LE REGROUPEMENT DÉNONCE LES ABUS DE LA CAISSE STE-JEANNE D'ARC CONTRE DES SOCIÉTAIRES
4 MAI 1997
Ayant pris connaissance par des articles parus dans le Journal de Montréal ou à la télévision de l'existence du Regroupement, des personnes de la région de Montréal s'adressent à chaque jour en plus grand nombre à celui-ci pour leur demander de les aider à se sortir du cauchemar résultant d'actes posés par des personnes au service du Mouvement Desjardins dans l'une ou l'autre composante de celui-ci. La Caisse Ste-Jeanne d'Arc est dans une drôle de situation puisque trois cas nous sont parvenus, cas fort sérieux et qui dénotent un manque de respect des valeurs d'entraide et de coopération à la base du Mouvement Desjardins. Dans une lettre qu'il vient d'adresser au Président du Conseil d'administration de cette Caisse, le Regroupement demande à la Caisse de réparer dans les plus brefs délais les préjudices financiers et humains causés à Mme Marion Proulx, à Mme Huguette Gagnon et à M. Armand Cyr.
Dans le cas de Mme Proulx, la Caisse lui a prêté sur une deuxième maison avant même qu'elle ait vendu la première alors que ses maigres revenus ne lui permettaient aucunement de le faire. Les dirigeants de la Caisse ont pris toutes sortes de détours pour éviter de faire la lumière dans ce cas. Mme Proulx a perdu les deux propriétés au profit de la Caisse alors que la valeur de son emprunt était bien moindre que la valeur reconnue des deux immeubles, la conduisant tout simplement dans un sérieux état de pauvreté et de stress considérable.
En ce qui concerne Mme Huguette Gagnon, elle est propriétaire de l'immeuble qui est voisin immédiat de la Caisse. Cette dernière a fait des travaux de réparation de son stationnement qui ont eu pour conséquence d'endommager les fondations de sa propriété en plus d'autres problèmes reliés à la tuyauterie notamment. La Caisse refuse toujours de reconnaître le problème et de payer la Dame pour les dégâts causés. Cela a occasionné à cette Dame de graves problèmes financiers, en plus d'un stress important, en cours de route, en plus de perdre la plupart de ses locataires, comptant sur cette source de revenus pour payer son hypothèque et vivre un peu normalement. La Caisse a là aussi pris des procédures pour s'approprier l'immeuble parce que la Dame a osé se défendre.
Dans le cas de M. Cyr, celui-ci avait emprunté avec cette Caisse pour l'achat de deux immeubles à logements dans Montréal. Vieux client de la Caisse, on lui avait prêté sans problème. Survinrent des problèmes avec des locataires qui ne payaient pas leurs loyers et qui sont disparus sans même payer même si M. Cyr a gagné ses causes devant la Régie du logement. La Caisse décida de reprendre possession des deux immeubles puis les revendit à perte à un premier individu qui les redonna à la Caisse, immeubles que cette dernière vendit ensuite à moins de 50% des prêts faits au cours des dernières années. M. Cyr a tout perdu, tombant en faillite et subissant une grave crise cardiaque.
Dans une lettre adressée le 4 mai 1997 au Président de cette Caisse, le Regroupement demande au Conseil d'administration de prendre toutes les dispositions nécessaires pour corriger les préjudices causés. Le Regroupement plaide en faveur d'un retour du Mouvement Desjardins aux valeurs qui ont permis son développement jusqu'aux années récentes. Est-ce trop demander à des dirigeants qui ont perdu le nord quelque part? Est-il normal que des personnes sans défense subissent, pendant des années, des dommages importants qui affectent à tout jamais leur vie personnelle et leur famille?
AU 30 JUILLET 1997, LE PRÉSIDENT DE LA CAISSE N'A TOUJOURS PAS ACCUSÉ RÉCEPTION OU DONNÉ SUITE À LA LETTRE DONT IL EST FAIT ÉTAT DANS CE COMMUNIQUÉ