HARCÈLEMENT CONTRE L'EX-DIRECTEUR GÉNÉRAL
DE LA CAISSE POPULAIRE SHERBROOKE-EST, M. CLAUDE STÉBENNE

Le 8 mars 1998

M. Claude Stébenne est l'un de ces directeurs généraux qui a fait l'objet d'un congédiement sans motif par sa caisse populaire et qui se bat pour obtenir justice. Depuis ce congédiement, il a subi des préjudices graves en plus d'avoir des problèmes de santé directement causés par les actes peu réguliers commis par les dirigeants de cette Caisse. Il est de plus en plus évident que ce congédiement ne reposait sur aucun motif, ce qui se confirme davantage avec toutes les tentatives de la Caisse et de l'Assurance-Vie Desjardins-Laurentienne pour empêcher M. Stébenne d'avoir accès à son dossier.

Considérant les affaires fort graves (fabrication de faux, conflits d'intérêts, offre de 20 000$ à un syndic pour le désintéresser (documents à l'appui), etc...) qui se sont passées dans cette Caisse dans les années qui ont suivi le départ de M. Stébenne, il faut en déduire maintenant qu'on visait à mettre en place un directeur général qui allait faciliter certaines opérations moins transparentes et irrégulières, sinon illégales. Le directeur général qui a remplacé M. Stébenne, a d'ailleurs été mêlé à la fabrication du faux affidavit dans le dossier Proteau et dans les manoeuvres très spéciales qui ont suivi le suicide de Pierre Hamel, associé à Robert Aubé, directeur du crédit à cette Caisse. Il a fallu une intervention peu ordinaire de personnes haut placées au Ministère de la Justice pour faire arrêter, fait plutôt douteux, les procédures au criminel contre 4 personnes de la Caisse Sherbrooke-Est mêlées à cette sale affaire. Pourquoi ? Protection politique ou affaire de corruption ! Bien au fait de tout, la Fédération des caisses de l'Estrie a couvert toutes ces affaires pour sauver son image et protéger des amis dans la place.

L'aventure de M. Stébenne a fait l'objet d'un reportage récent à la radio à Sherbrooke (CHLT) alors que, comme d'habitude, le journal la Tribune n'a rien publié et continué à camoufler les informations et les documents qu'il avait en main, pratique constante de la part de ce journal dans tous les dossiers concernant le Mouvement Desjardins. Est-ce que ce journal cache la vérité à la population de l'Estrie par intérêt (généreux revenus de publicité notamment) ou par suite d'un trafic d'influences (des relations étroites entre des personnages de Desjardins et les dirigeants de ce journal) ? !!!

Le cas Stébenne illustre parfaitement la technique de démolition en usage chez Desjardins. On a une peur bleue de la vérité, préférant camoufler les faits et mentir. On espère que M. Stébenne va finir par arrêter et leur éviter d'être démasqué et d'avoir à payer des compensations pour les abus commis.

Depuis le 23 février 1994, bien après son congédiement, M. Stébenne demandait à l'Assurance-Vie Desjardins de lui fournir une copie de son dossier comme il en a pleinement le droit en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels (loi 68). En mars 1994, l'AVDL refusait de lui donner accès à ces documents, en invoquant l'article 39 de cette loi, en prétendant que la divulgation des renseignements consignés au dossier risquerait vraisemblablement d'avoir un effet sur une procédure judiciaire qui pourrait être intentée. Ce faisant, l'AVDL et la Caisse Sherbrooke-Est se servaient d'un tel prétexte pour empêcher un ex-employé de bénéficier de toute l'information pertinente pour défendre sa cause. La justice à sens unique, quoi ! Ce privilège qu'aurait Desjardins s'oppose à des règles de justice élémentaires qui veut que les deux parties aient le droit d'avoir toutes les informations nécessaires pour une défense pleine et entière. Chez Desjardins, on se refuse à respecter les lois comme tout le monde !

Le 22 mars 1994, M. Stébenne déposait à la Commission d'accès à l'information une plainte suite à ce refus de Desjardins de lui fournir ses renseignements. Il ne parvint par la suite qu'à obtenir une partie seulement des informations, sans les notes administratives internes consignées par des employés de l'entreprise et les notes de services échangées entre eux. A cette occasion, les gens de Desjardins n'invoquèrent plus l'article 39 de la loi pour refuser l'accès à ces informations mais allèguent plutôt que ce n'étaient pas des renseignements personnels au sens de la loi. On interprète les lois selon ce qui fait son affaire. Le 16 décembre 1994, dans un jugement de la Commission d'accès à l'information, il était ordonné à l'AVDL de remettre à M. Stébenne tous ses documents. Le 11 janvier 1995, l'AVDL interjeta appel. Un juge lui permit de le faire en mars 1995. La cause fut entendue en avril 1995.

En septembre 1995, le juge rejetait l'appel de l'AVDL et retournait le dossier à la Commission d'accès à l'information pour permettre à cette dernière d'examiner tous les documents dont elle avait autorisé l'accès à M. Stébenne.

Le 30 octobre 1997, l'AVDL introduisait une autre procédure pour empêcher cet accès. Le 30 janvier 1998, sur le banc, un juge de la Cour supérieure a de nouveau débouté l'AVDL et la Caisse de Sherbrooke-Est. M. Stébenne vient de se faire signifier par huissier par l'AVDL qu'elle entendait de nouveau contester le droit de M. Stébenne d'obtenir les documents qu'il a requis, tentant par tous les moyens de faire traîner les choses. Plus même, la Caisse Sherbrooke-Est vient d'adresser à M. Stébenne une lettre de menace pour l'inciter à abandonner. On a peur de la vérité. Est-ce que le journal La Tribune oserait dire la vérité dans cette affaire à ses lecteurs ou s'il va demander la permission à la Caisse en question et à la Fédération des caisses de l'Estrie si le journal peut sortir un texte, ce qu'il n'a pas fait jusqu'ici ? Voilà un bel exemple d'abus de procédure et pourtant, une petite élite régionale continue à faire SA loi !

La Caisse Sherbrooke-Est, il faut se le rappeler, a fait l'objet de révélations peu reluisantes au cours des années récentes. On se souviendra que les médias ont montré que, sous le règne du président Gilles Coulombe, avocat, cette Caisse a prêté pour le repère des Hells à Lennoxville, que ce sont les dirigeants de cette Caisse (Coulombe, Gagnon, Garant, Aubé), avec l'aide de quelques autres individus dont l'avocat Guy Desrosiers, sous la protection bienveillante de la Fédération, qui ont monté le complot contre l'homme d'affaires Robert Proteau, avec l'aide de l'ex-associé de M. Proteau, soit M. Marc Rochon, dont on retrouve dans les actes notariés de l'époque des transactions avec Robert Aubé, personnage au centre de l'affaire Proteau.

Il faut savoir que cette Caisse, dans un jugement on ne peut plus clair, a perdu sur le fond contre Robert Proteau. Cette Caisse continue pourtant, depuis 4 ans, a publié une information inexacte dans son rapport annuel et dans la région, en faisant croire qu'elle a gagné. Malgré la gravité extrême de l'affaire, Robert Proteau n'a eu pour l'instant que 1 000$ (l'affaire étant en appel sur le quantum). Il a été démontré que l'homme d'affaires Marc Rochon a acheté des condos avec d'autres personnes du directeur du crédit de la Caisse, Robert Aubé, l'homme au centre du complot contre Proteau, dans les semaines avant que ce dernier ne fasse une bien curieuse faillite.

Hors, pour débattre du quantum lors de l'audition de la cause en première instance, l'avocat Paul Dunnigan, maintenant promu sur le conseil d'administration de la Caisse Sherbrooke-est, n'a fait venir qu'un témoin, soit Marc Rochon, l'ex-associé de Robert Proteau, individu qui avait tout intérêt à salir M. Proteau et à dévaluer ses entreprises pour se les approprier à vil prix. Tout cela s'est passé pendant que Me Coulombe était président de cette Caisse. Il est important de savoir que ce même Rochon avait obtenu des prêts de cette même Caisse pour lui personnellement et/ou ses entreprises. On peut consulter le site Internet du Regroupement à la section Études de cas pour en savoir davantage sur le dossier Sherbrooke-Est.

En aucun temps, la Fédération des caisses de l'Estrie, alors que le président actuel, M. André Roy, était sur le conseil d'administration de celle-ci ou alors qu'il en était devenu président, n'a déclenché d'enquête ou pris des dispositions pour nettoyer les pratiques de cette Caisse et les individus mis en cause. C'était difficile car ce même Roy enseignait à l'Université de Sherbrooke avec ce même Coulombe. Un beau monde de conflits d'intérêts dont des personnes du journal La Tribune connaissent les dessous depuis plusieurs années et ont omis d'en informer le public. Pourquoi ? Il y avait des bénéfices à garder le silence et à sacrifier le code d'éthique des journalistes. Il était plus intéressant de se laisser corrompre que de dire la vérité !

Il est tout de même étonnant que la plupart des dirigeants de cette Caisse soient toujours à la direction de cette Caisse, même s'ils ont été impliqués dans des activités illégales. N'y a-t-il personne dans la région de Sherbrooke qui peut prendre leur place ? Ou encore ces derniers font-ils en sorte d'empêcher de savoir la vérité en gardant le contrôle sur la place de peur que la pourriture, la corruption, les conflits d'intérêts, le trafic d'influences ne soit mis au jour et que la population comprenne qu'elle s'est fait arnaquer par ces gens ? Le président Coulombe est dans la place depuis environ 25 ans. Son vice-président, le notaire Gagnon, a joué un rôle questionnable dans cette Caisse. Une affaire à suivre...

Dans l'affaire Stébenne, même mis au courant, le journal la Tribune n'a rien publié, se faisant ainsi complice des gens du Mouvement Desjardins. Ce journal vient de faire la même chose lorsqu'il a retenu toutes les informations à sa disposition concernant les magouilles fort graves dans lesquelles est impliqué notamment André Roy, le Président de la Fédération des caisses de l'Estrie, également membre du C.A. de la Caisse Immaculée-Conception. Lors d'un point de presse, la Tribune avait envoyé un journaliste rencontrer des personnes du Regroupement, vendredi le 28 février dernier. Le journaliste est reparti avec des documents nombreux et hautement probants. La télévision et la radio ont fait état des faits portés à leur connaissance alors que le journal La Tribune, comme d'habitude, a retenu toute l'information et n'a rien publié pour protéger des amis chez Desjardins.

L'examen des rapports annuels des caisses de la région de Sherbrooke montre bien que les notaires et les avocats en particulier sont omniprésents dans les instances de direction de celles-ci. Collusion surprenante ! Il faut que les médias aient rappelé que le tribunal de la concurrence avait accusé les notaires du Sherbrooke métropolitain de pratiques déloyales et anormales. Pourquoi rien n'a-t-il changé depuis toutes ces découvertes ? Pourquoi la Tribune a-t-elle peur d'affronter ces dirigeants ?

L'intimidation de la Caisse Sherbrooke-Est et de l'AVDL contre M. Stébenne n'est qu'un exemple de pratiques abusives et malhonnêtes que l'on retrouve un peu partout dans la Province dans le Mouvement Desjardins.