Cas à l'étude :
Comme bien d'autres Québécois, les frères Lafond (André, Jean-Louis, Jacques) croyaient que les caisses populaires étaient là pour leur rendre service et la protection de leurs intérêts. Dans l'arnaque dont ils étaient victimes de la part de Pétroles Crevier et de la Caisse St-Laurent (cf. autre article dans ce numéro du Juste Milieu), ils ont vite réalisé que la Caisse s'est tournée contre eux et a posé des gestes qui vont carrément à l'encontre des intérêts de ces sociétaires.
La Caisse Morin s'est carrément faite complice de la Caisse St-Laurent et des avocats au service de ces établissements.
Depuis 1982 environ, cette Caisse a comme sociétaires et clients les frères Lafond pour leurs entreprises (stations-service), pour leurs propriétés et pour leurs fins personnelles (emprunts, marges de crédit, assurances, etc...). Tout va pour le mieux et ils n'ont pas de raison de se plaindre. Ils savaient aussi que cette Caisse ne leur prêterait jamais pour leur projet de rénovation et d'expansion de leurs stations-service. Ils attendaient d'avoir une meilleure position financière.
Leurs problèmes avec la Caisse Morin débutèrent en réalité lorsque ces personnes acceptèrent de faire affaires avec Pétroles Crevier qui les a obligés à emprunter de la Caisse St-Laurent, le président de cette compagnie étant sur la commission de crédit et son notaire sur le conseil d'administration de cette dernière caisse. L'arnaque est racontée dans un autre article de ce journal.
Du jour au lendemain, les coûts associés à cette arnaque qui s'est traduite par un investissement dont ils se sont retrouvés seuls responsables et pour lequel ils n'ont pas reçu toutes les sommes prévues par les ententes avec la Caisse St-Laurent, ont placé les frères Lafond en situation de faiblesse relative par rapport à la Caisse Morin. Des craintes ont pu se lever sur la capacité de ceux-ci d'assumer leurs emprunts avec elle.
Les choses se sont davantage compliquées lorsqu'un des locataires des Lafond, qui faisaient aussi affaires avec la Caisse Morin, a décidé de fermer boutique en redonnant les clés du commerce à la Caisse, s'estimant incapable d'assumer les charges financières, Pétroles Crevier ayant gonflé les revenus réels à anticiper des opérations de la station-service. Étant premiers créanciers, les frères Lafond se retrouvèrent débiteurs auprès de la Caisse Morin. Cette dernière prit alors possession de tous les biens du commerce, même ceux qui appartenaient aux frères Lafond. D'ailleurs, cette caisse était en voie de réaliser cete manoeuvre à l'insu de ces derniers en ne les avisant pas des procédures engagées autour du locataire. La Caisse Morin était déjà à cette époque au courant des troubles causés par Pétroles Crevier et la Caisse St-Laurent.
La seconde station-service a été louée par le neveu des Lafond. Lui aussi s'est retrouvé devant toutes sortes de difficultés face à Pétroles Crevier puisque ce dernier visait tout simplement à s'approprier ce commerce par tous les moyens, même illégaux. Ce neveu a dû abandonner son commerce au cours des dernières semaines, étant incapable de rencontrer ses obligations par suite du rendement nettement plus faible que promis par Pétroles Crevier et devant assumer des pertes. La Caisse a harcelé sans arrêt cette personne jusqu'à ce qu'elle tombe en faillite et perde tout. Les huissiers, à la demande expresse de l'avocat de la Caisse, ont procédé à une saisie sauvage, s'appropriant des biens qui ne sont pas propriétés du neveu mais, par exemple, de Bell Canada, des frères Lafond ou du colocataire du neveu. Visiblement une opération de harcèlement et de démolition pour déposséder au bout du compte les Lafond. Une affaire à suivre...
La Caisse Morin a poursuivi récemment ses attaques contre les Lafond en s'en prenant à André, victime d'une crise cardiaque qui l'a laissé invalide permanent. Celui-ci est assuré par l'Assurance-Vie Desjardins. Il s'est toujours soumis aux examens médicaux demandés et est actuellement dans l'attente d'avoir un nouveau rendez vous avec son cardiologue. L'AVD et la Caisse Morin l'ont tout juste avisé qu'ils arrêtaient leur paiement des prestations d'assurance-invalidité parce que M. Lafond n'avait pas fourni son nouveau rapport médical. Un nouveau stress pour un grand cardiaque! En ne recevant pas ces prestations, M. Lafond ne peut assumer ses paiements hypothécaires normalement couverts par son assurance-hypothèque-invalidité. Il est victime de la pratique de Desjardins de prendre tous les moyens pour ne pas avoir à payer de prestations d'assurance dans ces cas. On a abordé des exemples de cela dans le second numéro du Juste Milieu. M. Lafond en est un autre exemple.
Le problème des frères Lafond est simple: ils sont les seuls à ne pas s'être écrasés devant la Caisse St-Laurent et Pétroles Crevier. Il est difficile de justifier que le conseil d'administration de cette Caisse ait laissé passer des prêts qui atteignent plusieurs millions de $ si on prend en compte le fait que plusieurs dizaines de cas d'arnaques se seraient ajoutés au cas Lafond dans cette même Caisse et en impliquant toujours Pétroles Crevier, le notaire Jean-Paul Dutrisac et l'avocate de la Caisse, Me Cartier, et des cadres de la Caisse dont M. Leroux, le directeur général et Mme Baril, avant que ces derniers ne soient limogés de celle-ci. D'autres détails vont suivre... Pourquoi Jocelyn Proteau et son entourage ont-ils tenté d'enterrer ce dossier et ses victimes?