IRRÉGULARITÉS GRAVES À LA CAISSE POPULAIRE DE LA TUQUE

 

Le 24 mars 1998

 

Cette Caisse a conduit plusieurs personnes et des familles à la faillite ou à la cession de leurs biens, en plus de leur causer un tort énorme. Le Regroupement va dévoiler les dessous de ce qui va constituer un parfait exemple de magouilles à la mode Desjardins. On y trouve des dirigeants et administrateurs de la Caisse, dont le Directeur général, Yvon Desrosiers, un employé de la Caisse, un certain Gamache, l'avocat de la Caisse, Pierre Bordeleau, et au moins un élu municipal qui serait le maire lui-même, d'après les informations recueillies jusqu'à maintenant. L'avocat, le directeur de la Caisse et le maire se connaîtraient fort bien. L'avocat a été maire de Proulxville jusqu'à l'automne 1997 et, à ce titre, a des liens avec les autres maires de la région. Le directeur de la Caisse de La Tuque est ancien directeur de la Caisse de St-Tite ; l'avocat Bordeleau a des bureaux face à cette Caisse. La personne qui a saisi les biens de la famille de Pierre St-Louis vient de St-Tite et serait un voisin proche de l'avocat Bordeleau, etc... Le décor se précise donc progressivement.

 

La Caisse de La Tuque s'est servie du programme de prêt aux petites entreprises (PPE) du gouvernement fédéral pour mener une véritable opération de dépossession de personnes de leurs biens personnels, accompagnée d'un acte de vengeance contre la famille St-Louis. Le programme du PPE est très clair sur plusieurs points. Par exemple, il est interdit de prendre en garantie les biens personnels des personnes qui lancent des projets, biens qui n'ont rien à voir avec les compagnies impliquées dans ces projets. De plus, il est interdit de financer des biens ou des services qui n'ont rien à voir avec le projet. D'autres révélations vont suivre sur d'autres cas reliés à cette arnaque.

 

Contrairement à ces dispositions, la Caisse de La Tuque, dans le cas de la famille de Pierre St-Louis (la même chose se serait produite pour les autres victimes de cette arnaque), a pris en garantie les biens personnels de cette famille. De plus, la Caisse a vendu la maison de la famille, alors qu'il y avait une équité de 35 000$, argent que la Caisse a décidé sans autorisation de mettre dans la compagnie créée par la famille St-Louis. En plus, la Caisse a fait un financement à 100% de la valeur de la propriété, ce qui était là aussi une pratique douteuse.

 

Le cas de La Tuque est extrêmement grave et constitue une infraction majeure aux lois. L'avocat de la Caisse, Me Bordeleau, ne pouvait ignorer les dispositions du programme de prêt fédéral et, malgré tout, il a laissé les dirigeants de la Caisse s'approprier les biens personnels de plusieurs personnes qui se sont présentées à la Caisse, attirées par l'illusion que celle-ci leur présentait un projet viable pour se recycler dans un autre domaine alors que plusieurs avaient perdu leur emploi à la CIP. Les comptables engagés par la Caisse pour "planter" ces gens et les amener en faillite vont s'en mordre les pouces. Nous allons donner les noms bientôt. Une affaire à suivre... On ne lâchera que le jour d'un dédommagement à toutes ces victimes avec des excuses publiques, cela va de soi. Une triste arnaque ! Le syndic au dossier n'a certainement pas la conscience tranquille également.