boudreau, s.o.)
Autre extrait du témoignage de Jean-Yves Desrosiers, le 23 novembre 2000.
«on là, j'ai déjà amené des éléments sur ma connaissance du dossier coopératif, puis il y a différents documents que j'avais déposés à cet effet-là, de l'analyse de la situation par d'autres aussi. Je ne suis pas seul à constater la décoopératisation, et le projet de loi 126, qui est devenu la Loi 126, sans consultation des sociétaires, a confirmé qu'on était rendu à autre chose qu'un mouvement coopératif et quelqu'un, la semaine dernière, m'a dit que, dans la loi, je n'ai pas eu le temps de l'étudier encore toute en détail, que le nom de Caisse populaire risque de disparaître rapidement, dans la structure. On donne d'autres noms, puis on sort les Caisses de, on crée des Centres de services financiers, qui n'ont plus rien à voir, les sociétaires n'ont plus un mot à dire.» (transcription par M. André Boudreau, s.o., le 23 novembre 2000, p. 53) (caractères gras ajoutés par moi)
À qui donc profitent les richesses de Desjardins,
ce "Mouvement" désigné, à tort, comme étant coopératif?
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Extraits du contre-interrogatoire du requérant Claude Béland, le 31 janvier 2000 (29ième jour du procès) :
«(...) les membres sont propriétaires de leur coopérative, qui est la Caisse locale. Les membres ne sont pas propriétaires de la Confédération. Là vous êtes rendue à un autre niveau. Ils ne sont pas propriétaires de la Caisse centrale, ils ne sont pas propriétaires de la Fédération. Les membres, ils ne sont pas propriétaires de l'ensemble du réseau. » (transcription page 137, lignes 11 à 18) (caractères gras ajoutés par moi)
Toujours par Claude Béland:
«D'ailleurs c'est tellement vrai que la loi dit que si la Confédération était liquidée, c'est le gouvernement qui décide à qui les surplus ou les réserves de la Confédération seraient versés, mais ce n'est pas aux membres des Caisses. C'est versé à une autre corporation du Mouvement Desjardins ou à une autre institution coopérative, c'est la loi qui le stipule.» (transcription par M. André Boudreau, s.o., page 138, lignes 24 à 27 et page 139, lignes 1 à 4) (caractères gras ajoutés par moi)
Un nouveau parti